SF - Imaginaire Blogs http://feed.informer.com/digests/WR1E0PDRSU/feeder SF - Imaginaire Blogs Respective post owners and feed distributors Tue, 22 Sep 2020 16:11:07 +0200 Feed Informer http://feed.informer.com/ Imaginales 2026 – Les conférences du jeudi https://rsfblog.fr/2026/07/14/imaginales-2026-les-conferences-du-jeudi/ RSF Blog urn:uuid:4550360e-6024-eb0e-50cc-c5fb9219f9df Tue, 14 Jul 2026 17:30:42 +0200 <p>En mai, nous étions à Épinal pour l&#8217;édition 2026 des Imaginales, le rendez-vous incontournable pour les amateurs de littérature de l&#8217;imaginaire. C&#8217;était une édition un peu particulière pour nous puisque, à peine arrivés à Épinal le mercredi soir, sous une canicule d&#8217;enfer (le monde brûle), M. Lhisbei tombait malade. Il est donc resté enfermé 5 [&#8230;]</p> <p>Cet article <a href="https://rsfblog.fr/2026/07/14/imaginales-2026-les-conferences-du-jeudi/">Imaginales 2026 &#8211; Les conférences du jeudi</a> est apparu en premier sur <a href="https://rsfblog.fr">RSF Blog</a>.</p> Les Dieux Lents - Claire North https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2026/07/les-dieux-lents-claire-north.html Les Lectures du Maki urn:uuid:d0a86189-eb3f-3484-89a8-d3fa2f669b98 Sun, 12 Jul 2026 22:22:35 +0200 <p></p><div style="text-align: center;">&nbsp;<a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjfIR0tZ4MskIZvgX_8_X7IiqePC7sKH509skzG_1nUmnzEf9W0KFmJHM-nKppBdOLT4T_JPrnydtgU7VvZKyhgEqLuXXcDHMzsK2NtxM2xRpS9N1DS0age7gPAFCHP7PgAs7gkqSRps0fc3TtX-YbUZ92ht5KxCshB73Rr-5RcFoUWDbiMkLCXoor_X7E/s1500/Dieux%20Lents.jpg" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"><img border="0" data-original-height="1500" data-original-width="1022" height="320" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjfIR0tZ4MskIZvgX_8_X7IiqePC7sKH509skzG_1nUmnzEf9W0KFmJHM-nKppBdOLT4T_JPrnydtgU7VvZKyhgEqLuXXcDHMzsK2NtxM2xRpS9N1DS0age7gPAFCHP7PgAs7gkqSRps0fc3TtX-YbUZ92ht5KxCshB73Rr-5RcFoUWDbiMkLCXoor_X7E/s320/Dieux%20Lents.jpg" width="218" /></a></div><div style="text-align: center;"><span style="font-family: courier; font-size: x-large;">De l'enthousiasme à la torpeur</span></div><div><br /><div style="text-align: justify;">Découverte en France il y a une dizaine d'années avec <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2015/03/un-voyage-atypique-les-quinze-premieres.html" target="_blank"><i>Les quinze premières vies d'Harry August,</i></a> <b>Claire North</b> s'est peu à peu imposée dans le paysage de l'imaginaire français avec <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2015/10/touch-claire-north.html" target="_blank"><i>Touch</i></a> et <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2016/07/la-soudaine-apparition-de-hope-arden.html" target="_blank"><i>La soudaine apparition d'Hope Arden</i></a> aux <b><i>éditions Delpierre</i></b>, avant de rejoindre le catalogue du <b>Bélial </b>avec son excellente trilogie de <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2022/04/la-maison-des-jeux-1-le-serpent-claire.html" target="_blank"><i>La Maison des Jeux</i></a> et la non moins sublime novella nanopunk <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2024/01/sweet-harmony-claire-north.html" target="_blank"><i>Sweet Harmony</i></a>. Avec <i>Les Dieux Lents</i>, elle aborde pour la première fois le space opera.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><i>Les Dieux Lents</i> ne révolutionne pas le genre, mais se distingue par la richesse des thèmes abordés et la complexité de sa construction, tant sur le fond que sur la forme. Cependant l'absence d'une trame narrative claire peut dérouter le lectorat, comme en témoignent les différentes chroniques qui en proposent des interprétations variées.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Les atouts majeurs du roman résident dans son narrateur, Mawukana na-Vdnaze, anti-héros ambigu rappelant <i><a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2020/01/trop-semblable-leclair-ada-palmer.html" target="_blank">Mycroft</a>&nbsp;</i>d'<b>Ada Palmer,</b> et dans le travail sur les pronoms des différents protagonistes, les questions de genres faisant partie intégrante du récit. On en profite d'ailleurs pour féliciter <b>Michelle Charrier</b> pour sa retranscription en français de la multitude des genres avec de nombreuses originalités linguistiques qui, certes, hachent un peu la lecture dans un premier temps avant de devenir naturelles. Le seul bémol, un rythme lent qui finit par devenir laborieux.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Riche, ambitieux, foisonnant, les <i>Dieux Lents </i>est un roman original et enthousiasmant sur de nombreux points, classique à d'autres égards. Il pêche essentiellement par son manque de rythme, mais reste une curiosité.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div><div><p>Les avis de <a href="https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/personne-ne-peut-etre-un-heros.html" target="_blank">Weirdaholic</a>, <a href="https://lebibliocosme.fr/2026/05/19/les-dieux-lents/" target="_blank">Bibliocosme</a>, <a href="https://www.yozone.fr/spip.php?article33425" target="_blank">Yozone</a>, <a href="https://yuyine.be/node/1386" target="_blank">Yuyine</a>, <a href="https://www.outrelivres.fr/les-dieux-lents/" target="_blank">Outrelivres</a>, <a href="https://syndromequickson.com/2026/04/20/les-dieux-lents-claire-north/" target="_blank">Syndrome Quickson</a>, <a href="https://lesblablasdetachan.wordpress.com/2026/04/28/les-dieux-lents-de-claire-north/" target="_blank">Tachan</a></p><p><br /></p></div></div></div> Haruki Murakami - 1Q84 (Livre 1, Avril-Juin) https://233degrescelsius.blogspot.com/2026/07/haruki-murakami-1q84-livre-1-avril-juin.html 233°C urn:uuid:d4e51e01-8cc8-1801-e039-43c307604cc3 Sat, 11 Jul 2026 18:18:00 +0200 <div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj8ZvO9I4CjNm2M65vBYosMNNPu9Cr7TPY-2wMVyWmeflxZrAiDLCp35p4ZkH5zQLTZQ-BHvEj9pyyAhb73hG81D64rg6U7e5uquorQnolvISMRSVb5yK1Rx8J-Ppij97o9lb0GTueSGXTZalNzrtPFrnYFfLTWd2l5DTBOy4wV83t9QyxMCWdMpNrc8oLC/s1000/1q84livre1.jpg" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"><img border="0" data-original-height="1000" data-original-width="616" height="400" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj8ZvO9I4CjNm2M65vBYosMNNPu9Cr7TPY-2wMVyWmeflxZrAiDLCp35p4ZkH5zQLTZQ-BHvEj9pyyAhb73hG81D64rg6U7e5uquorQnolvISMRSVb5yK1Rx8J-Ppij97o9lb0GTueSGXTZalNzrtPFrnYFfLTWd2l5DTBOy4wV83t9QyxMCWdMpNrc8oLC/w246-h400/1q84livre1.jpg" width="246" /></a></div><div style="text-align: center;"><i>1Q84 - Livre 1, Avril-Juin, Haruki Murakami, Tome 1/3 de 1Q84, 2009, 534 pages</i></div><br /> <i>1Q84</i> suit en alternance deux personnages. Aomamé est professeure d'arts martiaux... et secrètement tueuse d'hommes violents envers leurs femmes. Tengo est lui professeur de mathématiques et apprenti écrivain. Son éditeur va lui proposer de réécrire le roman d'une jeune adolescente, exceptionnel sur le fond mais manquant de forme.<br /><br /> Et en dire plus serait quasiment divulgâcher l'ensemble du récit tant les rebondissements et les avancées sont peu nombreuses. Ce premier tome de <i>1Q84</i> est une longue mise en place, présentant les personnages et semant les graines du problème et de l'aspect imaginaire - à base notamment d'un potentiel monde parallèle. Des graines, car comme toujours avec Haruki Murakami, le fantastique apparait par petites touches pour juste faire bifurquer, de manière presque naturelle, l'ordinaire dans l'extraordinaire.<br /><br /> Ce livre 1 de <i>1Q84</i> se lit bien et le mystère, lié à une secte et à cet aspect fantastique, est prometteur. Mais il est aussi un peu frustrant tant il ne fait qu'effleurer les enjeux. Ce premier tome représente un tiers de la série et je n'ai quasiment aucune idée de ce que je lis ni de ce que j'en pense. Si ce n'est que l'obsession des personnages pour les seins, et la relation un peu trouble entre Tengo et l'adolescente, n'est pas pour me plaire, et ce alors que le roman propose aussi de vrais enjeux féministes. Pour ce sujet comme de manière plus générale, <i>1Q84</i> est pour le moment un livre ambivalent, à la fois bon et moins bon, comme les deux faces d'une même pièce. À voir de quel côté celle-ci tombera dans le tome 2.<br /><br /> <i>Couverture : ? / Traduction : Hélène Morita</i><br /> <i>D'autres avis : <a href="https://feygirl.home.blog/2019/09/28/1q84-livre-1-avril-juin-de-haruki-murakami/"><span style="color: #da901f;">FeyGirl</span></a>, ...</i><br /> Team Building – Katia Lanero Zamora https://rsfblog.fr/2026/07/10/team-building-katia-lanero-zamora/ RSF Blog urn:uuid:77485c89-56c3-f34f-6380-9fa60048f282 Fri, 10 Jul 2026 17:30:27 +0200 <p>Team Building De Katia Lanero Zamora ActuSF, collection Nagori- 136 pages Après Re:Start, Katia Lanero Zamora revient avec une novella qui s&#8217;intéresse cette fois au monde du travail. Chez Zénage, une petite entreprise spécialisée dans les produits ménagers, on transforme la corvée du ménage en moment de bien-être et de pleine conscience grâce à des [&#8230;]</p> <p>Cet article <a href="https://rsfblog.fr/2026/07/10/team-building-katia-lanero-zamora/">Team Building &#8211; Katia Lanero Zamora</a> est apparu en premier sur <a href="https://rsfblog.fr">RSF Blog</a>.</p> The Mandalorian and Grogu – Jon Favreau https://nevertwhere.blogspot.com/2026/07/the-mandalorian-and-grogu-jon-favreau.html Nevertwhere urn:uuid:6758dd5f-e15b-1a91-41ea-c4a5e8b96dde Fri, 10 Jul 2026 08:00:00 +0200 <div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"> <img alt="Affiche film The Mandalorian" border="0" data-original-height="400" data-original-width="300" height="400" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhe91Bfpfy5hkYJnkc-9p7wDxHOPuhDPU3kr1TMQ40yhM8YzVJKXWExZbb2phNV6dm7bZPWzYAehcNzBzOp3y0lHve91AZJH8dk5H38yMw8e4DJyrQ60lLFrn5RYkD72Kia414oaZxhViRFeQhdNpA_NpE9kj46LVszzot7-VlSnnIrU-OoKus2lCmL0VIW/w300-h400/mandaloriangrogu.jpg" width="300" /> </div> <p> <i>The Mandalorian and Grogu</i> est le premier film <i>Star Wars</i> sorti au cinéma depuis il y a bien longtemps (mais dans une galaxie lointaine), puisque la dernière fois c’était l’épisode IX, sorti en 2019 (ouch). Est-ce que ça m’avait manqué ? Pas vraiment, et franchement le projet n’était pas des plus vendeurs, mais c’était l’occasion de se faire une petite sortie ciné comme au bon vieux temps.<span></span> </p> <a name='more'></a>Comme son titre l’indique, <i>The Mandalorian and Grogu</i> est la suite de la série <i>The Mandalorian</i>. On y retrouve donc Pedro Pascal en space-dad peu loquace, l’adorable marionnette Grogu, toujours aussi mignon dans une intrigue à base de combats, de courses poursuites, de grosses bestioles avec quelques explosions et des voyages spatiaux pour la forme.<br /> <p></p> <p></p> <div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"> <img alt="Image du film : le Mandalorian et Grogu à l'affût derrière une dune de sable" border="0" data-original-height="300" data-original-width="500" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjsWzTHeav6u8ZPwLEQoNmgnOya8E3fN-p23udBHvDKw4iW5TggmkxHfghFIgBCKCCFLKUZLY4hLIYhnkWwrgeHuxDlwWn5jZkbZdDNsz9DZjkc7J6HG9MhPkzRN95uLihjn0QKTfFvdXqy-5tL-3PikmVOsufQa98o7cUeQt4xsrLsF1hlQQYmwlj2Ssrg/s1600/mandaloriangrogu02.jpg" /> </div> <p> Globalement si on a apprécié la série, on passe un bon moment avec ce film plutôt divertissant à regarder. Chose agréable pour une suite de série, il y a très peu de références aux saisons précédentes et on peut le voir avec une connaissance basique de la série. C’est tout le contraire des dernières séries Star Wars que j’ai regardées et qui étaient parfois impossibles à suivre sans avoir regardé TOUT ce qui avait été fait avant, et ça c’est plutôt agréable.<br /><br />Mais (il en faut bien un!), <i>The Mandalorian and Grogu</i> est un film qui reste bien sagement dans ses clous, avec zéro prise de risque : on reprend la même recette que la série, il ne se passe rien de bien marquant (à part pour un personnage ressorti de façon fort improbable du film <i>The Clone Wars</i>) et franchement il ne reste grand-chose en tête quelques semaines plus tard, à part peut-être quelques éléments de la BO (merci Ludwig Göransson qui fait vraiment des choses superbes avec Star Wars). </p> <p></p> <div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"> <img alt="Image du film : Grogu sur une branche, au milieu d'une forêt, en méditation" border="0" data-original-height="300" data-original-width="500" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhUiFkaCgs6282HgUWTbGkHl6eZCooQDr2KQEIcCaWh8_UdV1mv5UUocM12eW1NbeP_ViMW8Qgzbw4g5cx3-j73fZwglPKHtMlr20l6eXXwZPNjSWNsICHyQjHekzPVHz84417R8jB-Wq3H09IdJyNw9B-u5d5Qd7FHUdUKKdou5Tcs0VfihSbaFi73qNsk/s1600/mandaloriangrogu04.jpg" /> </div> <p></p> <p style="text-align: center;"></p> <p> La critique d'Ecran large parlait du « <i>Star Wars</i> qu'on mérite » suite aux trouze mille polémiques portées par des fans qui pensent savoir mieux que personne ce que doit être <i>Star War</i>s, et je me demande à quel point ce film a été lissé pour éviter ça. En tout cas je trouve ça triste, tant cet univers gagne à être agrandi, enrichi et revisité de façon différente (oui je fais partie des gens qui adorent l'épisode VIII parce que justement il essaye d'autres choses).<br /><br /><i>The Mandalorian and Grogu</i> n’est pas un film désagréable (et je le regarderais sans doute avec mes enfants un jour), mais il peine à marquer les esprits. C’était plaisant de revoir ce duo mais j’aimerais bien retrouver un peu plus d’innovation dans cet univers.<br /><br /><b>Infos utiles :</b> <i>The Mandalorian and Grogu</i> est un film de Jon Favreau. Sortie au cinéma en mai 2026. 2h12 </p> <div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"> <img alt="Image du film : le personnage joué par Sigourney Weaver" border="0" data-original-height="300" data-original-width="500" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiboVvDPTepMdXsgEEQ1LMi3gJZQTdhtdSQFZLUNUzHCy-2w1eiVDnL1glPV9hgUDSBys3t5W8zJk-QwGEuB0WkDAJLOmWnsrF3d_IrsC_GVIVbn0aUZRzXWAS4jboePgGIw1fY3oyPofexZ_RgZ_QnIhD9GlwSa9dPg5UIswo7piRGWluqf7dITSbTBann/s1600/mandaloriangrogu03.jpg" style="margin-left: auto; margin-right: auto;" /></div> <p style="text-align: left;"> <i>Je n'ai pas mentionné la présence de Sigourney Weaver dans le film (ainsi que celle de Martin Scorsese, moins reconnaissable), elle n'a pas un rôle mémorable mais elle a l'air de s'amuser autant que Ewan McGregor dans l'épisode 1. Je trouve toujours ça aussi drôle que mignon, ces acteurs et actrices qui semblent trop s'amuser à jouer dans Star Wars</i></p><p style="text-align: left;"><i></i></p><div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><i> <a href="rsfblog.fr/2026/06/06/summer-star-wars-grogu/" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"><img alt="Logo du Summer Star Wars" border="0" data-original-height="250" data-original-width="261" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjTEIEQhU-vu855g5f518P0S8sZ0x_yWd4UY2Lnl9MjPDckq5Pnz_fnnjkfAwrGq7rPRVNoTFd0jJYZ1IXlL2qtxy4N5oIPYz7hTaBeS3ekJWMyR2HXhV6aHsw6hBiVjHl8FHMQgOMUXQI_ihSOv10Vz6IS07my8DxgFFYeeWrqoYPdp4Ttf2spGQNINmqD/s1600/SSWGrogu.jpg" /></a></i></div><p></p><p style="text-align: left;"><i>Parfois il y a des avantages à avoir du retard sur mon blog, je me suis rendue compte fin juin que j'avais écrit trois paragraphes sur ce film et que justement j'avais une participation pour l'habituel challenge estival à prévoir, comme c'est bien tombé...</i> </p> Une espèce en voie de disparition – Lavie Tidhar https://rsfblog.fr/2026/07/07/une-espece-en-voie-de-disparition-lavie-tidhar/ RSF Blog urn:uuid:d2cc6b52-3fe4-1dc4-f16e-5d1bafd6582d Tue, 07 Jul 2026 17:30:59 +0200 <p>Une espèce en voie de disparition De Lavie Tidhar Le Bélial, collection « Une Heure-Lumière » &#8211; Traduction de Julien Bétan. Les uchronies où l’Allemagne nazie a remporté la Seconde Guerre mondiale sont devenues un motif classique des littératures de l’imaginaire. J&#8217;avoue saturer un peu de ce trope — mais Lavie Tidhar a réussi à [&#8230;]</p> <p>Cet article <a href="https://rsfblog.fr/2026/07/07/une-espece-en-voie-de-disparition-lavie-tidhar/">Une espèce en voie de disparition &#8211; Lavie Tidhar</a> est apparu en premier sur <a href="https://rsfblog.fr">RSF Blog</a>.</p> 7 films que vous auriez pu voir au cinéma | 2è trimestre 2026 https://dragongalactique.com/2026/07/06/7-films-que-vous-auriez-pu-voir-au-cinema-2e-trimestre-2026/ Le dragon galactique urn:uuid:e90bb0e6-7296-896d-0b4f-32e1ced183a8 Mon, 06 Jul 2026 08:00:00 +0200 Une nouvelle édition de ce rendez-vous destiné à vous faire culpabiliser de ne pas fréquenter davantage les salles obscures. Qu&#8217;à cela ne tienne, les sorties VOD, streaming et autres achats de DVD devraient vous permettre&#8230; <a href="https://dragongalactique.com/2026/07/06/7-films-que-vous-auriez-pu-voir-au-cinema-2e-trimestre-2026/">Plus</a> Bulles de feu #87 - Juin 2026 https://233degrescelsius.blogspot.com/2026/07/bulles-de-feu-87-juin-2026.html 233°C urn:uuid:3b7aff8b-a845-81ed-a374-b1203f9e8ba7 Sun, 05 Jul 2026 18:18:00 +0200 Un petit récapitulatif de mes lectures BDs/mangas/comics du mois, pour en garder une trace.<br /> Le classement est absolument imparfait, insatisfaisant et un peu aléatoire mais peut donner un ordre d'idée. Les avis sont (ultra)brefs, n'hésitez pas à demander un complément d'informations en commentaire si nécessaire.<br /><br /> <div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiwuFjRwXSJSDhrlwiNFfHBepCkE04Px62Ed0gWNwVEAQu_5vi8FV9MlYyq-IJNYRS7muOiEXxTHwDxa0bcddmy1Mpeg1AF2rE-wsRAN6jLGox3m5HDQtrQvfV9XoLs8XAPRNo6bBBOO5vpkGosGXtKds8jHYobi-6O0eDE1aj6lzigoaDbq-69yp-1yw/s246/Flamme2.png" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"><img border="0" data-original-height="132" data-original-width="246" height="86" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiwuFjRwXSJSDhrlwiNFfHBepCkE04Px62Ed0gWNwVEAQu_5vi8FV9MlYyq-IJNYRS7muOiEXxTHwDxa0bcddmy1Mpeg1AF2rE-wsRAN6jLGox3m5HDQtrQvfV9XoLs8XAPRNo6bBBOO5vpkGosGXtKds8jHYobi-6O0eDE1aj6lzigoaDbq-69yp-1yw/w161-h86/Flamme2.png" width="161" /></a></div><div style="text-align: center;"><span style="font-family: georgia;"><span style="font-size: medium;"><b>Bien / Ok / Correct</b></span></span></div> <div class="separator" style="clear: both;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjJdsbXRzt8-QQkW0T8GEh8hQngKBWqFI1xXxiH4TBX3wmfthaMwWFMmUPAJ4pM5ymS9qiVq68rkmt7hQYSiLgrcLPBA0wSgNo1XdVJLrTwfT8oMMX98_fHZrryllp4dKIe_Z5lKbzHAT5lLG1Mnj79FmLNkoBhASBCoOzC2UOU0FCCh0Grhx_SSaUeX1UG/s562/Vagabond20_17122004.jpg" style="clear: left; display: block; float: left; padding: 1em 0px; text-align: center;"><img alt="" border="0" data-original-height="562" data-original-width="400" height="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjJdsbXRzt8-QQkW0T8GEh8hQngKBWqFI1xXxiH4TBX3wmfthaMwWFMmUPAJ4pM5ymS9qiVq68rkmt7hQYSiLgrcLPBA0wSgNo1XdVJLrTwfT8oMMX98_fHZrryllp4dKIe_Z5lKbzHAT5lLG1Mnj79FmLNkoBhASBCoOzC2UOU0FCCh0Grhx_SSaUeX1UG/s200/Vagabond20_17122004.jpg" /></a></div><br /><br /><b><i>Vagabond</i> T.20-21/37 - Takehiko Inoue</b><br /><br />Dans la continuité, les mêmes qualités de fluidité du dessin mais la même inanité de l'histoire. <div class="separator" style="clear: both;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjwU_JA-PIB95tIwV06VaLJZQdIqOv7zYpwupokGshhfC-FpdaAkDBrc6tLzOfllYVKvmiTKyNei3uQ4mug9Y-lgzER-v-rItvSZl5daBrqUnDeezbkamJ6nYYZioDgbAcwJV64bFsnbo794z1EDfe3khTiFZpU1mIayciPkmAb610xSrnqtD7ETO7wVvP1/s942/Couv_534944.jpg" style="clear: left; display: block; float: left; padding: 1em 0px; text-align: center;"><img alt="" border="0" data-original-height="942" data-original-width="600" height="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjwU_JA-PIB95tIwV06VaLJZQdIqOv7zYpwupokGshhfC-FpdaAkDBrc6tLzOfllYVKvmiTKyNei3uQ4mug9Y-lgzER-v-rItvSZl5daBrqUnDeezbkamJ6nYYZioDgbAcwJV64bFsnbo794z1EDfe3khTiFZpU1mIayciPkmAb610xSrnqtD7ETO7wVvP1/s200/Couv_534944.jpg" /></a></div><br /><br /><b><i>Kaiju n°8</i> T.16/16 - Naoya Matsumoto</b><br /><br />Une vraie bonne conclusion pour une vraie bonne série qui n'aura rien révolutionné mais qui aura toujours été plaisante et qui se termine pile au bon moment. <div class="separator" style="clear: both;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiLbrkkIn1W0WB6l7WUFWuD3dgVmG-2DIqZuEmCInEZaII_r4vgf4rGM7ukUwVitrcppaHRyPirlfnJsNOEhiEwmvmoG_ljh8uArYdYxkwOAew8w7UXgca1NnvRnN8mx4ahIuiU9YSOujJmO0g06BrNY7DIvh7aFRT6OxG9SWkFY3JAGA19WFjrfZT46hyX/s1136/Couv_525533.jpg" style="clear: left; display: block; float: left; padding: 1em 0px; text-align: center;"><img alt="" border="0" data-original-height="1136" data-original-width="850" height="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiLbrkkIn1W0WB6l7WUFWuD3dgVmG-2DIqZuEmCInEZaII_r4vgf4rGM7ukUwVitrcppaHRyPirlfnJsNOEhiEwmvmoG_ljh8uArYdYxkwOAew8w7UXgca1NnvRnN8mx4ahIuiU9YSOujJmO0g06BrNY7DIvh7aFRT6OxG9SWkFY3JAGA19WFjrfZT46hyX/s200/Couv_525533.jpg" /></a></div><br /><br /><b><i>La Dent</i> - Nicolas Pitz et Pierre Lecrenier</b><br /><br />Un exemple de "<i>show, don't tell</i>". Une BD historique qui se lit totalement 'comme une histoire', sans aucune cartouche. Elle n'a pas vocation à être exhaustive sur la figure de Lumumba mais elle permet un bon premier aperçu à approfondir par soi-même. <div class="separator" style="clear: both;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi3dwbuF_8tDDyEusx6y05_BwAQwQC00poUlmIiBbsCrIlWNAITa0qzg1dXr8dgIHqXZ50_NVxmPE06GSjAp3ggce3NvC8ZtHH34P-18rJ33DyNyxU3OlIxaJpQxU9Q9GYc91JK5HNQvAEDRLiFWZLem9CBiiR7bg8iI8IPqAoyO2_xiSyDYs8WWjQzbz_Y/s1109/Couv_502883.jpg" style="clear: left; display: block; float: left; padding: 1em 0px; text-align: center;"><img alt="" border="0" data-original-height="1109" data-original-width="850" height="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi3dwbuF_8tDDyEusx6y05_BwAQwQC00poUlmIiBbsCrIlWNAITa0qzg1dXr8dgIHqXZ50_NVxmPE06GSjAp3ggce3NvC8ZtHH34P-18rJ33DyNyxU3OlIxaJpQxU9Q9GYc91JK5HNQvAEDRLiFWZLem9CBiiR7bg8iI8IPqAoyO2_xiSyDYs8WWjQzbz_Y/s200/Couv_502883.jpg" /></a></div><br /><br /><b><i>Fannie la Renoueuse</i> Tome indépendant 4/? des Contes de la Pieuvre - Gess</b><br /><br />L'univers est toujours aussi bon mais cette histoire est la moins bonne des quatre publiées. Notamment car moins indépendante et un peu plus commune, plus un développement de personnages vus dans le deuxième tome qu'une nouvelle découverte. <div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiDoOM1jxWGrlPuONkG-IYqaTVTjjzpu1gBxy_KI3EVhlIojpt_FkTLMgZkaq2CMvIIjMhdP2PPeeI4YfvB7VJlVhAy0UAmBeLB9RWUIbhZBzUsAVHQgSWcu4XhGYJt_xJ8cfNiT3c1Lwz3dhqn-h6-yPCOa7Q7qzeeAtHJn1mSJzciSIRKBfV4O3eI7Q/s359/Flamme3.png" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"><img border="0" data-original-height="132" data-original-width="359" height="88" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiDoOM1jxWGrlPuONkG-IYqaTVTjjzpu1gBxy_KI3EVhlIojpt_FkTLMgZkaq2CMvIIjMhdP2PPeeI4YfvB7VJlVhAy0UAmBeLB9RWUIbhZBzUsAVHQgSWcu4XhGYJt_xJ8cfNiT3c1Lwz3dhqn-h6-yPCOa7Q7qzeeAtHJn1mSJzciSIRKBfV4O3eI7Q/w240-h88/Flamme3.png" width="240" /></a></div><div style="text-align: center;"><span style="font-family: georgia;"><span style="font-size: medium;"><b>Très bien</b></span></span></div> <div class="separator" style="clear: both;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEheNMZ4dMfpJ-qAku8uS7yl9h3EyP_EUgKlzex7Wmz_p7__BzOSA8gDRJN10PseTeQ69IPW_pQ2117jbCTnGV2a48QAZ_xwKO23jPWMEFa6dMHReiFePaxDtH2UYL4iBTc_ojLEyrItEM2In6bOhIwf8BVKDj0G4xweFQd0gwzmlbNOxykirJ8b6Owtc0B-/s1250/gachiakuta.jpg" style="clear: left; display: block; float: left; padding: 1em 0px; text-align: center;"><img alt="" border="0" data-original-height="1250" data-original-width="850" height="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEheNMZ4dMfpJ-qAku8uS7yl9h3EyP_EUgKlzex7Wmz_p7__BzOSA8gDRJN10PseTeQ69IPW_pQ2117jbCTnGV2a48QAZ_xwKO23jPWMEFa6dMHReiFePaxDtH2UYL4iBTc_ojLEyrItEM2In6bOhIwf8BVKDj0G4xweFQd0gwzmlbNOxykirJ8b6Owtc0B-/s200/gachiakuta.jpg" /></a></div><br /><br /><b><i>Gachiakuta</i> T.1-3/16 - Kei Urana</b><br /><br />Un très bon début de série tant au niveau de l'univers que de l'histoire et des personnages. Un potentiel évident avec pour l'instant une clarté remarquable, hormis pour les dessins des scènes de combats. <div class="separator" style="clear: both;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhKgLra5nSwSmcIJ0pzkaGUHGmVd18DDt_PDusj1cT0GBr7NoNnMAnmcpxCOBVJFuXZuO3j8mWTY1IsCZfw3BszT6lzUAIdY3Is9GMOlVe0dW2UrBW9PpBXYGLJIz7IuYEAwL1j5MAUSVI4yfbMjb6UgDZ9T6bDMY-yYDmKkCKEy8ZYrYls3XHpC56yR7pA/s921/Couv_385685.jpg" style="clear: left; display: block; float: left; padding: 1em 0px; text-align: center;"><img alt="" border="0" data-original-height="921" data-original-width="650" height="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhKgLra5nSwSmcIJ0pzkaGUHGmVd18DDt_PDusj1cT0GBr7NoNnMAnmcpxCOBVJFuXZuO3j8mWTY1IsCZfw3BszT6lzUAIdY3Is9GMOlVe0dW2UrBW9PpBXYGLJIz7IuYEAwL1j5MAUSVI4yfbMjb6UgDZ9T6bDMY-yYDmKkCKEy8ZYrYls3XHpC56yR7pA/s200/Couv_385685.jpg" /></a></div><br /><br /><b><i>Dans le sens du vent</i> T.1-2/? - Aki Irie</b><br /><br />Un manga difficile à résumer tant les deux premiers tomes n'ont rien à voir l'un et l'autre. Le premier a une approche enquête/mystère quand le deuxième est plus une grande présentation de l'Islande. Un bémol sur la (future) romance adolescente assez cliché <i>shonen</i> mais ça reste un aspect mineur pour le moment, qui ne doit pas masquer un très bon potentiel, un côté atypique et une passion pour l'Islande qui se ressent. <div class="separator" style="clear: both;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjWssxpJW9lPSjfmb0FRfsF6Bkgyfms8B6kgsgxRNGMVzzEvdikVSzLKHEMnuZcDhVZYDW_7nzG5BfjKgWtqvVwz4jkXvzpIaQo_ZnMlBOSQoSE415t0MczXXLwo_LyqzWRVLc6T1nlMJLvxIhvcHJjOp7EelaDyJJFp7vnHuDo1i_VVqcm9JD4VBSSSxEV/s864/Couv_530844.jpg" style="clear: left; display: block; float: left; padding: 1em 0px; text-align: center;"><img alt="" border="0" data-original-height="864" data-original-width="600" height="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjWssxpJW9lPSjfmb0FRfsF6Bkgyfms8B6kgsgxRNGMVzzEvdikVSzLKHEMnuZcDhVZYDW_7nzG5BfjKgWtqvVwz4jkXvzpIaQo_ZnMlBOSQoSE415t0MczXXLwo_LyqzWRVLc6T1nlMJLvxIhvcHJjOp7EelaDyJJFp7vnHuDo1i_VVqcm9JD4VBSSSxEV/s200/Couv_530844.jpg" /></a></div><br /><br /><b><i>Knight Club</i> T.1/? - Arthur De Pins</b><br /><br />Une très bonne revisite des sept samouraïs/mercenaires version "au XIIème siècle pendant les croisades". Les personnages sont hauts en couleur et l'histoire est très dynamique, tant par son scénario que par son dessin, ça donne l'impression de regarder un film d'animation. Ils ont rejoint ma PAL (181) https://rsfblog.fr/2026/07/05/ils-ont-rejoint-ma-pal-181/ RSF Blog urn:uuid:78b667ab-c917-6d64-1962-fe49def48bd4 Sun, 05 Jul 2026 11:00:04 +0200 <p>Quel mois de juin ! Entre les examens médicaux de M. Lhisbei, leurs résultats (et les conséquences à gérer), une intervention chirurgicale programmée pour moi (avec, en prime, une canicule qui a eu la délicate attention de s&#8217;installer au moment où je dois porter des bas de contention… le sens du timing n&#8217;est décidément pas [&#8230;]</p> <p>Cet article <a href="https://rsfblog.fr/2026/07/05/ils-ont-rejoint-ma-pal-181/">Ils ont rejoint ma PAL (181)</a> est apparu en premier sur <a href="https://rsfblog.fr">RSF Blog</a>.</p> Et que désirez-vous ce soir de Premee Mohamed https://aupaysdescavetroll.fr/2026/07/05/et-que-desirez-vous-ce-soir-de-premee-mohamed/ Au pays des Cave Trolls urn:uuid:37f85572-c7cf-0b82-f045-0c5de14f11c1 Sun, 05 Jul 2026 09:00:00 +0200 Depuis un peu plus d&#8217;un an, les éditions L’Atalante ont ajouté à leur catalogue l’autrice canadienne Premee Mohamed. Cette dernière est scientifique et écrivaine en imaginaire depuis 2020 avec la trilogie Beneath the Rising non traduite en France pour le moment. Elle a reçu de nombreux prix littéraires notamment le prix Nebula, le prix Aurora, [&#8230;] <div class="wp-block-image"> <figure class="aligncenter size-large is-resized"><img width="743" height="1024" data-attachment-id="86199" data-permalink="https://aupaysdescavetroll.fr/2026/07/05/et-que-desirez-vous-ce-soir-de-premee-mohamed/703613176_1405353918302072_6097192337688179303_n/" data-orig-file="https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/05/703613176_1405353918302072_6097192337688179303_n.jpg" data-orig-size="900,1241" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;,&quot;alt&quot;:&quot;&quot;}" data-image-title="703613176_1405353918302072_6097192337688179303_n" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/05/703613176_1405353918302072_6097192337688179303_n.jpg?w=723" src="https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/05/703613176_1405353918302072_6097192337688179303_n.jpg?w=743" alt="" class="wp-image-86199" style="width:410px;height:auto" srcset="https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/05/703613176_1405353918302072_6097192337688179303_n.jpg?w=743 743w, https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/05/703613176_1405353918302072_6097192337688179303_n.jpg?w=109 109w, https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/05/703613176_1405353918302072_6097192337688179303_n.jpg?w=218 218w, https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/05/703613176_1405353918302072_6097192337688179303_n.jpg?w=768 768w, https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/05/703613176_1405353918302072_6097192337688179303_n.jpg 900w" sizes="(max-width: 743px) 100vw, 743px" /></figure> </div> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Depuis un peu plus d&rsquo;un an, les éditions L’Atalante ont ajouté à leur catalogue l’autrice canadienne Premee Mohamed. Cette dernière est scientifique et écrivaine en imaginaire depuis 2020 avec la trilogie <em>Beneath the Rising</em> non traduite en France pour le moment. Elle a reçu de nombreux prix littéraires notamment le prix Nebula, le prix Aurora, le prix World Fantasy et le prix Locus. <em>Et que désirez-vous ce soir</em> est paru en 2021 en anglais puis en France en 2025 traduit par Marie Surgers. Ce court roman a reçu les prix Nebula et World Fantasy du meilleur roman court en 2022.</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">L’histoire se déroule dans une grande ville, on ne sait pas trop où ni quand, mais dans une époque future où le danger est partout dans les rues. Dans cette mégalopole, les riches font la loi comme l’ont bien compris les propriétaires de la Maison Bicchieri, une maison close de luxe où vivent des courtisans, hommes et femmes. Ces derniers pensent bénéficier d&rsquo;une protection en étant abriter au sein de la maison. </p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Le récit débute par un jour de deuil avec une cérémonie en l’honneur de la défunte Winfield, assassinée par un très riche client. Celui-ci n&rsquo;a bien entendu pas été puni pour ses actes. Son amie Joyau, également courtisane, assiste à la commémoration puis à l’impossible : Winfield revient à la vie, sans aucune explication, mais bien décidée à se venger de celui qui lui a causé ce terrible sort. Mais rien n’est plus difficile dans un monde où tout le monde est surveillé et contrôlé en permanence et où les riches ont tout pouvoir.</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Ce qui frappe dans ce court roman, c’est son ambiance sombre au point d&rsquo;en être presque étouffante. L’histoire se concentre sur la prise de conscience de Joyau face au destin de son amie, et sur le désir de vengeance de Winfied. A travers elles s’expriment la colère, la haine contre les puissants, les riches à qui tout est permis, et contre l’injustice. L’autrice arrive en peu de pages à créer des personnages attachants et convaincants. Cependant, l’univers n’est guère dépeint et aurait gagné à être développé. L’autrice a préféré se concentrer sur une histoire de vengeance et de lutte contre l’ordre établi.</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em>Et que désirez-vous ce soir </em>est ainsi un court roman racontant une histoire de vengeance. Le cadre dans lequel prend place l&rsquo;histoire est d’une grande noirceur. Les différents protagonistes sont marqués par la vie. Un court roman émouvant, éprouvant et bien différent des autres de l’autrice. Mais on retrouve avec plaisir sa plume si particulière.</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Autres avis: <a href="https://lebibliocosme.fr/2025/09/22/et-que-desirez-vous-ce-soir/">Boudicca</a>, <a href="https://lesblablasdetachan.wordpress.com/2025/10/29/et-que-desirez-vous-ce-soir-de-premee-mohamed/">Tachan</a>, <a href="https://yuyine.be/review/book/et-que-desirez-vous-ce-soir">Yuyine</a><strong><em>,</em></strong></p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Autrice : Premee Mohamed</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Traduction : Marie Surgers</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Maison d&rsquo;éditions : L&rsquo;Atalante</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Parution: 21/08/2025</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Dans une ville future, Joyau est une courtisane travaillant pour le compte de la Maison des Bicchieri. Son monde vacille quand Winfield, son amie et collègue, est tuée par un riche client avant de mystérieusement revenir à la vie. Guidées par la vengeance, elles font face aux limites de la loyauté, de la justice et de la culpabilité. Prix Nebula 2022, prix World Fantasy 2022.</p> Recueil factice – Juin 2026 https://nevertwhere.blogspot.com/2026/07/recueil-factice-juin-2026.html Nevertwhere urn:uuid:a44963b6-66c2-4933-b5c6-257bc151a65f Sun, 05 Jul 2026 08:00:00 +0200 <div style="text-align: center;"><img alt="Bannière Recueil Factice" border="0" height="178" src="https://1.bp.blogspot.com/-2h6R8W0F7OU/XtpQdLHiaZI/AAAAAAAAeSc/hRTKa9esp105eRDCLCgbK2jFNEB4_2oNgCK4BGAsYHg/w400-h178/BanRecueilFactice.png" width="400" /></div> <p style="text-align: left;"> Et sans plus attendre, le bilan du mois de juin juste derrière celui de mai !<span></span> </p> <a name='more'></a> <hr align="center" size="1" width="50%" /> <p></p> <p style="text-align: center;"> <span style="font-size: large;"><b>LIVRES</b></span><br /> </p> <p><b></b></p><div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><b><img alt="Couvertures des livres lus en juin" border="0" data-original-height="515" data-original-width="500" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjUCRLiBJdkfYE_UYk-jzbx6BG3aLdVTI8ybJpzJXZwb_cdfHpJX0okMOX52PGB6yKMOg_2EEbALZRMSm1yUNo7sBcS8fuki1Nw4FL-T1f9vDqQ2bnTw8ViIjthYvIg6JdNyzQ2ORrJ0ejKwtqa3EF7i_bTxm-DLPx7VcbIqc5OcMtAiacHx_YBhINToA_Y/s1600/RF06-Livres.jpg" /></b></div><p></p><p><b>Tevinter Nights – Anthologie Lequel de ces dix suspects est le coupable ? - Benjamin Stevenson https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2026/07/lequel-de-ces-dix-suspects-est-le.html Les Lectures du Maki urn:uuid:b724862b-0602-2745-9ebc-9b18bbe67c19 Fri, 03 Jul 2026 13:11:52 +0200 <p></p><div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjtg8QG9WPlTZ6uVL9lMWhVtcM16xT-7NOsAssyOc7w_vjboLMfNX64Q97Hs4blY9FR_N1vT_zjNr4T8-Idv9XvN6qnrDphF9YmuuUOqdIEGVqsBoHzluIkrLW5obBmY7ZyRrLzc_NqiFLnPNPrRIo5gxAIt2P40mwfk4yzhWs59rDqcr86dUtsAOCt9e4/s1500/Benjamin%20Stevenson.jpg" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"><img border="0" data-original-height="1500" data-original-width="957" height="320" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjtg8QG9WPlTZ6uVL9lMWhVtcM16xT-7NOsAssyOc7w_vjboLMfNX64Q97Hs4blY9FR_N1vT_zjNr4T8-Idv9XvN6qnrDphF9YmuuUOqdIEGVqsBoHzluIkrLW5obBmY7ZyRrLzc_NqiFLnPNPrRIo5gxAIt2P40mwfk4yzhWs59rDqcr86dUtsAOCt9e4/s320/Benjamin%20Stevenson.jpg" width="204" /></a></div><div style="text-align: center;"><span style="font-family: courier; font-size: x-large;">De plus en plus loufoque</span></div> <br /><div style="text-align: justify;"><i>Lequel de ces dix suspects est le coupable ?</i> dont on préférera le titre original <i>Everyone in This Bank Is a Thief</i> bien plus cohérent avec l'intrigue, est le quatrième opus des aventures d'Ernest Cunningham. Il succède à l'excellent <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2023/06/tous-les-membres-de-ma-famille-ont-deja.html" target="_blank"><i>Tous les membres de ma famille ont déjà tué quelqu'un</i></a>, au redondant <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2024/07/tout-le-monde-dans-ce-train-est-suspect.html" target="_blank">Tout le monde dans ce train est suspect</a>, et au surprenant <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2025/12/toutes-les-fetes-de-noel-commencent-par.html" target="_blank"><i>Toutes les fêtes de Noël commencent par un meurtre.</i></a> Ce nouveau volet, bien que dans la même veine que les précédents, s'en distingue sensiblement.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Ernest Cunningham, à la recherche d'un financement pour monter sa boite de détective privé, a rendez vous dans une petite banque, la seule qui semble disposée à lui prêter de l'argent. Une fois sur place, notre héros maladroit se retrouve pris en otage avec une dizaine d'autres personnes. Cette prise d'otages va prendre une tournure toute particulière : Ernest devra à nouveau résoudre un meurtre. A la fois otage et enquêteur, il va découvrir que toutes les personnes présentes dans cette banque ont commis un vol, de plus ou moins grande importance...</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Pour le plus grand plaisir des lecteurs, Benjamin Stevenson abuse des situations improbables où le réalisme est aux abonnés absents, pour planter son décor et nouer les fils de son intrigue. Il joue alors avec son concept fétiche : briser le quatrième mur. Multipliant les révélations, distillant des informations précises et des indices essentiels à la résolution de l'énigme, il ne nous cache rien, nous dit tout, nous montre tout, souligne ce qui est important... ou pas. Et bien sûr, il nous mène en bateau tout le long du récit. Pourtant derrière cette loufoquerie se cache une logique implacable. Toutes les pièces du puzzle s'imbriquent parfaitement les unes dans les autres pour aboutir à un résultat à l'exact opposé de ce que l'on attend.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Sympathique, potache et très bien construit,&nbsp;<i>Lequel de ces dix suspects est le coupable ?</i> arrive à dépoussiérer le genre, et permet à Benjamin Stevenson de se renouveler tout en gardant son style unique. Un bon divertissement estival.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><br /></div> Passer la Brume https://lebibliocosme.fr/2026/07/02/passer-la-brume/ Science-Fiction – Le Bibliocosme urn:uuid:95b75130-88ec-045c-c12f-5c8161c8f8ac Thu, 02 Jul 2026 10:00:15 +0200 Titre : Passer la Brume Auteur/Autrice : Julia Colin Éditeur : Aux forges de Vulcain Date de publication : 2026 (mai) Synopsis : La Brume n’épargne personne. Quiconque se trouve sur son chemin finit dévoré. Vair est une Passe-Brume. Elle a ses remèdes, ses itinéraires et ses caches. Vair marche vite et parle peu. Elle seule peut faire traverser les montagnes à celles et ceux qui veulent atteindre le sud, ce monde qu’on dit épargné par les nappes mortelles. Pourtant, une nuit, Vair aperçoit un feu de camp au loin. Elle doit alors faire un choix : continuer sa route ou aller voir qui ose, à part elle, braver la Brume. &#8230; Un roman post-apo pyrénéen Dans son premier roman, Julia Colin mettait en scène une famille témoin de l’effondrement de notre société et partie chercher refuge dans un village paumé des Pyrénées. On retrouve dans « Passer la brume » le même décor montagneux à ceci-près que la fin du monde en est cette fois à un stade bien plus avancé. Depuis des décennies une étrange brume recouvre en effet inéluctablement la surface de la Terre, engloutissant au passage tous les humains sur sa route, sans qu’aucun ne refasse jamais surface. C’est dans ce contexte que l’on fait la connaissance de Vair, une Passe-Brume, soit une des rares personnes à pouvoir ressentir la Brume, et donc à être capable de l’esquiver. Réfugiée dans un endroit tranquille des Pyrènes, la jeune femme y monnaye son aide à celles et ceux qui souhaiteraient traverser les montagnes pour se rendre en Esp. La rumeur court en effet que cet endroit serait épargné par la brume et donc qu’une vie en sécurité y serait possible. Vair, elle, n’a jamais envisagée de se rendre de l’autre côté et vit dans une solitude quasi totale depuis la mort de sa mère, Passe-Brume comme elle. Solitude occasionnellement rompue par l’arrivée de groupe de Plains, chassés de leur village par la Brume et désireux de tenter la traversée. Notre histoire commence alors qu’un tel groupe se présente justement devant Vair. Composée de quelques hommes mais aussi de femmes et d’enfants, la petite troupe espère une traversée rapide et se raccroche à l’espoir d’une vie meilleure à venir. La Brume semble malheureusement encore plus instable que d’ordinaire et la passeuse a bien du mal à anticiper les formes les plus dangereuses qu’elle peut prendre, et donc à protéger son groupe. La situation devient d’autant plus compliquée que, en dépit de la menace, Vair ne parvient pas à se concentrer et multiplie les erreurs de parcours, obnubilée par ce feu de camp aperçu un soir et qui témoigne de la présence de quelqu’un d’autres dans ces montagnes d’ordinaire désertes. Combien de temps encore avant que la curiosité ne se fasse trop grande et qu’elle ne se résolve à confronter l’inconnu, quitte à mettre son groupe en danger ? Une belle histoire et une héroïne inoubliable Si j’avais beaucoup apprécié « Avant la forêt », « Passer la Brume », lui, aura été un véritable coup de cœur. Dévoré en l’espace d’une nuit, le récit se révèle sacrément addictif et nous offre une plongée en apnée dans ce décor pyrénéen qui, en dépit du risque mortel qu’il représente, saisit par la beauté et la sérénité de ses paysages. Tout est réussi et parfaitement maîtrisé dans ce roman. L’intrigue, d’abord, nous entraîne sur des chemins qu’il était impossible d’anticiper et séduit aussi bien par son rythme paisible que par les coups de théâtre qui viennent régulièrement briser l’illusion de sérénité et de paix qui se dégagent du décor. Les Pyrénées post-apo de Julia Colin sont en effet parsemés de Brume, une substance en constante évolution qui peut prendre bien des formes dont les plus mortelles doivent être identifiées le plus tôt possible afin d’avoir une chance d’y échapper. La frayeur qui monte lentement chez le groupe des Plains se fait communicative à mesure que Vair les fait progresser dans ces montagnes désertées de toute présence humaine et qui peuvent se transformer en piège mortel en un claquement de doigt. Les personnages sont eux aussi une réussite, à commencer par l’héroïne, une jeune femme qui préfère la solitude de la montagne à la compagnie de ses semblables, n’hésite pas à mentir, se montre souvent irascible, et pour laquelle on éprouve pourtant une profonde affection. Avec elle on arpente les montagnes en se familiarisant avec sa faune et sa flore, on apprend à décoder la Brume et son fonctionnement, et le simple fait d’évoluer en sa compagnie suffit à captiver tant on est curieux de découvrir la façon dont elle parvient depuis tant d’années à survivre seule dans cet environnement hostile. Les autres personnages sont plus discrets mais l’autrice réussit le tour de force de leur donner une voix qui leur est propre et de nous émouvoir en l’espace de quelques lignes seulement. Complètement inattendue, la seconde partie du récit nous permet d’en savoir plus sur l’origine de cette Brume et sur les liens que l’héroïne entretient avec elle, et cet aspect est là encore bien maîtrisé, même s’il est frustrant d’accepter que certaines questions demeureront sans réponse. A l’image du reste du roman, la fin douce-amère conclut de façon satisfaisante cette belle histoire qui m’aura fait vibrer du début à la fin et que je garderais certainement longtemps dans un coin de ma tête. Véritable coup de cœur, « Passer la brume » est un roman remarquable mettant en scène une jeune femme passant sa vie à guider des groupes cherchant une vie meilleure à travers les Pyrénées, ravagés comme tout le reste du monde par une Brume mortelle. On passe au fil de notre lecture de la contemplation d’un paysage magnifique ou de gestes du quotidien à un pic d’adrénaline et à des retournements de situation incroyables qui viennent sans arrêt relancer l’intrigue. On s’émeut du sort de chacun des personnages, on craint pour eux, on pleure pour eux, et, avant même qu’on le réalise vraiment, il est déjà temps de refermer la dernière page de cette belle histoire dont on ne ressort pas tout à fait indemne. S’il y a bien un roman que je vous conseille pour cet été, c’est bien celui-ci ! Autres critiques : ? Recueil factice – Mai 2026 https://nevertwhere.blogspot.com/2026/07/recueil-factice-mai-2026.html Nevertwhere urn:uuid:2efd69d3-085c-6a9a-425f-8d43208fe6c1 Wed, 01 Jul 2026 08:00:00 +0200 <div style="text-align: center;"><img alt="Bannière Recueil Factice" border="0" height="178" src="https://1.bp.blogspot.com/-2h6R8W0F7OU/XtpQdLHiaZI/AAAAAAAAeSc/hRTKa9esp105eRDCLCgbK2jFNEB4_2oNgCK4BGAsYHg/w400-h178/BanRecueilFactice.png" width="400" /></div> <p> Vous connaissez le mois de mai et ses ponts à répétition. Normalement ça aurait dû être un boulevard pour le blog mais j’ai beaucoup profité de ces week-ends pour vagabonder ici et là. Ensuite il y a une première et une deuxième canicule, et puis le reste du temps grosse crise de flemme en fait. En conséquence, le temps que je me penche sur le bilan de mai, le mois de juin était presque terminé. Mais est-ce bien grave ?<span></span> </p> <a name='more'></a> <p></p> <hr align="center" size="1" width="50%" /> <p style="text-align: center;"> <b><span style="font-size: large;">LIVRES</span></b><br /> </p> <div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"> <img alt="Couvertures des livres lus en mai" border="0" data-original-height="274" data-original-width="500" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgc4eKriRXWnq0kV_1PoUcuX7uqCfoQNBLZtCkseLn0NLeyw08-HEVABYdeP3swlZePzA3sIlbIbM7gNNscuhVzqG86Ui8AH-1f2eJ1B9ZMzyquU1sy6_QH1o3GuHtJ-BrUcPj5exVoZOsjLFWyh0QMWeqdss5XEV51FxCqlnkeelydLFBb2LQnDg2MK2ZR/s1600/RF05-Livres.jpg" /> </div> <p> <b>Le sang du roi (Le château des animaux 4) - Delep &amp; Dorison Prix Planète-SF 2026 – Les nominés https://rsfblog.fr/2026/06/30/prix-planete-sf-2026-les-nomines/ RSF Blog urn:uuid:75143ef2-0d0a-a5a0-f79a-04fc24a16d6e Tue, 30 Jun 2026 17:30:12 +0200 <p>Les nominés de l’édition 2026 du Prix Planète-SF des Blogueurs ont été annoncés. Le Prix des blogueurs de Planète SF récompense chaque année le meilleur ouvrage (roman ou recueil de nouvelles) de science-fiction, fantasy ou fantastique inédit publié durant l’année écoulée – le meilleur ouvrage lu par les blogueurs de l’agrégateur éponyme, s&#8217;entend. Évolution du [&#8230;]</p> <p>Cet article <a href="https://rsfblog.fr/2026/06/30/prix-planete-sf-2026-les-nomines/">Prix Planète-SF 2026 – Les nominés</a> est apparu en premier sur <a href="https://rsfblog.fr">RSF Blog</a>.</p> Becky Chambers - Apprendre, si par bonheur https://233degrescelsius.blogspot.com/2026/06/becky-chambers-apprendre-si-par-bonheur.html 233°C urn:uuid:e3fe4ce8-11ab-9870-63e7-07d27ec553fd Mon, 29 Jun 2026 18:18:00 +0200 <div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEieQ47KW4YqfE9iGwg6a9m5zeFauP3tVdAHLr6Zzf-p1MtWXoir5FYIS99hy4wLnDRz0acOtk-i-CkQ6ARkRkTv_zXrj0fr3MBEZvx32Ekn16PqjRmgxQaj3M92sGayVbkg_VZ3nuhSZVY26_phD9nriulfe39ha_1jrkNnrUcE-57yyjeKWik47fnXmgRW/s1000/apprendresiparbonheur.jpg" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"><img border="0" data-original-height="1000" data-original-width="724" height="400" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEieQ47KW4YqfE9iGwg6a9m5zeFauP3tVdAHLr6Zzf-p1MtWXoir5FYIS99hy4wLnDRz0acOtk-i-CkQ6ARkRkTv_zXrj0fr3MBEZvx32Ekn16PqjRmgxQaj3M92sGayVbkg_VZ3nuhSZVY26_phD9nriulfe39ha_1jrkNnrUcE-57yyjeKWik47fnXmgRW/w290-h400/apprendresiparbonheur.jpg" width="290" /></a></div><div style="text-align: center;"><i>Apprendre, si par bonheur, Becky Chambers, 2019, 135 pages</i></div><br /> <i>Apprendre, si par bonheur</i> est le rapport de mission que quatre astronautes, partis il y a bien longtemps explorer quatre exoplanètes, ont envoyé à la Terre. Une certaine urgence et une grande importance émergent des premières lignes, mais il faudra attendre la conclusion pour comprendre la raison de cet envoi et le besoin crucial d'une réponse. Ce qui n'est nullement un moyen de faire durer le suspense, le chemin étant essentiel pour bien comprendre la destination.<br /><br /> Le chemin, c'est donc l'exploration de quatre planètes et la recherche de formes de vie. À l'image des personnages, les quatre mondes sont totalement différents et offriront des expéditions mouvementées et surprenantes. L'histoire est très simple mais ça ne l'empêche pas d'être prenante, d'être complète malgré sa concision et de permettre de s'attacher à ce groupe d'astronautes positifs mais loin d'être lisses.<br /><br /> <i>Apprendre, si par bonheur</i> - dont la référence, absolument parfaite, est expliquée en toute fin d'ouvrage - est une novella qui a clairement un but, qui est là pour poser une question. Et si elle incite à une réponse, Becky Chambers a l'intelligence de laisser toutes les voies ouvertes. Car le vrai objectif est la réflexion, pas la réponse en elle-même. Et tout ça sans oublier de proposer une vraie aventure. Que peut-on demander de plus à une novella ?<br /><br /> <i>Couverture : Nicolas Sarter / Traduction : Marie Surgers</i><br /> <i>D'autres avis : <a href="https://nevertwhere.blogspot.com/2020/12/apprendre-si-par-bonheur-becky-chambers.html"><span style="color: #da901f;">Vert</span></a>, <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2020/08/apprendre-si-par-bonheur-becky-chambers.html"><span style="color: #da901f;">Le Maki</span></a>, <a href="https://yuyine.be/review/book/apprendre-si-par-bonheur"><span style="color: #da901f;">Yuyine</span></a>, <a href="https://www.lorhkan.com/2020/10/30/apprendre-si-par-bonheur-de-becky-chambers/"><span style="color: #da901f;">Lorhkan</span></a>, <a href="https://lechiencritique.blogspot.com/2020/11/apprendre-si-par-bonheur.html"><span style="color: #da901f;">Le chien critique</span></a>, <a href="https://lepauledorion.com/2022/07/18/apprendre-si-par-bonheur-becky-chambers/"><span style="color: #da901f;">FeydRautha</span></a>, <a href="https://zoeprendlaplume.fr/becky-chambers-apprendre-si-par-bonheur/"><span style="color: #da901f;">Zoéprendlaplume</span></a>, <a href="https://lecturesdupanda.home.blog/2021/06/23/chronique-apprendre-si-par-bonheur-becky-chambers/"><span style="color: #da901f;">Lectures du panda</span></a>, <a href="https://aupaysdescavetroll.fr/2020/09/15/apprendre-si-par-bonheur-de-becky-chambers/"><span style="color: #da901f;">Célinedanaë</span></a>, <a href="https://unpapillondanslalune.blogspot.com/2020/10/apprendre-si-par-bonheur-de-becky.html"><span style="color: #da901f;">Lune</span></a>, <a href="https://chutmamanlit.fr/2020/09/%E2%9D%A4-apprendre-si-par-bonheur-de-becky-chambers/"><span style="color: #da901f;">Anne-Laure</span></a>, <a href="https://ombrebones.wordpress.com/2020/09/03/apprendre-si-par-bonheur-becky-chambers/"><span style="color: #da901f;">OmbreBones</span></a>, ...</i><br /> <br /><br /> <div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjs28BohAM9PSTdQlgpBZLE709paoruJqbmytbpEAX-iDP7QL9IoHPrdrrGzNntnACgoct91pAZzCbLiUgcWeuVK7b5EU_OMfcimVsUExl-CavleOa3jarpqMuKNNrajWotXqhK5Pr1tmeIafhJ8RxJxdr0mRYsRcMR-JTi6dGdWNWC12_V97OX0dMOPH-9/s430/SSW-grogu.jpg" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"><img border="0" data-original-height="412" data-original-width="430" height="192" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjs28BohAM9PSTdQlgpBZLE709paoruJqbmytbpEAX-iDP7QL9IoHPrdrrGzNntnACgoct91pAZzCbLiUgcWeuVK7b5EU_OMfcimVsUExl-CavleOa3jarpqMuKNNrajWotXqhK5Pr1tmeIafhJ8RxJxdr0mRYsRcMR-JTi6dGdWNWC12_V97OX0dMOPH-9/w200-h192/SSW-grogu.jpg" width="200" /></a></div> <div style="text-align: center;"><i>Première escale pour le <a href="https://rsfblog.fr/2026/06/21/summer-star-wars-grogu-decollage/"><span style="color: #da901f;">Summer Star Wars Grogu</span></a></i></div> L’Épée et le Glaive: La Guerre des Gaules – Clément Bouhélier https://aupaysdescavetroll.fr/2026/06/29/lepee-et-le-glaive-la-guerre-des-gaules-clement-bouhelier/ Au pays des Cave Trolls urn:uuid:337a5c89-e727-cdf6-8d02-bf5b4294f545 Mon, 29 Jun 2026 09:17:00 +0200 Clément Bouhélier est un auteur que j&#8217;apprécie beaucoup et qui s&#8217;est essayé à pas mal de genres de l&#8217;Imaginaire. Son dernier roman en date, L&#8217;épée et le glaive publié chez Critic, nous propose de la fantasy historique en pleine guerre des Gaules, une époque peu présente dans ce sous genre. Nous sommes en 58 avant [&#8230;] <div class="wp-block-image"> <figure class="aligncenter size-large is-resized"><img width="341" height="500" data-attachment-id="86244" data-permalink="https://aupaysdescavetroll.fr/2026/06/29/lepee-et-le-glaive-la-guerre-des-gaules-clement-bouhelier/critic359-2026/" data-orig-file="https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/06/critic359-2026.jpg" data-orig-size="341,500" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;,&quot;alt&quot;:&quot;&quot;}" data-image-title="critic359-2026" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/06/critic359-2026.jpg?w=341" src="https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/06/critic359-2026.jpg?w=341" alt="" class="wp-image-86244" style="width:443px;height:auto" srcset="https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/06/critic359-2026.jpg 341w, https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/06/critic359-2026.jpg?w=102 102w, https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/06/critic359-2026.jpg?w=205 205w" sizes="(max-width: 341px) 100vw, 341px" /></figure> </div> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Clément Bouhélier est un auteur que j&rsquo;apprécie beaucoup et qui s&rsquo;est essayé à pas mal de genres de l&rsquo;Imaginaire. Son dernier roman en date, <em>L&rsquo;épée et le glaive</em> publié chez Critic, nous propose de la fantasy historique en pleine guerre des Gaules, une époque peu présente dans ce sous genre.</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Nous sommes en 58 avant Jésus-Christ en Gaule. Beli et Adrettio, les enfants de Contessilo, un seigneur gaulois ami des Romains rentrent chez eux à Bibracte, la capitale du peuple héduen. La situation est très tendue entre les invasions des germains, et les désirs de conquête de César. Le peuple gaulois est divisés entre les différents clans, entre leur allégeance à Rome. La situation à Bibracte est le reflet de ces différences et de ces conflits. Les destins de Beli et Adrettio vont être marqués par cette guerre des Gaules qui débute.</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Clément Bouhélier a situé son histoire à deux moments clés de &lsquo;histoire de la Gaule: la bataille de Bibracte en 58 avant Jésus-Christ puis en 52 avant Jésus-Christ, avec les batailles de Gergovie et d’Alésia. Il mêle dans son récit personnages imaginaires et personnages historiques comme César et Vercingétorix. Il ancre ainsi son roman dans l&rsquo;histoire et lui donne un cadre historique très documenté. Il fait extrêmement bien ressortir la complexité de cette guerre des Gaules, les rivalités entre les différents peuples et les trahisons qui ont eu lieu. Ces personnages se retrouvent face à des choix très difficiles, à des situations dangereuses et crédibles. L&rsquo;auteur arrive à restituer ces évènements avec beaucoup de véracité, tout en y insufflant une histoire de famille passionnante qui s&rsquo;insère parfaitement dans le cadre historique.</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Le roman est long (environ 600 pages) mais on se prend vite à cette histoire mélangeant fresque historique et intimité de deux frères et sœur pris dans ce conflit. Beli et Adrettio sont aussi attachants que complexes. Le récit est très riche, dense, très bien écrits, abordant des thèmes variés comme la famille, l&rsquo;amitié, la trahison, les relations politiques entre clans et pays. Le fonctionnement des cités dans la Gaule antique et celui des légions romaines sont parfaitement mis en scène. Pour avoir eu l&rsquo;occasion d&rsquo;aller à Alésia récemment, et visiter le musée consacré à la bataille, je trouve que Clément Bouhélier a vraiment parfaitement retranscrit la complexité de cette bataille tout en donnant un souffle épique à son roman.</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Ainsi, <em>L&rsquo;épée et le glaive</em> prouve à nouveau le talent d&rsquo;écrivain de Clément Bouhélier. Le roman est abondamment documenté et rend parfaitement compte de cette guerre des Gaules, tout en conjuguant récit intimiste et souffle épique. C&rsquo;est un roman amitieux et extrêmement bien maîtrisé qui revient sur une période clé de l&rsquo;histoire de notre pays. Une vraie réussite qu&rsquo;il serait dommage de rater.</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Autres avis: <a href="https://lenocherdeslivres.wordpress.com/2026/06/08/lepee-et-le-glaive-clement-bouhelier/">Le nocher des livres</a>, <a href="https://lesblablasdetachan.wordpress.com/2026/06/11/lepee-et-le-glaive-de-clement-bouhelier/">Les Blablas de Tachan</a>, <a href="https://fantasyalacarte.blogspot.com/2026/05/clement-bouhelier-lepee-et-le-glaive.html">Fantasy à la carte</a>, </p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Bonus: <a href="https://www.youtube.com/watch?v=81EeU6UZEOs">Alesia</a> par Eluveitie</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Auteur : Clément BOUHÉLIER</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Maison d&rsquo;éditions: Critic</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Parution:10/06/2026</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Année 58 avant Jésus-Christ.<br>Beli et Adrettio sont les enfants de Contessilo, un seigneur gaulois ami des Romains. Après quatre années à Arpinum, ils regagnent Bibracte, la capitale du peuple héduen. Beli est impulsive, bagarreuse, marquée par de terribles visions. Adrettio, lui, est solitaire et frappé de surdité. Ils ignorent qu&rsquo;une terrible nouvelle les attend sur leurs terres natales, et que les légions du proconsul Jules César déferleront bientôt sur la Celtique. Car une guerre se prépare. Une guerre comme la Celtique n&rsquo;en a jamais connu.<br>Deux destins liés, de la bataille de Bibracte aux sièges de Gergovie et d&rsquo;Alésia.</p> Bifrost n°121 – Jo Walton https://rsfblog.fr/2026/06/26/bifrost-n121/ RSF Blog urn:uuid:241f0ff3-db88-838b-785a-f1cceb0425c7 Fri, 26 Jun 2026 17:30:37 +0200 <p>Le 121eme numéro de Bifrost avait tout pour me plaire. Il s&#8217;intéresse à Jo Walton, l&#8217;une de mes autrices préférée et la couverture est l&#8217;oeuvre Florence Magnin, une illustratrice que j&#8217;aime beaucoup (assez pour avoir une reproduction de cette affiche, numérotée (182/450), signée et encadrée en tout cas). Les nouvelles « Contraction d’Iris » de Peter Watts [&#8230;]</p> <p>Cet article <a href="https://rsfblog.fr/2026/06/26/bifrost-n121/">Bifrost n°121 &#8211; Jo Walton</a> est apparu en premier sur <a href="https://rsfblog.fr">RSF Blog</a>.</p> Les Loups de Babylone - Anne Percin https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2026/06/les-loups-de-babylone-anne-percin.html Les Lectures du Maki urn:uuid:92aebd26-7418-7e05-aefe-5898e031f11f Wed, 24 Jun 2026 17:36:14 +0200 <p></p><div style="text-align: center;">&nbsp;<a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjHfaON-auKVF7M0gZNVY2HYN5aM09aIsgSB_O02UH9n7U-z5huiyz9OofQa0q1KxK44yN3vEYb40m1GeFOqbW23UuszBdJP84pwA4KDdFigGAK50OXAiDSTDqfrfxs4IopKP-CxbJcd6L54kzu5IDteKwLq05gp3qdHJTVhngRAM1c3pBIQVXKPI29AWA/s857/Loups-de-Babylone.webp" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em; text-align: center;"><img border="0" data-original-height="857" data-original-width="600" height="320" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjHfaON-auKVF7M0gZNVY2HYN5aM09aIsgSB_O02UH9n7U-z5huiyz9OofQa0q1KxK44yN3vEYb40m1GeFOqbW23UuszBdJP84pwA4KDdFigGAK50OXAiDSTDqfrfxs4IopKP-CxbJcd6L54kzu5IDteKwLq05gp3qdHJTVhngRAM1c3pBIQVXKPI29AWA/s320/Loups-de-Babylone.webp" width="224" /></a></div><div style="text-align: center;"><span style="font-family: courier; font-size: x-large;">Voyage en terre inconnue</span></div><br /><div style="text-align: justify;"><i><b>La manufacture de livres</b></i> multiplie les romans noirs sociétaux ou politiques écrits par des autrices et auteurs francophones, qui délaissent les grandes villes pour situer leurs intrigues au coeur des territoires ruraux. On se souviendra de <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2025/11/lhomme-assis-au-carrefour-de-chabottes.html" target="_blank"><i>L'homme assis au carrefour de Chabottes</i></a> qui se déroule du côté de Megève, <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2026/05/derriere-la-chair-stanislas-petrosky.html" target="_blank"><i>Derrière la Chair</i></a> dans la banlieue havraise ou <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2025/04/la-derniere-etape-guillaume-gueraud.html" target="_blank"><i>La Dernière Etape</i></a> dans un rade paumé du Sud de la France. Avec <i>Les Loups de Babylone</i> direction les espaces désertiques de l'Aveyron et plus précisément le long du Tarn, sur les plateaux du Larzac.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><b>Anne Percin</b> nous offre un roman tripartite. D'un côté Estéban, un collégien issu d'une communauté de paysans-écolos autarciques et décroissants, de l'autre Cassandra, une gamine ballotée de famille d'accueil en foyer, enfin Sophie, une gendarme, nouvellement arrivée à Millau. De chapitre en chapitre, on découvre la communauté écolo, son mode de vie et ses idéaux à travers la voix d'Estéban, confrontée à celle qu'elle nomme <i>Babylone</i>, cité de surconsommation. Puis vient la rencontre avec Cassandra, elle aussi rejetée par les autres mais pour d'autres raisons. Enfin, on explore le passé de Sophie et les raisons de son arrivée au coeur de ces grands espaces.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Quelques semaines après son installation à la gendarmerie, Sophie reçoit la visite d'un couple venu signaler la disparition de leur fille, militante zadiste qui aurait séjourné dans les environs et dont ils sont sans nouvelles depuis plusieurs jours. Une enquête est ouverte, et la gendarme va petit à petit découvrir la vie sur les causses, les non-dits de la population locale, et la détestation du <i>bleu</i> au sein de la communauté.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">L'autrice dépeint d'abord les paysages somptueux au-dessus des gorges du Tarn, où les vautours sont rois, les falaises abruptes, les avens nombreux et profonds, les forêts denses et les plateaux désertiques. Des paysages très contrastés à l'image des personnages qui y vivent, où la demi-mesure n'existe pas. Entre ceux qui détestent l'Etat et ses représentants, les "urbains" qui regardent d'un mauvais œil ceux qui prônent une vie différente, la mixité se fait rare. La faute incombe toujours à l'autre quoi qu'il arrive. Heureusement, quelques bonnes volontés parviennent à échanger, à se comprendre en partie et à faire un bout de chemin ensemble.&nbsp;</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">L'intrigue, un prétexte à nous présenter ces lieux magnifiques et la diversité des êtres qui y vivent, est rondement menée, simple et efficace, sans esbroufe ni retournements improbables à l'image de ce roman.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><i>Les Loups de Babylone</i> est un voyage en terre (in)connue, qui vous invite à regarder ces campagnes profondes d'un autre œil, à la découvrir si vous ne les connaissez pas et à y retourner si vous les connaissez déjà.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><br /></div> L'Avant poste https://lechiencritique.blogspot.com/2026/06/lavant-poste.html Le chien critique urn:uuid:ce215830-6747-e8a7-0b84-87e9983f37ac Wed, 24 Jun 2026 13:48:58 +0200 <h3 style="text-align: left;"><div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhBnf0hN9mILIgSUBi8JPsKQz3O-FoSrlEJYQJsvSAp4m3tIXMm6LB4W2x9lYS89U7cBI4Fhj6ITInaJU3EaTfg7n3E6eYkpt_1Lz3zKjVIShto9oDzSFb2ZS4u1VeHleFgyAAQgyZSjQsMP5J-HomEMLBmvceML66bOyDsj-349R7Pk2m2KibjvZ6VGj04/s1274/9782221279779.jpg" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"><img border="0" data-original-height="1274" data-original-width="800" height="400" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhBnf0hN9mILIgSUBi8JPsKQz3O-FoSrlEJYQJsvSAp4m3tIXMm6LB4W2x9lYS89U7cBI4Fhj6ITInaJU3EaTfg7n3E6eYkpt_1Lz3zKjVIShto9oDzSFb2ZS4u1VeHleFgyAAQgyZSjQsMP5J-HomEMLBmvceML66bOyDsj-349R7Pk2m2KibjvZ6VGj04/w251-h400/9782221279779.jpg" width="251" /></a></div><br />Dmitry Glukhovsky, Robert Laffont, 2026, 368 p., 15€ epub sans DRM</h3><p>&nbsp;<br />Oubliés de la capitale, une brume toxique et un commandant alcoolique. Bienvenue dans L'Avant-poste. Un roman qui colle à la peau comme une vieille infection et qui rappelle que, parfois, le pire n'est pas ce qui sort de la brume…<br /><br /></p><h4 style="text-align: left;">Pitch de l'éditeur :&nbsp;</h4><p style="text-align: justify;">À la suite d'une guerre civile destructrice, des régions entières sont contaminées et les rivières empoisonnées. Egor vit enfermé dans un avant-poste qui marque la frontière de l'État de Moscovie. Son beau-père, commandant du poste, lui rend la vie difficile, et la belle Michelle ne s'intéresse pas à lui. Egor rêve du monde au-delà du pont ferroviaire, de l'autre côté du fleuve. Personne n'a traversé ce pont depuis des décennies. Jusqu'à aujourd'hui... Qui est cet homme en provenance de l'autre rive. Que se passe-t-il de l'autre côté du pont ?</p><p style="text-align: justify;"><br /></p><h4 style="text-align: left;">Mon ressenti :&nbsp;</h4><p style="text-align: justify;">Nous sommes plongés sans préambule dans le quotidien d'un avant-poste oublié de tous. Son quotidien, surveiller un pont qui enjambe un fleuve qui crache une brume violette toxique. C’est un bastion isolé qui survit de bric et de broc, au gré des marchandises que Moscou daigne encore envoyer. L'écriture est volontairement simple, faite de phrases courtes, sèches. Et puis, un jour, une silhouette émerge de la brume. L'aventure commence.<br />Dans cette ambiance fantastique et étouffante, on suit des tranches de vie amères. Il y a la famille du commandant, qui n’a sûrement pas décuvé de sa vie ; sa femme, une gitane voyante ; et leur rejeton, amoureux éconduit de la belle Michelle. Elle, elle ne rêve que de la grande vie dans la capitale, loin de ce coin paumé rempli de bouseux.<br /><br />Pas d’action à tout casser ici. Glukhovsky nous embarque dans un roman d’ambiance, lourd de secrets et de non-dits. Qu’y a-t-il de l’autre côté du fleuve ? Pourquoi cette brume ? Les questions restent sans véritables réponses, l'auteur ne nous livre que quelques rares éléments de compréhension. C'est le règne du flou.</p><p style="text-align: justify;">L'écriture de Glukhovsky accompagne parfaitement cette lourdeur : elle est volontairement simple, faite de phrases courtes et sèches. À travers ce récit, Glukhovsky continue de disséquer la Russie avec son écriture en guise de scalpel. C’est un catalogue de l'absurde : absurdité de la guerre, du pouvoir, de la religion et des hommes. En filigrane, c’est surtout un hymne au libre arbitre.</p><p style="text-align: justify;"><br />Premier tome d'un diptyque si l'on en croit la bibliographie russe de l'auteur, je trouve que ce roman se suffit largement à lui-même. Sa force réside dans son atmosphère qui n'a pas forcément besoin d'une suite pour marquer l'esprit.&nbsp;<br /></p><p><br /></p> Les nominés du Prix Planète-SF 2026 http://planete-sf.com/les-nomines-du-prix-planete-sf-2026/ Planète-SF urn:uuid:62af4fc6-cedc-9ca0-4f16-7f55abfe9859 Wed, 24 Jun 2026 11:33:46 +0200 Le scrutin pour désigner la short list du Prix Planète-SF 2026 est maintenant clos. Les membres du jury&#160;ont voté et choisi : Le jury dispose maintenant de tout l&#8217;été pour faire les rattrapages de lecture nécessaires avant une délibération à la rentrée pour décider lequel de ces quatre romans deviendra le Prix Planète-SF 2026. <figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://planete-sf.com/wp-content/uploads/2026/06/Planete-SF-2026-Shortlist.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="940" height="788" src="https://planete-sf.com/wp-content/uploads/2026/06/Planete-SF-2026-Shortlist.jpg" alt="" class="wp-image-129286" srcset="http://planete-sf.com/wp-content/uploads/2026/06/Planete-SF-2026-Shortlist.jpg 940w, http://planete-sf.com/wp-content/uploads/2026/06/Planete-SF-2026-Shortlist-767x643.jpg 767w, http://planete-sf.com/wp-content/uploads/2026/06/Planete-SF-2026-Shortlist-300x251.jpg 300w" sizes="(max-width: 940px) 100vw, 940px" /></a></figure> <p class="wp-block-paragraph">Le scrutin pour désigner<strong> la short list du <a href="http://planete-sf.com/les-laureats/">Prix Planète-SF</a> 2026</strong> est maintenant clos.</p> <p class="wp-block-paragraph"><a href="http://planete-sf.com/meet-the-jury/">Les membres du jury</a>&nbsp;ont voté et choisi :</p> <ul class="wp-block-list"> <li><strong>Demain, les Origines <em>de Christian Chavassieux</em></strong> (Mnémos)</li> <li><strong>Un Lieu ensoleillé pour personnes sombres<em> de Mariana Enriquez</em></strong> (Editions du Sous-Sol)</li> <li><strong>Le Livre des passages<em> de Alex Landragin</em></strong> (Le Cherche Midi)</li> <li><strong>L&rsquo;Oiseau qui boit des larmes livre 1 : Le cœur des nagas <em>de Lee Young-Do</em></strong> (Le Rayon Imaginaire)</li> </ul> <p class="wp-block-paragraph">Le jury dispose maintenant de tout l&rsquo;été pour faire les rattrapages de lecture nécessaires avant une délibération à la rentrée pour décider lequel de ces quatre romans deviendra le <strong>Prix Planète-SF 2026</strong>.</p> Ketty Steward - Confessions d'une séancière https://233degrescelsius.blogspot.com/2026/06/ketty-steward-confessions-dune-seanciere.html 233°C urn:uuid:0308d22e-ad04-697d-41d4-c103248d7c64 Tue, 23 Jun 2026 18:18:00 +0200 <div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj58LER_GaCVK5kwsNMTfeEKCNlV3kgyiayhpKjOAK6EveXjlzkWcSN8D2bafQQouyQg2PQk867p9RvdA-XUdQ4AnrnI1Ima27LLbS81jQ3lRo_qhAkC1QnaoLXVc-lodCOtQZGj3jmzqMwqlylj-VGZ_FFA611yMNTKBPMcYxbeJiQFWlf_bmWrbWhMYDb/s1028/confessionsduneseanciere.jpg" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"><img border="0" data-original-height="1028" data-original-width="720" height="400" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj58LER_GaCVK5kwsNMTfeEKCNlV3kgyiayhpKjOAK6EveXjlzkWcSN8D2bafQQouyQg2PQk867p9RvdA-XUdQ4AnrnI1Ima27LLbS81jQ3lRo_qhAkC1QnaoLXVc-lodCOtQZGj3jmzqMwqlylj-VGZ_FFA611yMNTKBPMcYxbeJiQFWlf_bmWrbWhMYDb/w280-h400/confessionsduneseanciere.jpg" width="280" /></a></div><div style="text-align: center;"><i>Confessions d'une séancière, Ketty Steward, 2023, 187 pages</i></div><br /> <i>Confessions d'une séancière</i> est un recueil alternant courtes nouvelles et encore plus courts poèmes. Je ne dirai rien de particulier sur ces derniers, ils ne m'ont rien évoqué et je suis resté parfaitement neutre à leur lecture. Ce qui n'est pas un problème puisque les nouvelles restent le contenu principal, au moins en quantité.<br /><br /> Les nouvelles donc. Qu'on devrait presque plus appeler des contes. Voire des mythes. Car toutes vont mettre en scène différentes figures du folklore antillais, dans des récits qui ont à la fois des airs de pierres fondatrices de cette mythologie que de petites histoires communes et modernes. Ça se lit bien et ça permet de découvrir un peu la magie antillaise. Avec en prime, pour renforcer l'immersion, quelques passages en créoles bien intégrés pour les lecteurices ne le parlant pas.<br /><br /> Je peux résumer mon avis très facilement : c'est bien. Ni plus, ni moins. C'est à peu près la définition même du bien. Vous pouvez le lire parce que <i>Confessions d'une séancière</i>, c'est bien.<br /><br /> <i>Couverture : Kévin Deneufchatel</i><br /> <i>D'autres avis : <a href="https://lechiencritique.blogspot.com/2022/03/confessions-dune-seanciere.html"><span style="color: #da901f;">Le chien critique</span></a>, ...</i><br /> Foodistan – Ketty Steward https://rsfblog.fr/2026/06/23/foodistan-ketty-steward/ RSF Blog urn:uuid:a7f90860-cca9-7071-4d5e-3e3a17f258f9 Tue, 23 Jun 2026 17:30:07 +0200 <p>Foodistan De Ketty Steward Argyll, collection « RéciFs » &#8211; 128 pages Foodistan est une novella partiellement inédite : le chapitre « De Gustibus » est paru sous forme de nouvelle dans l’anthologie Marmite &#38; Micro-ondes aux éditions Gephyre et le chapitre « Light » dans le n°5 de la revue Le Ventre et l’oreille. [&#8230;]</p> <p>Cet article <a href="https://rsfblog.fr/2026/06/23/foodistan-ketty-steward/">Foodistan &#8211; Ketty Steward</a> est apparu en premier sur <a href="https://rsfblog.fr">RSF Blog</a>.</p> Des nouvelles de Bifrost #122 | Rich Larson, Robert Charles Wilson, Laurent Genefort & Olivier Caruso https://dragongalactique.com/2026/06/22/des-nouvelles-de-bifrost-122-rich-larson-robert-charles-wilson-laurent-genefort-olivier-caruso/ Le dragon galactique urn:uuid:2d0ef81f-5054-49b3-7395-0496f26a573e Mon, 22 Jun 2026 08:38:00 +0200 Ce 122e Bifrost, publié en avril 2026 par les éditions du Bélial propose un dossier sur la revue américaine Amazing Stories. Je m’intéresserai dans les présentes impressions aux 4 nouvelles qui ouvrent la revue. Notons que, ça&#8230; <a href="https://dragongalactique.com/2026/06/22/des-nouvelles-de-bifrost-122-rich-larson-robert-charles-wilson-laurent-genefort-olivier-caruso/">Plus</a> Summer Star Wars – Grogu – Décollage https://rsfblog.fr/2026/06/21/summer-star-wars-grogu-decollage/ RSF Blog urn:uuid:de0b1ee6-6227-63aa-3478-2a64a803c8dd Sun, 21 Jun 2026 16:30:51 +0200 <p>Nous sommes le 21 juin 2026 et vous avez pris place à bord du Summer Star Wars, le challenge estival orchestré par M. Lhisbei (#SummerStarWars #SSW sur les réseaux sociaux). Le Commandant M.Lhisbei, l’enseigne ExcelVador et moi-même vous souhaitons la bienvenue à bord. Sur la passerelle, nous sommes prêts à vous accompagner dans votre périple de [&#8230;]</p> <p>Cet article <a href="https://rsfblog.fr/2026/06/21/summer-star-wars-grogu-decollage/">Summer Star Wars – Grogu &#8211; Décollage</a> est apparu en premier sur <a href="https://rsfblog.fr">RSF Blog</a>.</p> Cinq livres de science-fiction à lire cet été (édition 2026) https://lepauledorion.com/2026/06/20/cinq-livres-de-science-fiction-a-lire-cet-ete-edition-2026/ L'épaule d'Orion urn:uuid:02ea9ef9-7a07-9932-9b4e-5e370b60576f Sat, 20 Jun 2026 13:11:07 +0200 Et on s’amusait, et on rigolait. L’été, c’était barbecue et p’tit rosé sous la tonnelle. Parties de pétanque à la fraîche en début de soirée. Mais la fraîche, c’est fini. Y’a plus. Désormais, c’est rôtissoire et sur le barbecue : c’est nous. On va cuire, à moins de se réfugier au fond des caves. Avant qu’on &#8230; <a class="more-link" href="https://lepauledorion.com/2026/06/20/cinq-livres-de-science-fiction-a-lire-cet-ete-edition-2026/">Lire la suite <span class="screen-reader-text">Cinq livres de science-fiction à lire cet été (édition&#160;2026)</span></a> <div class="wp-block-image"> <figure class="aligncenter size-large"><img width="1024" height="650" data-attachment-id="19279" data-permalink="https://lepauledorion.com/2026/06/20/cinq-livres-de-science-fiction-a-lire-cet-ete-edition-2026/processed-with-vsco-with-f2-preset/" data-orig-file="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/06/desert.jpg" data-orig-size="3464,2202" data-comments-opened="1" data-image-title="Processed with VSCO with f2 preset" data-image-description="" data-image-caption="&lt;p&gt;Processed with VSCO with f2 preset&lt;/p&gt; " data-large-file="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/06/desert.jpg?w=748" src="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/06/desert.jpg?w=1024" alt="" class="wp-image-19279" srcset="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/06/desert.jpg?w=1024 1024w, https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/06/desert.jpg?w=2048 2048w, https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/06/desert.jpg?w=150 150w, https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/06/desert.jpg?w=300 300w, https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/06/desert.jpg?w=768 768w, https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/06/desert.jpg?w=1440 1440w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure> </div> <p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Et on s’amusait, et on rigolait. L’été, c’était barbecue et p’tit rosé sous la tonnelle. Parties de pétanque à la fraîche en début de soirée. Mais la fraîche, c’est fini. Y’a plus. Désormais, c’est rôtissoire et sur le barbecue : c’est nous. On va cuire, à moins de se réfugier au fond des caves. Avant qu’on s’enfouisse, prenons le temps de sélectionner quelques lectures à emporter avec nous le temps de laisser passer la fournaise. Comme tous les ans, je vous propose une liste de 5 titres de science-fiction pour égayer votre été. Ou pas. </p> <p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><em>Par manque de temps à consacrer à lecture, ma PAL a explosé ces derniers temps, et certains titres entamés, mais non terminés à l’heure où je rédige ces lignes mériteraient sans doute de figurer dans cette sélection. Je me rattraperai lors de la sélection de fin d’année.</em></p> <hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity" /> <ul class="wp-block-list"> <li><strong>Où repose la hache — Ray Nayler</strong></li> </ul> <div class="wp-block-image"> <figure class="aligncenter size-large is-resized"><img width="700" height="1024" data-attachment-id="19281" data-permalink="https://lepauledorion.com/2026/06/20/cinq-livres-de-science-fiction-a-lire-cet-ete-edition-2026/lahache/" data-orig-file="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/06/lahache.jpg" data-orig-size="1025,1500" data-comments-opened="1" data-image-title="lahache" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/06/lahache.jpg?w=700" src="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/06/lahache.jpg?w=700" alt="" class="wp-image-19281" style="width:339px;height:auto" srcset="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/06/lahache.jpg?w=700 700w, https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/06/lahache.jpg?w=103 103w, https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/06/lahache.jpg?w=205 205w, https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/06/lahache.jpg?w=768 768w, https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/06/lahache.jpg 1025w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /></figure> </div> <p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Premier titre de cette sélection, un roman dont Henry-Luc Planchat et moi avons assuré la traduction. Conflit d’intérêts me direz-vous ! Qu’importe, c’est un excellent roman alors je ne vais pas m’abstenir de vous le conseiller. Ray Nayler est à mon avis le meilleur auteur de SF en ce moment, et Où repose la hache est un chef-d’œuvre qu’il conviendra de lire puis de relire pour absorber les subtilités de cette dystopie politique. N&rsquo;ayant pas poussé l&rsquo;audace jusqu&rsquo;à écrire une recension sur ce roman, je vous propose celle de <a href="https://www.quoideneufsurmapile.com/2025/06/where-axe-is-buried-ray-nayler.html" target="_blank" rel="noopener">Gromovar </a>qui l&rsquo;avait lu avant tout le monde en VO.</p> <p class="wp-block-paragraph"><em>Janvier 2026 — Le Bélial’ — traduction d’Henry-Luc Planchat et l’épaule d’Orion — 352 pages — 22,90 €</em></p> <hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity" /> <ul class="wp-block-list"> <li><strong>Les Jardins du temps — Emilie Querbalec</strong></li> </ul> <div class="wp-block-image"> <figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-attachment-id="19124" data-permalink="https://lepauledorion.com/2026/04/27/les-jardins-du-temps-emilie-querbalec/querbalec-lesjardinsdutemps-700w/" data-orig-file="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/04/querbalec-lesjardinsdutemps-700w.jpg" data-orig-size="700,1024" data-comments-opened="1" data-image-title="querbalec-lesjardinsdutemps-700w" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/04/querbalec-lesjardinsdutemps-700w.jpg?w=700" src="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/04/querbalec-lesjardinsdutemps-700w.jpg" alt="" class="wp-image-19124" style="width:341px;height:auto" /></figure> </div> <p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Le dernier livre d’Emilie Querbalec est son roman le plus ambitieux. Entre fantasy et science-fiction, spiritualité et science, l’autrice redessine une cartographie du monde en faisant du temps un système écologique en péril. Vous pouvez lire ma recension complète <a href="https://lepauledorion.com/2026/04/27/les-jardins-du-temps-emilie-querbalec/" target="_blank" rel="noopener">ici</a>.</p> <p class="wp-block-paragraph"><em>Avril 2026 — Albin Michel Imaginaire — 352 pages — 21,90 €</em></p> <hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity" /> <ul class="wp-block-list"> <li><strong>Fantômes et Giboulée — Catherine Dufour</strong></li> </ul> <div class="wp-block-image"> <figure class="aligncenter size-large is-resized"><img width="668" height="1023" data-attachment-id="19216" data-permalink="https://lepauledorion.com/2026/05/25/fantomes-et-giboulees-catherine-dufour/fantomes_dufour/" data-orig-file="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/05/fantomes_dufour.jpg" data-orig-size="800,1226" data-comments-opened="1" data-image-title="Fantomes_dufour" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/05/fantomes_dufour.jpg?w=668" src="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/05/fantomes_dufour.jpg?w=668" alt="" class="wp-image-19216" style="width:338px;height:auto" srcset="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/05/fantomes_dufour.jpg?w=668 668w, https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/05/fantomes_dufour.jpg?w=98 98w, https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/05/fantomes_dufour.jpg?w=196 196w, https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/05/fantomes_dufour.jpg?w=768 768w, https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/05/fantomes_dufour.jpg 800w" sizes="(max-width: 668px) 100vw, 668px" /></figure> </div> <p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Le dernier Dufour ! À la fois drôle et amer, roman policier et fantastique, Fantômes et Giboulées est la lecture parfaite pour l’été. Vous pouvez lire ma recension complète <a href="https://lepauledorion.com/2026/05/25/fantomes-et-giboulees-catherine-dufour/" target="_blank" rel="noopener">ici</a>.</p> <p class="wp-block-paragraph"><em>Mai 2026 — Robert Laffont, coll. La Bête noire — 288 pages — 15,90 €</em></p> <hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity" /> <ul class="wp-block-list"> <li><strong>La Grande muraille de Mars — Alastair Reynolds</strong></li> </ul> <div class="wp-block-image"> <figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" width="700" height="1024" data-attachment-id="18514" data-permalink="https://lepauledorion.com/2025/11/22/la-grande-muraille-de-mars-alastair-reynolds/mars/" data-orig-file="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2025/11/mars.jpg" data-orig-size="1025,1500" data-comments-opened="1" data-image-title="mars" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2025/11/mars.jpg?w=700" src="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2025/11/mars.jpg?w=700" alt="" class="wp-image-18514" style="width:340px;height:auto" srcset="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2025/11/mars.jpg?w=700 700w, https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2025/11/mars.jpg?w=103 103w, https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2025/11/mars.jpg?w=205 205w, https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2025/11/mars.jpg?w=768 768w, https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2025/11/mars.jpg 1025w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /></figure> </div> <p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Pour terminer cette sélection, je vous propose deux recueils de nouvelles de très haute qualité, car la lecture de textes courts convient particulièrement bien au rythme estival. En premier lieu, un chef-d’œuvre absolu de space-opera : La grande muraille de mars qui regroupe à peu près le meilleur d’Alastair Reynolds dans la forme courte. Vous pouvez lire ma recension complète <a href="https://lepauledorion.com/2025/11/22/la-grande-muraille-de-mars-alastair-reynolds/" target="_blank" rel="noopener">ici</a>.</p> <p class="wp-block-paragraph"><em>Octobre 2025 — Le Bélial’ — traduction de Pierre-Paul Durastanti, Laurent Queyssi et Florence Dilisi — 640 pages — 26,90 €</em></p> <hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity" /> <ul class="wp-block-list"> <li><strong>L’échelle de Reuters — Claude Ecken</strong></li> </ul> <div class="wp-block-image"> <figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-attachment-id="17151" data-permalink="https://lepauledorion.com/2025/08/11/romans-de-science-fiction-a-paraitre-second-semestre-2025/fabh17-ecken-lechelle-de-reuters-100dpi/" data-orig-file="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2025/08/fabh17-ecken-lechelle-de-reuters-100dpi.jpg" data-orig-size="531,847" data-comments-opened="1" data-image-title="FABH17 ECKEN L&amp;rsquo;ECHELLE DE REUTERS 100DPI" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2025/08/fabh17-ecken-lechelle-de-reuters-100dpi.jpg?w=531" src="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2025/08/fabh17-ecken-lechelle-de-reuters-100dpi.jpg" alt="" class="wp-image-17151" style="width:341px;height:auto" /></figure> </div> <p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Claude Ecken est notre Greg Egan national. <strong>L’Échelle de Reuters</strong>&nbsp;compte parmi les meilleurs recueils de nouvelles que j’ai lu au cours de l’année. La variété des textes y est d’une grande richesse, et l’écriture d’Ecken y brille. Vous pouvez lire ma recension complète <a href="https://lepauledorion.com/2025/08/31/lechelle-de-reuters-claude-ecken/">ici</a>.</p> <p class="wp-block-paragraph"><em>Septembre 2025 — Flatland, coll. La fabrique d’horizons — 376 pages — 20 €</em></p> <hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity" /> <p class="wp-block-paragraph">Les éditions précédentes : <a href="https://lepauledorion.com/2025/06/14/cinq-livres-de-science-fiction-a-lire-cet-ete-edition-2025/" target="_blank" rel="noopener">été 2025</a>, <a href="https://lepauledorion.com/2024/06/21/cinq-livres-de-science-fiction-a-lire-cet-ete-edition-2024/" target="_blank" rel="noopener">été 2024</a>, <a href="https://lepauledorion.com/2023/06/12/cinq-livres-de-science-fiction-a-lire-cet-ete-edition-2023/" target="_blank" rel="noopener">été 2023</a>, <a href="https://lepauledorion.com/2022/06/21/cinq-livres-de-science-fiction-ou-de-fantasy-a-lire-a-la-plage-cet-ete/" target="_blank" rel="noopener">été 2022</a>, <a href="https://lepauledorion.com/2021/06/20/cinq-livres-de-science-fiction-a-lire-sur-la-plage-cet-ete-2/" target="_blank" rel="noopener">été 2021</a>, <a href="https://lepauledorion.com/2020/07/12/cinq-livres-de-science-fiction-a-lire-sur-la-plage-cet-ete/" target="_blank" rel="noopener">été 2020</a></p> <p class="wp-block-paragraph"></p> Prix ActuSF de l’uchronie 2026 – Les lauréats https://rsfblog.fr/2026/06/19/prix-actusf-de-luchronie-2026-les-laureats/ RSF Blog urn:uuid:419a72ca-ad3e-588c-086e-270941c4224f Fri, 19 Jun 2026 17:30:01 +0200 <p>Les lauréats du Prix ActuSF de l’Uchronie 2026 ont été annoncés. Le prix ActuSF de l’uchronie est un prix littéraire français créé en 2011. Il récompense chaque année les meilleurs ouvrages relevant de l’uchronie et comporte trois catégories : Littérature (essais et romans), Graphisme (BD, couvertures et autres initiatives picturales) et Prix Spécial (pour une [&#8230;]</p> <p>Cet article <a href="https://rsfblog.fr/2026/06/19/prix-actusf-de-luchronie-2026-les-laureats/">Prix ActuSF de l’uchronie 2026 – Les lauréats</a> est apparu en premier sur <a href="https://rsfblog.fr">RSF Blog</a>.</p> Ned Beauman - Poisson poison https://233degrescelsius.blogspot.com/2026/06/ned-beauman-poisson-poison.html 233°C urn:uuid:26c461eb-e1cb-dacd-297c-82f460dbfb8b Wed, 17 Jun 2026 18:18:00 +0200 <div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhgjUYDTd9eA8gfuXAATDxO3odLCyMzj5Laz2XLNIzs7lrQgDqWihyzdjb22p8aBhoR9wsUTltLkdBeUfeGZihFpNOAXvp3AJNVHKlr_sNF7SyAAAkXpl06bbHevrku55Hr2B_9XInOfHbrz5HmlrdWLwnAr4keJ4Hn6uoFyRJH-mILvNU_rAVhlddfEw1F/s1000/poisson%20poison.jpg" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"><img border="0" data-original-height="1000" data-original-width="683" height="400" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhgjUYDTd9eA8gfuXAATDxO3odLCyMzj5Laz2XLNIzs7lrQgDqWihyzdjb22p8aBhoR9wsUTltLkdBeUfeGZihFpNOAXvp3AJNVHKlr_sNF7SyAAAkXpl06bbHevrku55Hr2B_9XInOfHbrz5HmlrdWLwnAr4keJ4Hn6uoFyRJH-mILvNU_rAVhlddfEw1F/w274-h400/poisson%20poison.jpg" width="274" /></a></div><div style="text-align: center;"><i>Poisson poison, Ned Beauman, 2022, 378 pages</i></div><br /> En pleine mer baltique, Karin étudie le lompe venimeux, un poisson proche de l'extinction, pour déterminer s'il s'agit d'une espèce intelligente. Proche de l'extinction... ou peut-être désormais éteinte après un petit accident de minage des fonds marins. C'est ce que vont chercher à déterminer Karin et Mark, un responsable de la société minière pour qui la disparition de l'espèce serait un drame financier.<br /><br /> <i>Poisson poison</i> a des airs de <i>road-trip</i> à la recherche du lompe venimeux. Les différentes étapes sont assez improbables et surtout utilitaires, mais l'enchaînement est étonnamment bien mené par Ned Beauman qui parvient à garder le lecteurice avec lui et à lui faire croire qu'il y a bien une logique derrière tout ça. À froid, de loin, je ne sais pas comment ça peut fonctionner mais à chaud, de l'intérieur, ça se lit étrangement bien.<br /><br /> Mais plus que le voyage, le véritable intérêt du roman est la base de son intrigue avec la création des "crédits d'extinction", sur le modèle des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9dit-carbone"><span style="color: #da901f;">crédits-carbone</span></a>. Un principe où l'extinction des espèces devient une marchandise comme une autre, malversations et crises incluses. C'est désespérant de réalisme.<br /><br /> Sauf que l'idée a beau être géniale, ça ne fait pas tout, malheureusement. Tout n'est pas mauvais mais l'histoire qui suit reste assez basique et ne décolle jamais vraiment, tout comme mon intérêt. Jusqu'à une fin abrupte qui est peu satisfaisante, ce qui résume finalement assez bien la sensation que laisse le roman dans son ensemble : ah, ok.<br /><br /> <i>Couverture : Kévin Deneufchatel / Traduction : Gilles Goullet</i><br /> <i>D'autres avis : <a href="https://feygirl.home.blog/2025/02/17/poisson-poison-de-ned-beauman/"><span style="color: #da901f;">FeyGirl</span></a>, <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2025/01/poisson-poison-ned-beauman.html"><span style="color: #da901f;">Le Maki</span></a>, <a href="https://lechiencritique.blogspot.com/2025/03/poisson-poison.html"><span style="color: #da901f;">Le chien critique</span></a>, <a href="https://lepauledorion.com/2025/01/02/poisson-poison-ned-beauman/"><span style="color: #da901f;">FeydRautha</span></a>, <a href="https://www.quoideneufsurmapile.com/2023/08/venomous-lumpsucker-ned-beauman.html"><span style="color: #da901f;">Gromovar</span></a>, <a href="https://lenocherdeslivres.wordpress.com/2025/01/08/poisson-poison-ned-beauman/"><span style="color: #da901f;">Le nocher des livres</span></a>, <a href="https://aupaysdescavetroll.fr/2025/01/12/poisson-poison-de-ned-beauman/"><span style="color: #da901f;">Célinedanaë</span></a>, ...</i><br /> Bifrost 122 - Bifrost Stories : Un siècle de Science-Fiction https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2026/06/bifrost-122-bifrost-stories-un-siecle.html Les Lectures du Maki urn:uuid:5644374e-5a60-408f-152d-c9f18c570d3a Tue, 16 Jun 2026 22:18:53 +0200 <p></p><div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEguReK0OCBWnIBfsrEZEtdPGgalzeE4B8E7CNwIAN6Ry_2pG4NUNohpz128DCUUtwuIL-7uP69LRioglXgQxoyq7WkihvLZ266SMzBlHv97jLXhFbrKFKdqZVBJkVc_Zbjv7uYUjDLvlSTu0qy5C4Fp6Ce0vVJhnmdZpYiK1Cvep_lkGw29rOljBveyuLI/s1500/122.jpg" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"><img border="0" data-original-height="1500" data-original-width="1071" height="320" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEguReK0OCBWnIBfsrEZEtdPGgalzeE4B8E7CNwIAN6Ry_2pG4NUNohpz128DCUUtwuIL-7uP69LRioglXgQxoyq7WkihvLZ266SMzBlHv97jLXhFbrKFKdqZVBJkVc_Zbjv7uYUjDLvlSTu0qy5C4Fp6Ce0vVJhnmdZpYiK1Cvep_lkGw29rOljBveyuLI/s320/122.jpg" width="228" /></a></div><br /><div style="text-align: justify;">Trente ans, la revue <i><b>Bifrost</b></i> a 30 ans et heureux hasards de l'imaginaire, il y a tout juste un siècle paraissait le premier numéro d'<i>Amazing Stories</i>, première revue américaine dédiée à la Science-Fiction. L'occasion était trop belle pour <b><i>Le Bélial</i></b> de mêler les deux et de nous proposer un très long dossier retraçant un siècle de Science Fiction à travers les différentes vie d'<i>Amazing Stories</i>.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">L'édito d'<b>Olivier Girard</b>, marqué par l'émotion, évoque la disparition prématurée de <b>Philippe Boulier</b>, l'un des piliers des éditions du<b><i> Bélial</i></b>, et premier artisan de ce numéro anniversaire. Le dossier, l'un des plus imposants jamais publié dans <b><i>Bifrost</i>,</b> retrace chronologiquement la vie mouvementée d'<i>Amazing Stories</i>, au fil de ses rédacteurs en chef, depuis ses débuts il y a un siècle, ses hauts et ses bas, jusqu'à son déclin récent, abandonnant le papier pour le numérique, dans l'attente d'une nouvelle renaissance. Un dossier passionnant qui, à travers l'histoire de la revue, raconte celle de la SF.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Avant ce dossier les traditionnelles nouvelles signées : <b>Rich Larson, Robert Charles Wilson, Laurent Genefort </b>et <b>Olivier Caruso</b></div><br /><ul style="text-align: left;"><li><i>Le froid va encore empirer</i> - <b>Rich Larson</b></li></ul><div style="text-align: justify;"><b>Rich Larson</b> est l’un des derniers auteurs mis en avant par les éditions du <b><i>Bélial</i></b>. On le retrouve très régulièrement dans <i>Bifrost</i>, mais celles-ci ont également publié <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2022/03/la-fabrique-des-lendemains-rich-larson.html" target="_blank"><i>La Fabrique des Lendemains</i></a>, un recueil de nouvelles percutant, <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2025/02/ymir-rich-larson.html" target="_blank"><i>Ymir</i></a>, son premier roman, ainsi que <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2023/10/barbares-rich-larson.html" target="_blank"><i>Barbares</i></a>, une novella horrifique très réussie qui confirme son talent pour des récits denses et inventifs.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Dans la froideur de l'hiver, en temps de guerre, deux enfants s'inquiètent pour leur mère enceinte alors que des soldats rodent autour de la maison. L’auteur installe une tension palpable dans sa narration et nous plonge dans une ambiance glaciale mais il reste confus dans son intrigue dont la conclusion peut laisser pantois.</div><br /><ul style="text-align: left;"><li><i>Hommage à Pandore</i> - <b>Robert Charles Wilson</b></li></ul><div style="text-align: justify;">On ne présente plus <b>Robert Charles Wilson</b>, l’un des auteurs de SF les plus connus en France, en partie grâce à sa trilogie <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2023/08/spin-robert-charles-wilson.html" target="_blank"><i>Spin</i></a>, dont la plupart des écrits témoignent d’un grand humanisme. Il a écrit peu de textes courts dans sa carrière. Celui présenté ici est très très bref (à peine trois pages) et, avouons-le, d’un intérêt limité.</div><br /><ul style="text-align: left;"><li><i>Réduire</i> - <b>Laurent Genefort</b></li></ul><div style="text-align: justify;"><b>Laurent Genefort</b> est une référence dans l’imaginaire français, auteur prolifique dont nombre de romans sont en réalité des fix-up. On se souviendra de l’excellent <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2015/12/lumen-laurent-genefort.html" target="_blank"><i>Lum’en</i></a>, et plus récemment du <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2026/01/le-test-de-rungholt-1-la-methode-belloc.html" target="_blank"><i>Test de Rungholt</i></a>, paru chez <i><b>Albin Michel</b></i>, dont <i>Réduire</i> partage l’univers.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Ce texte s’inscrit dans la continuité du <i>Test de Rungholt </i>: on y retrouve les mêmes principes, les mêmes raisonnements, pour un divertissement sympathique qui permet à l’auteur d’élargir, une fois de plus, sa palette d’Alien.</div><br /><ul style="text-align: left;"><li><i>De boue et de bois</i> - Olivier Caruso</li></ul><div style="text-align: justify;"><b>Olivier Caruso</b> a marqué les esprits avec <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2022/02/symposium-inc-olivier-caruso.html" target="_blank">Symposium Inc.</a> dans la collection <i><b>Une-Heure-Lumière</b></i>.&nbsp;<i style="text-align: left;">De boue et de bois,&nbsp;</i>deuxième nouvelle à paraître dans la revue, est un texte fantastique d’époque victorienne qui a reçu d’excellents retours dans la blogosphère. Pour ma part, je suis complètement passé à côté.</div><br /><div><br /></div> L’Agneau égorgera le lion – Margaret Killjoy https://rsfblog.fr/2026/06/16/lagneau-egorgera-le-lion-margaret-killjoy/ RSF Blog urn:uuid:da6ba3e9-2c94-9142-18c3-1b5a125bf3c5 Tue, 16 Jun 2026 17:30:08 +0200 <p>L’Agneau égorgera le lion De Margaret Killjoy Argyll, collection RéciFs &#8211; 144 pages. Traduction de Mathieu Prioux. Retour de chronique du Bifrost 117 Avec RéciFs, les éditions Argyll, fidèles à leur ligne éditoriale engagée, proposent des récits courts exclusivement signés par des autrices, et ce du monde entier. La collection ambitionne de faire découvrir une [&#8230;]</p> <p>Cet article <a href="https://rsfblog.fr/2026/06/16/lagneau-egorgera-le-lion-margaret-killjoy/">L’Agneau égorgera le lion &#8211; Margaret Killjoy</a> est apparu en premier sur <a href="https://rsfblog.fr">RSF Blog</a>.</p> Les jardins du temps – Émilie Querbalec https://aupaysdescavetroll.fr/2026/06/15/les-jardins-du-temps-emilie-querbalec/ Au pays des Cave Trolls urn:uuid:ee3aba66-48cf-1954-6a73-b819b4effcd7 Mon, 15 Jun 2026 07:53:57 +0200 Émilie Querbalec est devenue en quelques années une autrice incontournable dans l&#8217;Imaginaire français. Elle a remporté le prix Rosny Aîné avec Quitter les monts d’automne. Son dernier roman, toujours chez les éditions Albin Michel Imaginaire, s&#8217;intitule Les jardins du temps. Tout commence au XVIe siècle au Japon. Un monastère, composé exclusivement de femmes et situé [&#8230;] <div class="wp-block-image"> <figure class="aligncenter size-large is-resized"><img width="700" height="1024" data-attachment-id="86154" data-permalink="https://aupaysdescavetroll.fr/2026/06/15/les-jardins-du-temps-emilie-querbalec/querbalec-lesjardinsdutemps-700w/" data-orig-file="https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/05/querbalec-lesjardinsdutemps-700w.jpg" data-orig-size="700,1024" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;,&quot;alt&quot;:&quot;&quot;}" data-image-title="querbalec-lesjardinsdutemps-700w" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/05/querbalec-lesjardinsdutemps-700w.jpg?w=700" src="https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/05/querbalec-lesjardinsdutemps-700w.jpg?w=700" alt="" class="wp-image-86154" style="aspect-ratio:0.6835950782684107;width:434px;height:auto" srcset="https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/05/querbalec-lesjardinsdutemps-700w.jpg 700w, https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/05/querbalec-lesjardinsdutemps-700w.jpg?w=103 103w, https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/05/querbalec-lesjardinsdutemps-700w.jpg?w=205 205w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /></figure> </div> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Émilie Querbalec est devenue en quelques années une autrice incontournable dans l&rsquo;Imaginaire français. Elle a remporté le prix Rosny Aîné avec <a href="https://aupaysdescavetroll.fr/2020/08/25/quitter-les-monts-dautomne-de-emilie-querbalec/"><em>Quitter les monts d’automne</em></a>. Son dernier roman, toujours chez les éditions Albin Michel Imaginaire, s&rsquo;intitule <em>Les jardins du temps</em>.</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Tout commence au XVI<sup>e</sup> siècle au Japon. Un monastère, composé exclusivement de femmes et situé sur le mont Huei, est assiégé par des guerriers qui veulent s&#8217;emparer d&rsquo;un artefact spécial doté de pouvoirs dangereux. A partir de cet événement va se dérouler toute l&rsquo;histoire qui porte en elle les conséquences de cette attaque. Le roman est divisé en plusieurs parties se déroulant à plusieurs époques, toutes liées à ce point de départ.</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Émilie Querbalec nous entraîne ainsi dans une fresque historique à travers le temps et les personnages. Mais elle a une vision du temps bien à elle liée à des cercles concentriques. Chaque époque a une ambiance particulière, tantôt orientée policier, ou bien thriller scientifique, tout en commençant par de la fantasy. On croise ainsi la route de nombreux personnages tout en essayant de démêler la trame du temps et de lier les différentes périodes entre elles. La plume de l&rsquo;autrice est toujours fluide et agréable, entraînant le lecteur assez facilement dans son univers.</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Cependant, la vision du temps développée dans le roman est bien différente de celle à laquelle nous sommes habitués en Occident. Le temps dans cette oeuvre n&rsquo;est pas linéaire, mais lié à des cercles concentriques et des univers parallèles. Le concept est intéressant mais pas assez poussé, pas assez clair. Le roman est peut-être un peu trop ambitieux pour vraiment convaincre pleinement. On a par moments une impression de fou, d&rsquo;une intrigue difficile à vraiment cerner.</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Ainsi, <em>Les jardins du temps</em> est un roman bien écrit au concept très intéressant. Le décor japonisant et l&rsquo;aspect historique apportent beaucoup. Le récit aurait gagné à être un peu plus développé pour pleinement convaincre.</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Autres avis: <a href="https://lenocherdeslivres.wordpress.com/2026/04/27/les-jardins-du-temps-emilie-querbalec/">Le nocher des livres</a>, <a href="https://www.outrelivres.fr/les-jardins-du-temps/">Stéphanie Chaptal (De l’autre côté des livres)</a>, <a href="https://boojum.fr/emilie-querbalec-les-jardins-du-temps">Sylvain Bonnet (Boojum)</a>, <a href="https://yossarianblogdotcom.wordpress.com/2026/04/10/les-jardins-du-temps/">Yossarian (Sous les galets, la page…)</a>, <a href="https://lageekosophe.com/2026/04/18/les-jardins-du-temps-emilie-querbalec/">La Geekosophe</a>, <a href="https://weirdaholic.blogspot.com/2026/04/metro-querbalec-terminus-cosmos.html">Weirdaholic</a>, <a href="https://lesblablasdetachan.wordpress.com/2026/04/21/les-jardins-du-temps-demilie-querbalec/">Tachan</a>, <a href="https://lepauledorion.com/2026/04/27/les-jardins-du-temps-emilie-querbalec/">L&rsquo;épaule d&rsquo;Orion</a>, </p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Autrice: Émilie Querbalec</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Maisons d&rsquo;éditions: Albin Michel Imaginaire</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Parution: 1 avril 2026</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Japon.<br>Fin du XVIe siècle.<br>Les troupes d’Oda Nobunaga donnent l’assaut contre le temple du dieu Dragon, sur le mont Hiei, près de Kyôto. Pendant la bataille qui oppose les moniales aux troupes du seigneur de la guerre, une inestimable relique est brisée.<br>Quatre siècles plus tard, deux spécialistes du Temps sont appelés au cimetière de Mikageyama. Une tête tranchée a été trouvée dans une tombe, elle semble dater du Japon féodal. Et contre toute attente, elle donne toujours des signes de vie. Les relevés à proximité de la sépulture montrent que le temps s’y écoule très lentement.<br>Cette découverte pourrait révolutionner la compréhension de la nature même du temps. À moins qu’elle ne soit la première manifestation d’une série de dangereuses perturbations.</p> <p class="wp-block-paragraph"></p> Aurélie Wellenstein - La Fille du feu https://233degrescelsius.blogspot.com/2026/06/aurelie-wellenstein-la-fille-du-feu.html 233°C urn:uuid:40264e6b-1f75-de97-12c0-4b818d1bae72 Thu, 11 Jun 2026 18:18:00 +0200 <div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiOaXB4nzhfgMA9fHVaCH4vvXRlDKJSDuWvikffiYuNbzi9Ddzhmy4XvnU4fxWIBM3L4n63qB7zaYDDj74Jvxa8p-Wz6dNwX7smFbG1xH_M_TqO4En62sUusxXgFnHutr_Zn389TAsejqCu82yz2953PU3MEMwri0_xO7ABd4g4-6i0_iPfd29zGsps8IIT/s1000/lafilledufeu.jpg" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"><img border="0" data-original-height="1000" data-original-width="667" height="400" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiOaXB4nzhfgMA9fHVaCH4vvXRlDKJSDuWvikffiYuNbzi9Ddzhmy4XvnU4fxWIBM3L4n63qB7zaYDDj74Jvxa8p-Wz6dNwX7smFbG1xH_M_TqO4En62sUusxXgFnHutr_Zn389TAsejqCu82yz2953PU3MEMwri0_xO7ABd4g4-6i0_iPfd29zGsps8IIT/w266-h400/lafilledufeu.jpg" width="266" /></a></div><div style="text-align: center;"><i>La Fille du feu, Aurélie Wellenstein, 2025, 247 pages</i></div><br /> Nathanaël, musicien traumatisé par un feu de forêt dans l'enfance, arrive dans le village inuit d'Ilussuaq pour capter les sons d'un peuple disparaissant. Il y fera la rencontre de Cadzow, son guide, pendant qu'un peu plus loin Mia, une jeune fille capable de combustion spontanée, erre dans les plaines enneigées après avoir fui une base scientifique.<br /><br /> Ces trois personnages sont, chacun à leur manière, liés au feu, aux forêts et aux animaux. Et par cette simple phrase, vous avez tous les éléments qui sont au coeur de <i>La Fille du feu</i>. La thématique est claire et on ne peut pas reprocher grand chose au message qui met en avant l'écologie. Sauf qu'il n'y a pas grand chose d'autre.<br /><br /> Le premier tiers de mise en place est assez entraînant. Puis la situation se stabilise en une longue déambulation en forêt, et c'est beaucoup moins emballant. Il n'y a guère de rebondissement et les introspections des personnages ont tendance à se répéter. J'avais perdu depuis un moment mon intérêt quand est arrivée la conclusion. L'idée générale n'est pas mauvaise en soi mais elle aurait gagner à avoir plus de dynamisme ou un format plus court, en tout cas pour mon plaisir personnel.<br /><br /> <i>Couverture : Aurélien Police</i><br /> <i>D'autres avis : <a href="https://yuyine.be/review/book/la-fille-du-feu"><span style="color: #da901f;">Yuyine</span></a>, ...</i><br /> Fantômes et giboulées | « Tout ce qui ne vous tue pas vous rend plus mort » https://dragongalactique.com/2026/06/11/fantomes-et-giboulees-catherine-dufour/ Le dragon galactique urn:uuid:67bdd720-05c7-77fa-e5aa-af19074eb235 Thu, 11 Jun 2026 08:27:00 +0200 Fantômes et giboulées est un roman écrit par Catherine Dufour et publié chez Robert Laffont dans la collection La Bête Noire (ce qui est quand même un cool nom pour une collection de romans noirs,&#8230; <a href="https://dragongalactique.com/2026/06/11/fantomes-et-giboulees-catherine-dufour/">Plus</a> Sept Jours - Fabrice Colin https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2026/06/sept-jours-fabrice-colin.html Les Lectures du Maki urn:uuid:e9b29314-1d28-2fd4-21a4-029f873ad346 Thu, 11 Jun 2026 06:58:35 +0200 <p></p><div style="text-align: center;">&nbsp;<a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiB_h_xFcTQusMr4YsHZ7C_xG1KyhWeLCSeQ0oJWJ6Oad6kf1XUo8B9lNMG_8WIzTFzBfd6p93b-EZ2dN_x3T6_OMByvUOvTWcHLHXtrsskupRT4vM-QkZTvD0JDcAKID0Pla5GJpmn8_4ZdT5IZPfipK-lAaSs-AE29IgiQoFeLldxM1Se11LMcZXz4kg/s1242/9782702195345-001-X.webp" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em; text-align: center;"><img border="0" data-original-height="1242" data-original-width="780" height="320" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiB_h_xFcTQusMr4YsHZ7C_xG1KyhWeLCSeQ0oJWJ6Oad6kf1XUo8B9lNMG_8WIzTFzBfd6p93b-EZ2dN_x3T6_OMByvUOvTWcHLHXtrsskupRT4vM-QkZTvD0JDcAKID0Pla5GJpmn8_4ZdT5IZPfipK-lAaSs-AE29IgiQoFeLldxM1Se11LMcZXz4kg/s320/9782702195345-001-X.webp" width="201" /></a></div><div style="text-align: center;"><span style="font-family: courier; font-size: x-large;">Face à l'incertitude</span></div><br /><div style="text-align: justify;"><b>Fabrice Colin</b> est un auteur français protéiforme qui s'est d'abord illustré dans les littératures de l'imaginaire : fantasy et science-fiction, avant d'élargir sa palette au polar, à la bande dessinée et à une littérature plus blanche dont <i>Sept Jours</i>&nbsp;est la dernière illustration.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Après vingt ans de vie commune, Marie trompe Julien. Ce dernier découvre l'infidélité de sa compagne. Lors d'une sortie en famille dans les montagnes environnantes, une énième dispute éclate dans la voiture. Les enfants endormis à l'arrière de la voiture se réveillent. Marie fait arrêter le véhicule et claque la portière. Julien feint de continuer sa route pendant une centaine de mètres. Quand il regarde dans le rétro, Marie n'est plus là. Il fait demi-tour, en vain, elle a disparu sans laisser de traces. La nuit tombe, la tempête se lève, et Julien, désespéré, tente de retrouver celle qu'il aime...</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Sept ans s'écoulent. Sept&nbsp;ans d'enquête vaine, sept ans pour réapprendre à vivre avec le mystère absolu de cette disparition. Sept ans durant lesquels une nouvelle vie s’ouvre à eux… jusqu’à ce soir où le passé frappe à la porte.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><i>Sept jours</i> est un texte poignant sur le temps qui passe, l'oubli et le deuil. Par des mots simples, <b>Fabrice Colin</b> transmet les émotions contradictoires de Julien, où l'amour se dispute à la haine, où la joie de retrouver l'être aimé se heurte à l'acceptation de sa perte. Une fable mélancolique sur l'incertitude et la manière de s'y confronter. Un texte hors du temps qui ne laissera personne indemne, ni les personnages du roman, ni son lectorat.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><br />Chez <a href="https://justaword.fr/sept-jours-le-s-temps-du-deuil-bf19c433834f" target="_blank">Just a Word</a>.<div><br /></div><div><br /></div> Les Naufragés de Velloa https://lechiencritique.blogspot.com/2026/06/les-naufrages-de-velloa.html Le chien critique urn:uuid:5f8acc81-5560-a1e2-24c2-c6adf6e9b14d Wed, 10 Jun 2026 09:27:26 +0200 <p style="text-align: center;">&nbsp;<a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiaQomdHA7dYlMCjuzmNvq6NIKS5ov3bw4l2bxaq9K8HBnBYKkUjxcPt5PSC7hxrBc13F_xWSvPnOpBWB7J-IDapgQX6KAyngSY6-EkFbB0-0sTZnY5bwXEM1rEBFMUKfCY9UlXXCJeRofB1MoKFU5aQrBK6EPuNkFEXD7R0uOAC4QjMWU5EB7JKOlY4mna/s1500/8153zYJtaWL._SL1500_.jpg" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"><img border="0" data-original-height="1500" data-original-width="986" height="400" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiaQomdHA7dYlMCjuzmNvq6NIKS5ov3bw4l2bxaq9K8HBnBYKkUjxcPt5PSC7hxrBc13F_xWSvPnOpBWB7J-IDapgQX6KAyngSY6-EkFbB0-0sTZnY5bwXEM1rEBFMUKfCY9UlXXCJeRofB1MoKFU5aQrBK6EPuNkFEXD7R0uOAC4QjMWU5EB7JKOlY4mna/w263-h400/8153zYJtaWL._SL1500_.jpg" width="263" /></a></p><h3 style="text-align: left;">Romain Benassaya, 2019, Critic / Pocket, 450 p., 8€ epub sans DRM</h3><h3 style="text-align: left;"><br /><br /></h3><div style="text-align: justify;">Le Grand Soir n’a pas eu lieu, mais le Grand Exode, lui, a bien laissé les plus pauvres sur le carreau. Bienvenue dans Les Naufragés de Velloa, là où l'humanité a enfin réussi à se débarrasser de ses déchets (nous).<br /><br /><br /><h4>Pitch de l'éditeur :&nbsp;</h4>XXVIIIe siècle. Mars et Vénus dominent le système solaire, protégeant jalousement leur surface habitable des milliards de naufragés condamnés à errer dans l'espace suite à la destruction de la Terre.Quand Mark Slaska, agent des services de renseignement martiens, découvre sur Mercure un vaisseau de naufragés à qui Vénus avait refusé l'asile, a pu rejoindre l'étoile Sigma Draconis quatre cents ans plus tôt, une vive stupéfaction s'empare des deux planètes : comment un appareil à peine capable de faire la distance Terre-Vénus a-t-il pu parcourir une distance de près de 20 années-lumière, qui plus est, de manière quasi-instantanée ? Existe-t-il une force, dans l'orbite de l'étoile, qui les y aurait invités ?&nbsp;&nbsp;<br />&nbsp;</div><div style="text-align: justify;"><br /><h4>Mon ressenti :</h4>Au 28e siècle, l'humanité a enfin sonné le clap de fin de la Terre, la rendant inhabitable. Une grande partie de la population a péri, tandis que les puissants ont colonisé Mars et Vénus. Reste une lie de l'humanité à qui l'on refuse toute entrée sur ces îlots : les "blattes".<br /><br />On pourrait reprocher à l'auteur un pitch caricatural, digne de la lutte des classes des années 70, mais si l'on se penche sur notre société actuelle, on remarque bien vite que nous vivons nous-mêmes dans une caricature. En outre, l'auteur n'est pas naïf et nous dresse un univers malheureusement très crédible. La science-fiction, en nous contant l'avenir, ne cesse de nous interroger sur notre présent. Dont acte.<br /><br />Mais ce n'est pas un essai, loin de là. C'est un pur thriller avec, principalement, trois points de vue. Chaque étape nous montre la complexité de cet univers ainsi que celle de la nature humaine. Car, au-delà de ces sociétés, la majorité des gens qui les composent ne sont pas aussi tranchés dans leurs opinions une fois que leurs œillères tombent.<br /><br />Moins réussi, selon moi, est la planète lointaine découverte et son régime féodal. C'est dessiné plus grossièrement, et le thème "la religion est l'opium du peuple" aurait mérité d'être plus nuancé.<br /><br />Romain Benassaya est habitué aux "big dumb objects" ; c'est un peu moins le cas ici, son grand objet stupide est tout simplement cassé. Reste à savoir par qui ? Ce fil rouge purement SF a maintenu mon intérêt tout au long. Tous les secrets ne sont pas révélés et il faudra lire l'ensemble de l'œuvre de l'auteur pour, peut-être, avoir des réponses. Même si la fin reste trop précipitée, sa nature ouverte ne m'a pas gêné.<br /><br />Un très bon thriller.</div> Une-Heure-Lumière - Hors-Série 2026 : Audrey Pleynet https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2026/06/une-heure-lumiere-hors-serie-2026.html Les Lectures du Maki urn:uuid:48d8f117-65b2-571e-4dbf-1c71d065a7b5 Sat, 06 Jun 2026 18:49:29 +0200 <p></p><div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEioD77k8qi_12Rkr02G-fkrxlGyXngqC4kYrJWvIEZ5nF8I1_C2dQowJoywmzfiQI0y6Y3gSrmZMLbOVCQh0oKGLJgFTaja83hxu6RIaSDf1k2UOr5RAGhFan_TFyb1ruT_6AVDjMqOnKe7PDCr_8bUMFSBZgTYgaJW-hdbwe2TH4Z0XQmFZIlg_mFpKus/s1500/HS.jpg" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"><img border="0" data-original-height="1500" data-original-width="999" height="320" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEioD77k8qi_12Rkr02G-fkrxlGyXngqC4kYrJWvIEZ5nF8I1_C2dQowJoywmzfiQI0y6Y3gSrmZMLbOVCQh0oKGLJgFTaja83hxu6RIaSDf1k2UOr5RAGhFan_TFyb1ruT_6AVDjMqOnKe7PDCr_8bUMFSBZgTYgaJW-hdbwe2TH4Z0XQmFZIlg_mFpKus/s320/HS.jpg" width="213" /></a></div><div style="text-align: center;"><span style="font-family: courier; font-size: x-large;">Altérité</span></div><br /><div style="text-align: justify;">Dix ans, cela fait déjà dix ans que la collection <i><b>Une-Heure-Lumière</b></i> existe... c'est un peu fou ! <b>Olivier Girard,</b> son directeur s'en émerveille et profite de ce neuvième numéro Hors-Série pour nous en dresser un petit bilan chiffré. Il note, entre autres, la sous représentation féminine et francophone, espère un rééquilibrage dans les prochaines années avec l'apparition de nouvelles plumes de qualité à l'instar d'<b>Audrey Pleynet</b> qui petit à petit s'installe au <b><i>Bélial</i></b> : <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2023/07/rossignol-audrey-pleynet.html" target="_blank"><i>Rossignol</i></a>, <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2025/09/sintonia-audrey-pleynet.html" target="_blank"><i>Sintonia</i></a>, quelques nouvelles <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2024/02/bifrost-113-intelligence-artificielle.html" target="_blank"><i>Bifrostiennes</i></a> et <i>Carapaces</i> la longue nouvelle présente dans ce Hors-Série.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div><div style="text-align: justify;">Avec <i>Carapace</i>s, <b>Audrey Pleynet</b> nous offre un moment d'altérité que seul l'imaginaire peut nous procurer. Quelque part dans l'espace, des êtres sentients possédant tentacules, plumes et carapaces sont en guerre avec d'autres espèces mais aussi entre eux, pour cet enjeu universel qu'est le pouvoir. L'autrice nous immerge dans un monde tout autre, sans nous donner les clefs, nous laissant apprivoiser le contexte et les différences de mode de vie au gré de l'histoire. Après une première partie qui peut s'avérer obscure, tout s'éclaire dans la seconde quand le voyage prend de l'ampleur...</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><i>Carapaces</i> est une ode à la vie, à la sauvegarde de l'espèce coûte que coûte, quitte à aller contre sa nature profonde, une histoire sombre où l'espoir demeure, une leçon de vie aussi belle qu'émouvante. En une cinquantaine de pages, l'autrice parvient à décrire un univers singulier, des êtres qui ne le sont pas moins, à nous transporter dans son monde et y développer une intrigue universelle, le tout avec originalité. Il n'en faut pas plus pour démontrer, si cela est encore nécessaire, qu'<b>Audrey Pleynet</b> est l'une des plus grandes autrices françaises de science-fiction, une autrice qui se renouvelle à chaque texte, qui nous émerveille et nous interroge.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Pour conclure ce Hors-Série, <b>Erwann Perchoc</b> revient lui aussi en chiffres sur la collection dans <i>Un, Deux, Trois, UHL...</i> une façon originale de présenter toutes les actrices et tous les acteurs de celle-ci. Une très sympathique mise en perspective.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Bref, ce neuvième Hors-Série est un petit bijou à découvrir. Dépêchez-vous, il n'y en aura peut-être pas pour tout le monde !</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><br /></div></div> Bulles de feu #86 - Mai 2026 https://233degrescelsius.blogspot.com/2026/06/bulles-de-feu-86-mai-2026.html 233°C urn:uuid:08f9584a-70b9-32c3-f250-575afb81a228 Fri, 05 Jun 2026 18:18:00 +0200 Un petit récapitulatif de mes lectures BDs/mangas/comics du mois, pour en garder une trace.<br /> Le classement est absolument imparfait, insatisfaisant et un peu aléatoire mais peut donner un ordre d'idée. Les avis sont (ultra)brefs, n'hésitez pas à demander un complément d'informations en commentaire si nécessaire.<br /><br /> <div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiwuFjRwXSJSDhrlwiNFfHBepCkE04Px62Ed0gWNwVEAQu_5vi8FV9MlYyq-IJNYRS7muOiEXxTHwDxa0bcddmy1Mpeg1AF2rE-wsRAN6jLGox3m5HDQtrQvfV9XoLs8XAPRNo6bBBOO5vpkGosGXtKds8jHYobi-6O0eDE1aj6lzigoaDbq-69yp-1yw/s246/Flamme2.png" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"><img border="0" data-original-height="132" data-original-width="246" height="86" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiwuFjRwXSJSDhrlwiNFfHBepCkE04Px62Ed0gWNwVEAQu_5vi8FV9MlYyq-IJNYRS7muOiEXxTHwDxa0bcddmy1Mpeg1AF2rE-wsRAN6jLGox3m5HDQtrQvfV9XoLs8XAPRNo6bBBOO5vpkGosGXtKds8jHYobi-6O0eDE1aj6lzigoaDbq-69yp-1yw/w161-h86/Flamme2.png" width="161" /></a></div><div style="text-align: center;"><span style="font-family: georgia;"><span style="font-size: medium;"><b>Bien / Ok / Correct</b></span></span></div> <div class="separator" style="clear: both;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgHckmGL5EOJcApUwy_myhZhvMOPuP5ODvwfVYBJ9sv2seZaCIIx3-b2aByjyGn3BA2l2c4tK_xoYLgI0pTh4TvfQrvCyQDMcW9halZqQsFDHZsz41nIScQTgYUZAtDs3guQEkjfMXrg_y8gKynTR-qXdtBEbZh33I-tFMlOm2fXyb0GOuq_Hhyphenhyphenm0OtQjag/s560/Couv_527730.jpg" style="clear: left; display: block; float: left; padding: 1em 0px; text-align: center;"><img alt="" border="0" data-original-height="560" data-original-width="400" height="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgHckmGL5EOJcApUwy_myhZhvMOPuP5ODvwfVYBJ9sv2seZaCIIx3-b2aByjyGn3BA2l2c4tK_xoYLgI0pTh4TvfQrvCyQDMcW9halZqQsFDHZsz41nIScQTgYUZAtDs3guQEkjfMXrg_y8gKynTR-qXdtBEbZh33I-tFMlOm2fXyb0GOuq_Hhyphenhyphenm0OtQjag/s200/Couv_527730.jpg" /></a></div><br /><br /><b><i>En pays lointain</i> - Masumi Sudo</b><br /><br />De bonnes idées (une petite fille qui entend les objets et un inconnu qui débarque dans un village péruvien du XIXème siècle) mais un manga qui va trop vite pour s'attacher et qui reste assez lambda et en surface. <div class="separator" style="clear: both;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEh1Q2xrpnOkefoMcQi3pxJvKQD3bakJDfXFfjff6P0zKkpjiXZY_zDUC41Mpcw1z9_jl69wWrM0Ma8k2c4Nj1Tqpeo8RKUlwjcwCBOgYKkivAkjIxXIPjYOtqqFMCMkMAaK1Nno_leEkG04NLDSJ6OkIXSDxkDErY94FhJyM6nAjw_XO0jPXxqk5Hakw7R-/s1063/Couv_531553.jpg" style="clear: left; display: block; float: left; padding: 1em 0px; text-align: center;"><img alt="" border="0" data-original-height="1063" data-original-width="800" height="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEh1Q2xrpnOkefoMcQi3pxJvKQD3bakJDfXFfjff6P0zKkpjiXZY_zDUC41Mpcw1z9_jl69wWrM0Ma8k2c4Nj1Tqpeo8RKUlwjcwCBOgYKkivAkjIxXIPjYOtqqFMCMkMAaK1Nno_leEkG04NLDSJ6OkIXSDxkDErY94FhJyM6nAjw_XO0jPXxqk5Hakw7R-/s200/Couv_531553.jpg" /></a></div><br /><br /><b><i>La Statue de Gilgamesh</i> - Blaise Guinin et Louis Pelosse</b><br /><br />De bonnes idées mais qui ne parviennent pas à avoir une vraie unité, donnant juste un sentiment d'accumulation. Je ne suis en plus pas fan du style graphique (un peu 'caricatural') et du ton trop ouvertement moderne. <div class="separator" style="clear: both;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEixIdwlY9WtWWBJotVyx8kdaV_HfxiRGZvtVmYNeXYQ26EhIyL3dtnVLfpOIkZxe0TxpVlZe3Do9lGYh44c9R4cuxryHTfekQz3REJI1TBSbYf-HGQKQP0biGG81ccGSNS0XVq6ZhpkzS71nZxGsYvZGm1ZqLkGn-ZsjlowvFKPeY77j698uhwUbPMJXPUw/s551/mauvaisesgensles.jpg" style="clear: left; display: block; float: left; padding: 1em 0px; text-align: center;"><img alt="" border="0" data-original-height="551" data-original-width="400" height="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEixIdwlY9WtWWBJotVyx8kdaV_HfxiRGZvtVmYNeXYQ26EhIyL3dtnVLfpOIkZxe0TxpVlZe3Do9lGYh44c9R4cuxryHTfekQz3REJI1TBSbYf-HGQKQP0biGG81ccGSNS0XVq6ZhpkzS71nZxGsYvZGm1ZqLkGn-ZsjlowvFKPeY77j698uhwUbPMJXPUw/s200/mauvaisesgensles.jpg" /></a></div><br /><br /><b><i>Les mauvaises gens</i> - Étienne Davodeau</b><br /><br />La montée du socialisme et du syndicalisme dans une France rurale et catholique des années 50-70. Rien de bouleversant mais une bonne page d'Histoire. <div class="separator" style="clear: both;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhFkbyhy2_2edcY7mrRxilc-I_gB8uhPOpxd1gZ2GWkc5s9O7rYYYTeBVN2gR10sQaLA43RmqGvXNdTXmjT1LmmVEl3WMHA5GXBquI_8c5UB9UmfU3Hj7geWIZYKS9rXEtZowEUBzy36Ni9p7H8WCaDqpCpsmp8zORr1wEzwEMbd3DMg-BCr9eSByXJUdWw/s602/Couv_527530.jpg" style="clear: left; display: block; float: left; padding: 1em 0px; text-align: center;"><img alt="" border="0" data-original-height="600" data-original-width="602" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhFkbyhy2_2edcY7mrRxilc-I_gB8uhPOpxd1gZ2GWkc5s9O7rYYYTeBVN2gR10sQaLA43RmqGvXNdTXmjT1LmmVEl3WMHA5GXBquI_8c5UB9UmfU3Hj7geWIZYKS9rXEtZowEUBzy36Ni9p7H8WCaDqpCpsmp8zORr1wEzwEMbd3DMg-BCr9eSByXJUdWw/s200/Couv_527530.jpg" width="200" /></a></div><br /><br /><b><i>Les Sentiers d'Anahuac</i> - Romain Bertrand et Jean Dytar</b><br /><br />Une BD qui raconte plus qu'elle fait vivre, ce qui est un peu compensé par l'aspect historique de l'ouvrage présentant l'histoire du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Codex_de_Florence"><span style="color: #da901f;">Codex de Florence</span></a>. Et surtout par son aspect graphique, créatif dans la construction des planches et mêlant deux styles pour différencier les deux peuples. <div class="separator" style="clear: both;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgfqpedKf3Js6TshsuqEC_C1dzWCQ1mBzilcS0WGa86Bj4jK9CapHhi3YBIAyHQnWFI7HHEtsdxXu0KiN51XXR1_4K0JLHoqHJvC0TqF-JYtVZ97KqWCFSKXjazfjA24VQO_UiIaWqX0CMC00rCGpNiOydswoNpAtXas4Zf5Xshv4WMJDoyYSYPUqil9Lwm/s1135/Couv_528396.jpg" style="clear: left; display: block; float: left; padding: 1em 0px; text-align: center;"><img alt="" border="0" data-original-height="1135" data-original-width="850" height="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgfqpedKf3Js6TshsuqEC_C1dzWCQ1mBzilcS0WGa86Bj4jK9CapHhi3YBIAyHQnWFI7HHEtsdxXu0KiN51XXR1_4K0JLHoqHJvC0TqF-JYtVZ97KqWCFSKXjazfjA24VQO_UiIaWqX0CMC00rCGpNiOydswoNpAtXas4Zf5Xshv4WMJDoyYSYPUqil9Lwm/s200/Couv_528396.jpg" /></a></div><br /><br /><b><i>Le Château des animaux</i> T.3-4/4 - Xavier Dorison et Félix Delep</b><br /><br />Une bonne conclusion pour une très bonne série. Une fin logique qui contrebalance bien le réalisme désespérant de sa dissection des mécanismes du pouvoir et du contrôle des masses. <div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiDoOM1jxWGrlPuONkG-IYqaTVTjjzpu1gBxy_KI3EVhlIojpt_FkTLMgZkaq2CMvIIjMhdP2PPeeI4YfvB7VJlVhAy0UAmBeLB9RWUIbhZBzUsAVHQgSWcu4XhGYJt_xJ8cfNiT3c1Lwz3dhqn-h6-yPCOa7Q7qzeeAtHJn1mSJzciSIRKBfV4O3eI7Q/s359/Flamme3.png" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"><img border="0" data-original-height="132" data-original-width="359" height="88" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiDoOM1jxWGrlPuONkG-IYqaTVTjjzpu1gBxy_KI3EVhlIojpt_FkTLMgZkaq2CMvIIjMhdP2PPeeI4YfvB7VJlVhAy0UAmBeLB9RWUIbhZBzUsAVHQgSWcu4XhGYJt_xJ8cfNiT3c1Lwz3dhqn-h6-yPCOa7Q7qzeeAtHJn1mSJzciSIRKBfV4O3eI7Q/w240-h88/Flamme3.png" width="240" /></a></div><div style="text-align: center;"><span style="font-family: georgia;"><span style="font-size: medium;"><b>Très bien</b></span></span></div> <div class="separator" style="clear: both;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgopFNOxEFt5jGztkBQ4sh-buHZBgEfkDqFA3ea_F4WQd8P90KRmwI6-Ceh4-JvQscDehh532i0nWsOWqzomsRETJXe4jG9GmFuuj8c3L0CVkpstey-Bhk3lz5Pr3dt_gmrpOM3B2kTFhwaFOVZZOUrpVns5pcbLSmxHvr7vlpvayfvpTOd30OT2mXlrC41/s763/Couv_527535.jpg" style="clear: left; display: block; float: left; padding: 1em 0px; text-align: center;"><img alt="" border="0" data-original-height="763" data-original-width="600" height="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgopFNOxEFt5jGztkBQ4sh-buHZBgEfkDqFA3ea_F4WQd8P90KRmwI6-Ceh4-JvQscDehh532i0nWsOWqzomsRETJXe4jG9GmFuuj8c3L0CVkpstey-Bhk3lz5Pr3dt_gmrpOM3B2kTFhwaFOVZZOUrpVns5pcbLSmxHvr7vlpvayfvpTOd30OT2mXlrC41/s200/Couv_527535.jpg" /></a></div><br /><br /><b><i>Les Guerres de Lucas - Épisode II</i> T.2/? - Laurent Hopman et Renaud Roche</b><br /><br />Dans la lignée du <a href="https://233degrescelsius.blogspot.com/2025/11/bulles-de-feu-79-octobre-2025.html"><span style="color: #da901f;">premier tome</span></a>, l'histoire une nouvelle fois mouvementée du deuxième film <i>Star Wars</i>, toujours très bien menée et riche en détails. <div class="separator" style="clear: both;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj7lOmYl8fgwgVZQPnr2zsf_Me0SnK4ktOGVAOoA1boWoDKnj27kk28RgMaUIDhJclfp7RqvroM1uPZlAEHL8AToLHN-J6ZM5dl5OrDW-weirMbzvcYi1gdrfwvO9n-9V5YUv5Osa2xC87x2o9Oj24uPPgWoL6pgU4IRsQ-DcbPZhLJkatzz92s5aVZVSvw/s1200/Couv_518836.jpg" style="clear: left; display: block; float: left; padding: 1em 0px; text-align: center;"><img alt="" border="0" data-original-height="1200" data-original-width="784" height="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj7lOmYl8fgwgVZQPnr2zsf_Me0SnK4ktOGVAOoA1boWoDKnj27kk28RgMaUIDhJclfp7RqvroM1uPZlAEHL8AToLHN-J6ZM5dl5OrDW-weirMbzvcYi1gdrfwvO9n-9V5YUv5Osa2xC87x2o9Oj24uPPgWoL6pgU4IRsQ-DcbPZhLJkatzz92s5aVZVSvw/s200/Couv_518836.jpg" /></a></div><br /><br /><b><i>Downlands</i> - Norm Konyu</b><br /><br />Une histoire de deuil très classique mais qui s'avère captivante pour son ambiance pleine de fantastique et de folklore anglais. Le dessin est particulier, très anguleux, mais on s'y habitue et ça participe à rendre l'atmosphère encore plus unique. <div class="separator" style="clear: both;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiQkLKIKl3RKmJy5okrVrvIrQVBsG6V1auOob5eUEYhV0nNMWHnHZ0vNjXHjVvr_5ROSmVtD1IL28HsS5HlBfzg5lHBN31r8G_l1wg2I33zoV_jZo3hpEhEmxuDntsIWNfnb7T74r5h6Mg0MtmCyl41QZk2XiNk4gDtsEhIKtgMOazz75VwY3ZGDopcS1i9/s1127/Couv_526973.jpg" style="clear: left; display: block; float: left; padding: 1em 0px; text-align: center;"><img alt="" border="0" data-original-height="1127" data-original-width="850" height="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiQkLKIKl3RKmJy5okrVrvIrQVBsG6V1auOob5eUEYhV0nNMWHnHZ0vNjXHjVvr_5ROSmVtD1IL28HsS5HlBfzg5lHBN31r8G_l1wg2I33zoV_jZo3hpEhEmxuDntsIWNfnb7T74r5h6Mg0MtmCyl41QZk2XiNk4gDtsEhIKtgMOazz75VwY3ZGDopcS1i9/s200/Couv_526973.jpg" /></a></div><br /><br /><b><i>Soli Deo Gloria</i> - Jean-Christophe Deveney et Édouard Cour</b><br /><br />Un très bon ouvrage avec la musique, principalement religieuse, au coeur de son histoire et de son dessin. À la fois une histoire consistante et un style graphique marquant, en plus d'une réflexion sur la création et l'orgueil qui peut aller avec. Nous https://lebibliocosme.fr/2026/06/05/nous/ Science-Fiction – Le Bibliocosme urn:uuid:1328faab-6dcc-8042-a9a4-a66b592d4696 Fri, 05 Jun 2026 10:00:02 +0200 Titre : Nous Auteur/Autrice : Christelle Dabos Éditeur : Gallimard Date de publication : 2024 Synopsis : L&#8217;instinct est irrépressible et sert le NOUS. Mais si le jeune Goliath, un PROTECTEUR fracassé, sauve des vies, c&#8217;est aussi parce qu&#8217;il rêve de devenir Saint. Claire, elle, cache derrière son Instinct de CONFIDENTE un secret qui pourrait faire vaciller tout le système. Dans un monde où la Bureaucratie Instinctive est impénétrable, et où les détracteurs du NOUS œuvrent dans l&#8217;ombre, une chose les relie: leurs certitudes vont bientôt voler en éclats. &#8230; Après la fantasy, place à la dystopie De Christelle Dabos, on retient surtout l’incroyable succès de sa série en quatre volumes « La Passe-miroir », une œuvre de fantasy originale portée par une héroïne difficile à oublier. Depuis, l’autrice a publié deux romans indépendants situés dans des univers complètement différents mais qui se distinguent à nouveau par leur singularité. Dans « Ici et seulement Ici », Christelle Dabos imaginait un établissement scolaire un peu particulier dans lequel des règles aussi saugrenues que cruelles étaient scrupuleusement respectées par les élèves, et livrait ainsi une métaphore de la sociabilisation adolescente percutante. Même sentiment d’uppercut avec « Nous », une dystopie mettant en scène deux jeunes adultes reconvertis en apprentis détectives : Claire et Goliath. Tous deux évoluent dans une société ultra hiérarchisée dans laquelle tout le monde possède un Instinct, c’est à un dire une force capable de supplanter le libre-arbitre de chacun pour le pousser à effectuer ce pour quoi il est censé être né. Certains possèdent un Instinct de Protecteur (comme Goliath), ce qui les pousse à venir en aide à n’importe quel individu en danger à un certain nombre de mètres à la ronde (la portée de chacun instinct varie en fonction des personnes). D’autres sont des Confidents (comme Claire) et sont destinés à écouter toute personne qui en éprouverait le besoin. Mais il y a aussi des réparateurs, des dociles, des soignants… Certains instincts sont bien sûr moins prestigieux que d’autres : imaginez par exemple que l’instinct que vous possédez vous pousse inexorablement à ouvrir une porte dès que quelqu’un en a besoin. Ou à vous débarrasser par n’importe quel moyen de la vermine grouillant autour de vous. Satisfait ou pas de son Instinct, de toute façon personne n’a le choix, tout comme le rappellent les principes instinctifs : « Tout le monde a un Instinct. L’Instinct sait où, quand, comment. Tu n’a pas à savoir pourquoi. » Officiellement, tous les Instincts se valent, ce n’est donc pas leur nature qui détermine la place occupée par un individu dans la société. Ce qui va faire la différence, c’est le nombre de vies sauvées. 11, 101, 1001… : en fonction du nombre de morts évités, un citoyen se verra érigé au rang de Vertueux, Ange, Archange, Chérubin ou, pourquoi pas, Suprême. Évidemment, si votre Instinct consiste à soigner ou sauver votre prochain, vos chances sont statistiquement plus élevées de parvenir à gravir les échelons de la sainteté (synonymes évidemment d’un meilleur confort de vie). Une enquête menée tambour battant C’est donc dans cette société où les individus se sont vus privés de leur libre-arbitre qu’évoluent Claire et Goliath. Lui est un Protecteur qui ne rêve rien tant que d’accéder au premier échelon de la sainteté (Vertueux), et ce avant la date butoir de ses 18 ans. Or, il ne lui reste que quelques jours avant l’anniversaire fatidique, et il manque toujours une petite vie à son compteur. Claire, elle, est une Confidente cachant un lourd secret et cherchant par conséquent à tout prix à ne pas se faire remarquer. Leur chemin vont se croiser lorsqu’ils vont tous les deux être intrigués par la disparition de plusieurs personnes de leur quartier, sans qu’aucun lien apparent ne puisse être tissé entre ces individus aux profils et aux parcours extrêmement variés. Guidée l’une par la curiosité et l’autre par l’ambition, ils vont unir leur force pour mener l’enquête et tenter de découvrir qui est à l’origine de ces disparitions. Leurs investigations ne vont évidemment pas être de tout repos, à la fois parce qu’ils vont très vite tomber sur de sérieux obstacles, mais aussi parce qu’on ne pouvait pas faire plus différents en terme de caractère que ces deux là. Le roman se compose de deux parties qui auraient pu en réalité être découpées en deux tomes distincts tant elles se révèlent différentes en terme d’ambiance et d’échelle. L’une et l’autre possèdent en tout cas les mêmes qualités et nous offrent chacune le même plaisir de lecture. Dans un tout autre style que celui de « La Passe miroir », Christelle Dabos parvient une fois encore à bluffer ses lecteurices et signe un texte marquant et intelligent. L’autrice a pris grand soin de proposer un cadre cohérent régi par des lois bien précises que l’on prend plaisir à appréhender au fur et à mesure de l’histoire. Difficile de ne pas éprouver un profond sentiment de malaise face à cette société ultra codifiée où la notion de liberté n’est plus qu’un lointain souvenir. C’est d’autant plus glaçant que l’origine de cette privation de liberté n’est cette fois pas à chercher du côté d’un quelconque tyran ou régime totalitaire mais se trouve au sein même de chaque individu. Satisfait ou pas, volontaire ou pas, personne ne peut se débarrasser de son Instinct ni s’en dérober, et c’est ce qui fait de ce récit une dystopie si glaçante. Des personnages inoubliables Heureusement, Christelle Dabos n’a pas son pareil pour donner le jour à des personnages lumineux et inoubliables qui vont rendre cette plongée dystopique non seulement supportable mais même agréable. Comme Ophélie et Thorne en leur temps, Claire et Goliath forment un duo de choc qu’on prend énormément de plaisir à suivre et à voir évoluer au contact l’un de l’autre. Le récit alterne dans un premier temps entre leurs deux seuls points de vue, ce qui permet de se familiariser rapidement avec l’univers mais surtout de s’attacher à ces deux jeunes adultes possédant une perception très différente du monde dans lequel ils vivent. Goliath est en effet pleinement convaincu par la propagande instinctive et est prêt à tout pour gravir les échelons, sans chercher à se faire passer pour un type sympa. Il est ambitieux, le sait et n’entend pas le cacher. Claire, elle, est beaucoup plus mystérieuse et surtout plus critique concernant leurs instincts respectifs. Elle apporte une touche de recul et de réflexion bienvenue, si bien qu’on ne s’étonne pas de la voir endosser le rôle du grain de sable qui vient faire dérailler la machine. La première partie du roman consacrée à l’enquête ressemble à un vrai page-turne, reprenant efficacement les codes du thriller et se déroulant en un temps et un espace réduit. On change de dimension avec la seconde moitié du roman qui nous permet d’appréhender le système instinctif à une toute autre échelle, ce qui explique la multiplication des personnages et des points de vue. L’autrice y met en scène un Goliath démunit face au dévoiement de plus en plus nombreux de certains Instincts, et une Claire prête à se jeter dans la gueule du loup pour avoir des réponses aux questions qui l’obsèdent depuis toujours. Cette prise de risque prend la forme d’une surexposition médiatique affolante avec laquelle je me suis demandée si l’autrice avait cherché à réaliser un parallèle avec sa propre notoriété soudaine. Moins rythmée que l’enquête initiale, cette quête qui occupe les personnages dans la seconde moitié n’en demeure pas moins captivante et permet d’étendre et d’enrichir encore davantage l’univers élaboré par l’autrice. C’est aussi l’occasion de voir enfin la belle fable de l’Instinct et du monde parfait vaciller, tout en étant aux premières loges pour assister aux mesures désespérées prises au plus haut sommet de l’échelle sociale pour maintenir un système manifestement à bout de souffle. Avec « Nous », Christelle Dabos signe une très belle dystopie mettant en scène un duo d’apprentis enquêteurs dans une société où le libre-arbitre a été supplanté par l’Instinct, irrépressible et tout puissant. Véritable page-turner, le roman captive du début à la fin et séduit aussi bien par la qualité de son intrigue, l’originalité de son concept, et surtout l’affection profonde que l’on voue à ses personnages qui, à l’instar de l’héroïne de la « Passe-miroir », laisseront une marque indélébile dans la mémoire des lecteurices. Autres critiques : ? Les dieux lents – Claire North https://nevertwhere.blogspot.com/2026/06/les-dieux-lents-claire-north.html Nevertwhere urn:uuid:18dcedab-077f-b118-0d67-beb90374fa3f Fri, 05 Jun 2026 08:00:00 +0200 <div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><img alt="Les dieux lents - couverture" border="0" data-original-height="736" data-original-width="500" height="400" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj4TdmNJt-s8Zp_YeAT_IIoQMBIMYcx6ZOrrslvkZezdAcDr0UlACYB1LSYK25XO1CHquJRVgZgSd2tqEKEXxDaPS6Y8dntUILXPOqxeUi7pORxDQCSCMyf1XGH7mLxjqB_QA6pKHv3z73GQkHYnKHXa3ur971Iy9i8O6ivA-ymvhVFaylEsgSxojyVwwdE/w271-h400/lesdieuxlents.jpg" width="271" /></div><p>Après <i><a href="https://nevertwhere.blogspot.com/2023/04/la-maison-des-jeux-cycle-complet-claire.html">La maison des jeux</a></i>, une trilogie de novellas à tendance fantastique, et <i><a href="https://nevertwhere.blogspot.com/2024/08/sweet-harmony-claire-north.html">Sweet Harmony</a></i>, un récit de SF très marquant, je continue à explorer l’œuvre de Claire North avec <i>Les dieux lents</i>, un roman de space opera qui nous emmène dans un voyage aussi étonnant que percutant...<span></span></p><a name='more'></a>… mais clairement pas des plus faciles à résumer. Enfin ce n’est pas tellement que l’intrigue soit difficile à raconter, mais c’est plus qu’il me semble que c’est le genre de roman dans lequel il faut se lancer sans en savoir trop, tant le début est étrange. Ce qui n’est pas très surprenant quand la première partie s’intitule <i>Les circonstance de ma mort</i>.<br /><br />Pour ma part, il m’a bien fallu 100 pages pour rentrer dedans, après quoi j’ai été happée par l’histoire, l’univers, le ton.<br /><br />J’ai vu passé un avis qui tissait la comparaison avec Ursula K. Le Guin, et il est vrai qu’il y a quelque chose qui rappelle son œuvre dans cette attention apportée à la création de sociétés très différentes. Et aussi dans ce protagoniste principal qui semble presque plus un observateur qu’un acteur de l’histoire (même si cela se discute par moments).<br /><br />En tout cas j’ai beaucoup aimé cet univers de space-opera très riche, qui rassemble et oppose des cultures et des modes de vie très différents. Cela s’exprime notamment par tout un travail sur la langue, avec des systèmes de pronoms différents selon les mondes qui montre qu’il est tout à fait possible de se détacher d’une définition binaire du genre.<br /><br />Je tire d’ailleurs mon chapeau à Michelle Charrier, la traductrice, qui a très bien su gérer cette question (et tout le reste du texte d’ailleurs).<br /><br />J’ai apprécié également que Claire North se serve de la diversité de ces mondes pour interroger moult problématiques très actuelles. C’est le cas lorsqu’on assiste aux actions de l’Éclat et qu’on s’interroge sur les mécaniques de l’oppression et de la résistance. C’est aussi frappant quand certains éléments du récit nous renvoient à notre passivité face à des drames en cours (conflits, catastrophes) pas si loin de chez nous.&nbsp;<br /><br />C’est donc un roman de SF très solide, et en même temps<i> Les dieux lents</i> ne se résume pas à cela. Il y a la composante du voyage en espace courbe qui résout la problématique du voyage rapide à travers la galaxie en y ajoutant une dimension inquiétante (portée également par le protagoniste principal).<br /><br />Et c’est aussi un texte porté par une très belle écriture dont certains passages m’ont vraiment touchée. Je ne saurais pas exactement expliquer pourquoi, c’est beau tout simplement.<br /><br />Alors certes, l’histoire est un peu longue à démarrer et il faut accepter qu’on ne saura jamais vraiment dans quelle direction l’autrice veut nous emmener (s’il y en a une d’ailleurs), mais ça ne m’a pas gêné à la lecture.<br /><br /><i>Les dieux lents </i>est donc un excellent roman, riche par ses idées et son univers, porté par une belle écriture et des passages parfois très touchants. À chaque fois que je croise Claire North, je découvre une facette différente de son œuvre, et je ne m'en lasse pas !<br /><i><blockquote>« Puisse votre chant être chanté dans la grande forêt. Puissions-nous nous revoir à la lumière des étoiles. »</blockquote></i><b>Infos utiles :</b> <i>Les Dieux lents</i> (<i>Slow Gods</i>) est un roman de Claire North paru en 2025 en VO et en 2026 en VF aux éditions du Bélial’. Traduction de Michelle Charrier. Couverture de Nico Taylor. 444 pages.<br /><br /><b>D’autres avis :</b>&nbsp;<a href="https://lebibliocosme.fr/2026/05/19/les-dieux-lents/">Le Bibliocosme</a>,&nbsp;<a href="https://yuyine.be/review/book/les-dieux-lents">Les critiques de Yuyine</a>, <a href="https://www.outrelivres.fr/les-dieux-lents/">De l'autre côté des livres</a>,&nbsp;<a href="https://www.noosfere.org/livres/niourf.asp?numlivre=2146643473">NooSFere</a><p></p> Les garçons de la rue Panisperna https://lechiencritique.blogspot.com/2026/06/les-garcons-de-la-rue-panisperna.html Le chien critique urn:uuid:5e511a63-37b8-aaa2-39b1-724fcff61dfa Wed, 03 Jun 2026 13:39:24 +0200 <p style="text-align: center;">&nbsp;<a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjdxSMm0Dr1m02iiAYcaQMM6LcCZa1DxKW8MaA34cFRLYA3nNjx8An5ntvzmCHtaEWmFuyTLBrNrtcYAFR4Mm9QYeyZ8bpgk5WYyB2Ur3BiK0E_TLOrskXvyHPL-1BY0SUHKmF4SO280Y3BNyx100OI0y-xvweOcop88q37p7k0vUIlXWw6Ua165_VXSTO_/s508/9782100857722-001-X.jpeg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"><img border="0" data-original-height="508" data-original-width="402" height="400" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjdxSMm0Dr1m02iiAYcaQMM6LcCZa1DxKW8MaA34cFRLYA3nNjx8An5ntvzmCHtaEWmFuyTLBrNrtcYAFR4Mm9QYeyZ8bpgk5WYyB2Ur3BiK0E_TLOrskXvyHPL-1BY0SUHKmF4SO280Y3BNyx100OI0y-xvweOcop88q37p7k0vUIlXWw6Ua165_VXSTO_/w316-h400/9782100857722-001-X.jpeg" width="316" /></a></p><h3 style="text-align: left;">Jean-François Chanson, Lorenzo Chiavini, Dunod, 2025, 152 p., 25€ papier</h3><p style="text-align: left;"><br /></p><p>Des coulisses de la science à la folie du monde<br /><br /></p><p></p><p></p><p></p><h4 style="text-align: left;">Pitch de l'éditeur :</h4><p style="text-align: justify;">Dans les années 1930, les « garçons de la rue Panisperna », un groupe de jeunes physiciens dirigé par un certain Enrico Fermi à Rome, révolutionna la physique nucléaire. Il y avait Emilio Segrè, Edoardo Amaldi, Ettore Majorana ou encore Franco Rasetti. Ensemble, ils découvrirent de nouveaux noyaux artificiels et les propriétés des neutrons lents, ouvrant la voie à la fission nucléaire. Confronté à la montée du fascisme et de ses lois raciales en Italie, le groupe se dispersa. Après un Nobel pas forcément mérité, Fermi émigra aux États-Unis, jouant un rôle clé dans le projet Manhattan.<br />Leur héritage scientifique marque aujourd’hui encore profondément la physique moderne. De l’Italie fasciste jusqu’aux laboratoires de Los Alamos aux États-Unis, en passant par l’Allemagne, la Suède,&nbsp; le Royaume-Uni, l’URSS, le Japon et la France, voici l’étonnante histoire de physiciens entraînés dans la tourmente de l’Histoire !<br /></p><p style="text-align: left;"><br /></p><h4 style="text-align: left;">Mon ressenti :</h4><p style="text-align: justify;">En tant que lecteur de science-fiction, le nom de Fermi m'évoque immédiatement le fameux paradoxe : « Si des civilisations extraterrestres existaient, leurs représentants devraient déjà être chez nous. Où sont-ils donc ? »<br />Pas d'aliens ici, pourtant. Cette bande dessinée s'intéresse à la facette principale de l'homme, le physicien. L'histoire nous plonge au cœur d'une université romaine, située rue Panisperna. Mené par un Enrico Fermi, ce petit groupe passionné par la physique quantique va rapidement acquérir une aura internationale, alors même que l'Europe sombre dans les tensions géopolitiques et la montée des extrémismes.<br /><br />Ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est que l'ouvrage n'édulcore pas la réalité. Il met en lumière les zones d'ombre de ces génies : leurs éventuelles accointances (parfois opportunistes) avec le fascisme, les guerres d'égos qui prennent le pas sur l'éthique, des vies entièrement sacrifiées sur l'autel de la recherche et de l'expérimentation, souvent au détriment de leurs propres familles.<br /><br />Si le sujet est fascinant, la lecture n'en demeure pas moins exigeante. C'est un album dense, qui nécessite de bien connaître les grandes lignes de cette période sombre, car le récit préfère explorer les recoins méconnus de la Grande Histoire plutôt que de survoler les évidences.<br />L'auteur fait le choix d'une narration fragmentée. Le scénario abuse malheureusement des flashbacks, ce qui complexifie inutilement le suivi de la chronologie. De plus, la vulgarisation scientifique demande un certain bagage : les concepts physiques ne sont pas toujours évidents à appréhender pour le néophyte.<br /><br />Les Garçons de la rue Panisperna est une œuvre pointue. Elle demande, à mon sens, quelques connaissances préalables (tant historiques que scientifiques) pour en apprécier pleinement tout le potentiel et ne pas se perdre en chemin. À réserver aux amateurs d'histoire des sciences et de récits d'époque documentés.</p> Bifrost 121 - Jo Walton https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2026/06/bifrost-121-jo-walton.html Les Lectures du Maki urn:uuid:4de681d1-156a-6bc6-456c-154cc3f247f7 Mon, 01 Jun 2026 21:08:55 +0200 <p></p><div style="text-align: center;">&nbsp;<a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEibzniS6w6KHqm_j4HWu-TnUBhiP1qtPHGv41u-MMV7J6pSEQQntmecYSN3dtCvz9NCWeqgQdry32EQBh4xun93t8lFYE0Ds7HOscaaM_RVdNAjjdUTTj9TFBOSYwls-9vY46FQGB5RrxeaCpMSueVzPQW2QFJ5aAE1rEmqIq9PpqqEPebQee6sy8OIuqU/s1500/Bifrost.jpg" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"><img border="0" data-original-height="1500" data-original-width="1072" height="320" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEibzniS6w6KHqm_j4HWu-TnUBhiP1qtPHGv41u-MMV7J6pSEQQntmecYSN3dtCvz9NCWeqgQdry32EQBh4xun93t8lFYE0Ds7HOscaaM_RVdNAjjdUTTj9TFBOSYwls-9vY46FQGB5RrxeaCpMSueVzPQW2QFJ5aAE1rEmqIq9PpqqEPebQee6sy8OIuqU/s320/Bifrost.jpg" width="229" /></a></div><br /><p></p><div style="text-align: justify;">Pour son cent-vingt-et-unième numéro, la revue <b><i>Bifrost</i></b> met à l'honneur <b>Jo Walton </b>: autrice galloise de caractère, exilée à Montréal, passionnée de lecture, amoureuse de la ville de Florence qui l'inspire beaucoup... Elle a, à son actif, une grosse dizaine de romans, dont la moitié traduits en français, une vingtaine de nouvelles, quelques essais et de nombreux poèmes. L'intérêt du dossier qui lui est consacré se trouve dans la longue interview qu'<b>Erwann Perchoc</b> a réalisée permettant de retracer le parcours de l'autrice, ses influences et ses écrits. S'ensuit une critique de la plupart de ses romans : <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2017/09/morwenna-jo-walton.html" target="_blank"><i>Morwenna</i></a>, <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2017/02/mes-vrais-enfants-jo-walton.html" target="_blank"><i>Mes vrais enfants</i></a>, <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2019/03/le-cercle-de-fairthing-jo-walton.html" target="_blank"><i>La trilogie du Subtil Changement</i></a>...</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Outre ce dossier, on retrouve les rubriques habituelles, à savoir l'édito d'<b>Olivier Girard</b>, le cahier des critiques, le traditionnel Scientifiction consacré à l'énergie provenant du Soleil... et quatre nouvelles signées <b>Jo Walton, Xavier Mauméjean, Peter Watts, Ray Nayler.</b></div><div style="text-align: justify;"><br /></div><ul style="text-align: left;"><li><i>Trois contes du crépuscule</i> - <b>Jo Walton</b></li></ul><br /><div style="text-align: justify;">Dans un village hors du temps perdu au milieu de la forêt, la magie s'invite à trois reprises. On retrouve le talent de <b>Jo Walton</b> pour planter le décor et nous transporter dans ses univers mais ce texte m'a laissé de marbre.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><ul style="text-align: left;"><li><i>Le ministère des coïncidences</i> - <b>Xavier Mauméjean</b></li></ul><br /><div style="text-align: justify;"><b>Xavier Mauméjean</b> nous propose un polar dans la <i>Quaternité,&nbsp;</i>un ensemble de quatre univers distincts, semblables à quelques détails près. Thomas Gilson, juriste déterminé à faire adopter une loi régulant les passages entre ces mondes, s’apprête à embarquer pour l’un d’eux.&nbsp;L'auteur s'amuse avec le concept du multivers, nous fait tourner en rond avec une intrigue ludique et vertigineuse et la clôt avec malice. Une nouvelle, qui par son traitement, n'est pas sans rappeler la novella de <b>Sarah Pinsker</b> :&nbsp;<a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2025/11/et-il-nen-resta-plus-que-n-1-sara.html"><i>Et il n'en resta plus que (n-1)</i></a></div><br /><ul style="text-align: left;"><li><i>Contraction d'Iris</i> - <b>Peter Watts</b></li></ul><br /><div style="text-align: justify;">L'auteur canadien de <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2023/09/vision-aveugle-peter-watts.html" target="_blank"><i>Vision Aveugle</i></a> et d'<a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2024/04/echopraxie-peter-watts.html" target="_blank"><i>Echopraxie</i></a> se fait rare et chacun de ses textes est une aventure. Dans un futur sombre où les épidémies dévastatrices sont légion, Iris sent que son corps change. Elle contacte les services de santé virtuels qui ne la prennent pas au sérieux. Elle se sent abandonnée, jusqu'à... Une nouvelle poignante aussi désespérante que lumineuse, du grand <b>Peter Watts</b>.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div><ul style="text-align: left;"><li><i>L’affaire de la tour sanglante</i> - <b>Ray Nayler</b></li></ul><br /><div style="text-align: justify;">L'auteur de <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2024/11/la-montagne-dans-la-mer-ray-nayler.html" target="_blank"><i>La Montagne dans la Mer</i></a>, <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2023/11/protectorats-ray-nayler.html" target="_blank"><i>Protectorats</i></a>, <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2025/06/defense-dextinction-ray-nayler.html" target="_blank">D<i>éfense d'Extinction</i></a>, <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2026/03/ou-repose-la-hache-ray-nayler.html" target="_blank"><i>Où repose la hache</i></a>, a plus d'une corde à son arc et il le démontre une fois de plus avec cette nouvelle. Il nous immerge dans un univers moyen-oriental/médiéval au coeur d'un cosy mystery entouré d'une couche de SF et d'une pincée d'onirisme. Du grand art, on en redemande.</div></div><div><br /></div><div><br /></div><div>Les avis de <a href="https://weirdaholic.blogspot.com/2026/02/girl-power.html" target="_blank">Weirdaholic</a>, <a href="https://feygirl.home.blog/2026/03/24/bifrost-n121-dossier-jo-walton/" target="_blank">Feygirl</a>, <a href="https://www.yozone.fr/spip.php?article33250" target="_blank">Yozone</a></div><div><br /></div><div><br /></div> Sept Jours : Le(s) temps du deuil https://justaword.fr/sept-jours-le-s-temps-du-deuil-bf19c433834f?source=rss----3d0c2a32b44--science_fiction Science Fiction in Juste un mot on Medium urn:uuid:57748fea-f077-9511-9e4e-ee1f37f1a662 Mon, 01 Jun 2026 10:52:02 +0200 <figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*2POnWars7iB-TfrLEgBBbg.jpeg" /></figure><h4>Disparition quantique</h4><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/250/1*A7fjID7YGEHOuVfofk4VOQ.jpeg" /></figure><p>Le temps est souvent le motif invoqué lors d’une rupture, d’un décès, d’une disparition. Le temps, ce grand guérisseur. Celui qui efface. <br>Souvent l’un des personnages principaux des plus grands romans, le temps sait se faire discret. Mais parfois, quelque chose se fissure et lui redonne le premier rôle.<br>C’est ce qu’il se passe dans <strong>Sept Jours</strong>, le dernier roman de <strong>Fabrice Colin</strong> paru aux éditions <em>Calmann-Lévy</em>. On connaît l’auteur et l’on sait son amour de l’imaginaire depuis toujours, lui qui a remporté quatre fois le <em>Grand Prix de l’Imaginaire (excusez du peu)</em>. <strong>Sept Jours</strong> ne sera donc pas un roman tout à fait rationnel, mais bien un récit de doutes et de cicatrices où le temps piège son monde.</p><blockquote>« Et soudain, cela me frappe comme une révélation, les choses n’ont pas besoin de sens, elles peuvent exister en dehors de tout contexte et de toute logique. »</blockquote><p>Nous sommes en janvier 2018. Julien et Marie roulent à travers un paysage enneigé en compagnie de leurs enfants, Ninon et Edgar. <br>Leur couple n’est plus ce qu’il était vingt ans plus tôt. Julien a découvert que Marie «<em> avait quelqu’un</em> », selon la formule consacrée, et depuis, tout semble aller de travers. Une énième dispute éclate entre eux dans la voiture et Marie demande à Julien de s’arrêter pour sortir. <br>Une situation banale qui, pourtant, va prendre une tournure inattendue. <br>Descendant à la suite de sa femme, Julien constate sa disparition. <br>Malgré ses appels, rien ne sort de l’obscurité et de la neige. <br>Marie n’est plus là.<br>Forcément, Julien imagine le pire. Est-elle bloquée dans un ravin en hypothermie ? A-t-elle fui avec son amant en plaquant mari et enfants ? <br>Il contacte alors Guillaume, leur meilleur ami psychiatre qui n’a pas sa langue dans sa poche. Et puis la police, bien sûr. <br>La disparition, d’abord jugée non inquiétante dans les circonstances conjugales actuelles, devient petit à petit préoccupante puis franchement inquiétante. Personne n’a de nouvelles de Marie, même pas ses parents. <br>Sept ans s’écoulent et Julien refait sa vie comme il le peut avec Anaïs et les enfants. Un deuil qui laisse des traces et des questions dans l’air. <br><em>Une sonnerie. </em><br>Marie est là, devant la porte. Pour elle, sa disparition a duré sept jours.<br>Mais nous sommes en 2025. <br>Tout vole en éclats pour Julien. <br><strong>Fabrice Colin</strong> imagine une histoire à la fois très simple dans son postulat, une femme disparaît et réapparaît sans explication logique, mais complexe dans ce qu’elle va provoquer pour ses personnages. <br><strong>Sept Jours</strong> n’est pas à proprement parler un <em>thriller</em>. Il ne cherche pas vraiment à élucider le pourquoi du comment de la disparition de Marie. <br>Il regarde plutôt les émotions de ceux qui restent, Julien bien sûr mais aussi les enfants, Edgar et Ninon. Un peu à la façon d’un <a href="https://justaword.fr/the-leftovers-saison-3-b7c8f4a2f7f8"><strong>The Leftovers</strong></a>, le roman dit la douleur de la perte et ce qu’il se passe pour ceux qui survivent. L’auteur français excelle à disséquer les émotions contradictoires qui envahissent Julien et c’est la proximité du lecteur avec celui qui nous sert de narrateur qui permet une empathie quasi-parfaite. <br>Arrive ensuite la surprise qui n’en est pas une et le récit va alors plonger plus avant dans la question du deuil et la temporalité de celui-ci.</p><blockquote>« Comme si elle avait trébuché sur un repli du temps »</blockquote><p>En un certain sens, <strong>Sept Jours</strong> renvoie au chef d’œuvre de <strong>Nina Allan</strong>, <a href="https://justaword.fr/la-fracture-5041cc7821c8"><strong>La Fracture</strong></a>. Le mécanisme est le même, le doute habitant le lecteur jusqu’au bout. Marie a-t-elle vraiment vécu ce qu’elle dit avoir vécu ? Ou un phénomène surnaturel l’a-t-elle piégé ? Les deux hypothèses cohabitent longtemps jusqu’à ce que la science vienne mettre son gros nez dedans. <br>Le résultat, pourtant, n’est pas celui que l’on pense. <br>Certains seront déçus de l’absence de résolution de cette problématique mais pourtant cela n’a jamais été le cœur du récit. Ce qui importe, c’est la réaction de Julien, Ninon, Edgar et Guillaume au retour inexplicable de Marie. C’est la confrontation à l’inconnu. <br>Que faire lorsque l’on découvre une personne qui nous a tant manqué mais qu’elle n’est plus la même ? Non qu’elle ait changé mais NOUS avons changé. Dès lors, le temps brise quelque chose. <br>Même le plus fort des amours, même la famille, tout se fracasse sur les rochers du temps. <br><strong>Sept Jours</strong> l’exprime à merveille et la lente dégradation de Marie dans un monde qui a poursuivi sa course sans elle ne fait que révéler l’évidence. <br>Elle n’appartient plus vraiment à cet univers. <br>Une chute brutale dans le terrier du lapin blanc. <br>Souvent se pose la question de ce que le fait de savoir a de si terrible, <strong>Fabrice Colin</strong> importe incidemment une réponse.<br>Savoir permet le deuil. L’incertitude laisse dans l’entre-temps, dans un espace imaginaire où plus rien ne peut s’accomplir. Ni l’amour, ni le pardon, ni l’avenir. <br>En arrière-plan, le personnage de Marie a quelque chose d’horriblement tragique, victime collatérale d’un raptus du temps. Innocente victime que tout le monde regarde avec pitié et incompréhension. <br>Plus que Julien, c’est Marie qui restera à jamais marqué, morte sans le savoir. <strong>Fabrice Colin</strong> tire le meilleur de son postulat, touchant profondément le lecteur avec cette histoire de perte, visant au cœur sans jamais tomber dans le mélodramatique.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/942/1*w0xPM09o_cHCxeymo9YmAw.jpeg" /></figure><h4>Magnifique roman où l’inexplicable vient démolir le réel, Sept Jours est avant tout un récit d’une humanité poignante où personne n’est coupable et dont personne ne sortira indemne, peu importe me temps qui passe.</h4><h4>Note : 9/10</h4><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=bf19c433834f" width="1" height="1" alt=""><hr><p><a href="https://justaword.fr/sept-jours-le-s-temps-du-deuil-bf19c433834f">Sept Jours : Le(s) temps du deuil</a> was originally published in <a href="https://justaword.fr">Just A Word</a> on Medium, where people are continuing the conversation by highlighting and responding to this story.</p> Échos stellaires – David Bry https://aupaysdescavetroll.fr/2026/05/31/echos-stellaires-david-bry/ Au pays des Cave Trolls urn:uuid:d2024d35-d316-67d8-5aff-d5c0c61700ec Sun, 31 May 2026 09:33:18 +0200 David Bry est un auteur que j&#8217;apprécie beaucoup, il apublié autant pour la jeunesse que pour les adultes mais jusqu&#8217;à présent en fantasy ou en fantastique. Alors quand j&#8217;ai vu qu&#8217;il publiait un roman de Space Opera, ma curiosité a été piquée. C&#8217;est ainsi que j&#8217;ai découvert Échos stellaires, publié fin septembre 2025 chez Fleuve [&#8230;] <div class="wp-block-image"> <figure class="aligncenter size-large is-resized"><img width="600" height="900" data-attachment-id="86137" data-permalink="https://aupaysdescavetroll.fr/2026/05/31/echos-stellaires-david-bry/68_9782265158764_1_75/" data-orig-file="https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/05/68_9782265158764_1_75.jpg" data-orig-size="600,900" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;,&quot;alt&quot;:&quot;&quot;}" data-image-title="68_9782265158764_1_75" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/05/68_9782265158764_1_75.jpg?w=600" src="https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/05/68_9782265158764_1_75.jpg?w=600" alt="" class="wp-image-86137" style="width:408px;height:auto" srcset="https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/05/68_9782265158764_1_75.jpg 600w, https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/05/68_9782265158764_1_75.jpg?w=100 100w, https://aupaysdescavetroll.fr/wp-content/uploads/2026/05/68_9782265158764_1_75.jpg?w=200 200w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure> </div> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">David Bry est un auteur que j&rsquo;apprécie beaucoup, il apublié autant pour la jeunesse que pour les adultes mais jusqu&rsquo;à présent en fantasy ou en fantastique. Alors quand j&rsquo;ai vu qu&rsquo;il publiait un roman de Space Opera, ma curiosité a été piquée. C&rsquo;est ainsi que j&rsquo;ai découvert <em>Échos stellaires</em>, publié fin septembre 2025 chez Fleuve éditions.</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Disons le d&#8217;emblée, le roman est un mélange entre <em>Dune</em> (pour la ressource extrêmement rare et indispensable présente seulement sur une planète) et <em>Star Wars</em> ( pour un grand méchant et une rébellion lancée contre lui). Mais malgré cela, David Bry arrive à créer son univers à lui.</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Dans un futur indéterminé, les chronons sont des particules indispensables à la technologie. En effet, ils sont le carburant des engins spatiaux et représentent ainsi une ressource vitale en permettant les voyages entre planètes. Le problème est qu&rsquo;ils existent seulement sur la planète Pi Cassioppeiae-2 rebaptisée Chronon Galactics (qui n’est pas composée uniquement de déserts de sable). Le dirigeant de cette planète est Venceslas Radendt, un tyran de la pire espèce qui ne pense qu’au pouvoir et à s’enrichir grâce aux chronons (il fait notamment penser à des milliardaires de notre monde). </p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Les inégalités sont légions sur Chronon Galactics, le peuple est maltraité et soumis à Radendt qui reigne en despote. Pourtant, la révolte gronde et une résistance se met en place. Elle n’a pas beaucoup de moyens ni de chances de succès. Noam Kerval, qui a perdu l&rsquo;amour de sa vie Alix, fait partie de cette rébellion. Il n’hésite pas à prendre tous les risques pour essayer de vaincre. Toutes ressemblances avec des univers existants est assumée par l’auteur à coup de clins d’œil ( surtout à Star Wars avec des répliques) mais il arrive à s’approprier le tout pour créer un univers cohérent.</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Le roman est une très bonne porte d’entrée vers le genre du space opera. Ces similitudes avec deux grands univers connus du genre permettent au lecteur de se familiariser avec les différents éléments de ce monde. Ils sont assez simples, les chronons rappellent à la fois l&rsquo;épice et la force. Le roman ne brille pas vraiment pour ses grands concepts scientifiques. Mais David Bry arrive à utiliser au mieux les concepts du genre et nous offre un space opera classique et riche en actions. Le point fort du roman est ses personnages, comme habituellement chez David Bry. A l’exception de Radendt, les autres sont bien construits et ne sont pas manichéens. Ils sont attachants et on a envie de savoir comment tout cela se terminera. Les différentes intrigues s&rsquo;entremêlent en laissant une grande place aux sentiments des personnages, ce qui aide le lecteur à s’attacher au récit.</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Ainsi <em>Échos stellaires</em> est un space-opera plutôt classique, faisant penser aux grands univers connus du genre. Il ne renouvelle pas la science-fiction mais c’est un récit réussi et rempli d’action. Les interrogations sur la technologie sont pertinentes, les personnages attachants et bien construits. La plume de David Bry fait toujours mouche.</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"> Autres avis: <a href="https://lenocherdeslivres.wordpress.com/2025/12/04/echos-stellaires-david-bry/">Le nocher des livres</a>, <a href="https://yuyine.be/review/book/echos-stellaires">Yuyine</a>,<a href="https://www.bookenstock.fr/2026/02/echos-stellaires-de-david-bry.html"> Dup</a>,</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Auteur: David Bry</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Maisons d&rsquo;éditions: Fleuve éditions</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Parution: 25/09/2025</p> <p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Quand Star Wars rencontre Dune, le temps d’un amour.<br>L’heure de la bataille approche ! Depuis la ceinture d’astéroïdes, les rebelles s’affairent aux derniers préparatifs. Bientôt, ils libéreront leur planète et la débarrasseront du despotique Radendt qui en exploite les particules du temps, les rarissimes chronons. Bientôt, ils déjoueront les probabilités calculées par les IA et vaincront.<br>Noam attend ce moment depuis longtemps. Obsédé par les chronons dans lesquels il revit ses souvenirs malgré les radiations qu’il subit, le pilote n’a plus rien à perdre. Et il a surtout une promesse à tenir : il tuera Radendt. Accompagné de son meilleur ami Kay et d’Éléonore, scientifique aussi géniale qu’asociale, il partira au combat, quelle qu’en soit l’issue.<br>Mais l’irruption d’un émissaire terrien et d’une IA échappée de la forteresse de Radendt vont bouleverser tous ses plans…</p> Glen James Brown - L'Histoire de Mother Naked https://233degrescelsius.blogspot.com/2026/05/glen-james-brown-lhistoire-de-mother.html 233°C urn:uuid:a9bc0d49-5605-37f7-45d1-757256b086e1 Sat, 30 May 2026 18:18:00 +0200 <div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjVoYvaENGPrd0U1lf9ZcexhvYmisrFRL7KRQKwSYo7oNNw0HAztKmcYqrDlbud1fNRr08mHh7-ynWVwcHtAlCi8jLGM6rIDFfQUA5UcQTdix5yET8R_aNp6m2i7WtkxVlR9IT0sA0eHgPGsXmh6llzDIEfrQTaD4C86EaXFiVYq9oVCdbEKYtiwd3ZLDpx/s2363/lhistoiredemothernaked.jpg" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"><img border="0" data-original-height="2363" data-original-width="1654" height="400" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjVoYvaENGPrd0U1lf9ZcexhvYmisrFRL7KRQKwSYo7oNNw0HAztKmcYqrDlbud1fNRr08mHh7-ynWVwcHtAlCi8jLGM6rIDFfQUA5UcQTdix5yET8R_aNp6m2i7WtkxVlR9IT0sA0eHgPGsXmh6llzDIEfrQTaD4C86EaXFiVYq9oVCdbEKYtiwd3ZLDpx/w280-h400/lhistoiredemothernaked.jpg" width="280" /></a></div><div style="text-align: center;"><i>L'Histoire de Mother Naked, Glen James Brown, 2024, 273 pages</i></div><br /> En 1434, à Durham, la guilde des merciers s'apprête à tenir un grand banquet. Mais le fameux ménestrel prévu pour animer la soirée est tombé malade. Se présente alors Mother Naked, un ménestrel dépenaillé qui s'offre de le remplacer et de conter à l'audience l'histoire du Spectre de Segerston, une légende locale datant de quelques dizaines d'années qui conduisit à l'anéantissement d'un village entier.<br /><br /> Ce maigre résumé reflète pourtant parfaitement ce qui constitue ce roman : un homme qui raconte une histoire. Il n'est pas nécessaire d'en savoir plus sur l'histoire en elle-même. Cela permet de se mettre dans l'exacte même situation que les auditeurs de Mother Naked et de découvrir avec eux ce récit. D'être d'abord aussi dubitatif qu'eux devant cet homme étrange, de croire à une bouffonnerie sans intérêt, avant de se retrouver peu à peu happé par son récit et de comprendre qu'il cache bien plus que ce qui était d'abord visible à la surface.<br /><br /> <i>L'Histoire de Mother Naked</i> est un ouvrage fascinant. Bien qu'il retranscrira des dialogues dans son récit, c'est du début à la fin un monologue de Mother Naked, qui s'adresse régulièrement à son audience et interagit avec elle sans que jamais celle-ci ait une voix. C'est positivement théâtral, dans le sens où j'imagine très bien le roman être joué comme un seul en scène et fonctionner tout aussi bien. C'est captivant et ça ne s'essouffle jamais.<br /><br /> Au contraire, c'est de mieux en mieux. Car tous les détails ont un sens, les enjeux vont augmenter et tout va finir par s'imbriquer de manière magistrale. Ce n'est pas forcément éblouissant de mystère mais c'est si bien mené et maitrisé que c'en est admirable. Et le fond n'est pas en reste. C'est une plongée dans la paysannerie de l'époque, qui vaut en tant que document historique notamment sur les dynamiques de servage mais qui questionne aussi plus globalement les mécanismes de domination.<br /><br /> Je ne peux que t'inciter, toi lecteur, toi lectrice, à jeter un oeil à cet excellent livre. Et puis, avouons-le, n'as-tu pas toi aussi envie de comprendre pourquoi notre nouveau ménestrel préféré s'appelle Mother Naked ? <blockquote>« <i>Sais-tu quel est ton problème ?<br /> Je t'en prie, énonce.<br /> Tu t'préoccupes trop de l'avenir.<br /> Quel mal à ça ?<br /> </i>Observant le feu qui fut jadis un inestimable Dysover, Pearl répondit : <i>Pour beaucoup, aucun. Mais pour les gens comme nous, l'avenir est si incertain, il vaut mieux s'en passer pour sauver ce qu'il nous reste du présent.</i> »</blockquote> <i>Couverture : Adrien Bargin / Traduction : Claire Charrier</i><br /> Gogmagog : Un long fleuve (pas si) tranquille https://justaword.fr/gogmagog-un-long-fleuve-pas-si-tranquille-546db84b3ffc?source=rss----3d0c2a32b44--science_fiction Science Fiction in Juste un mot on Medium urn:uuid:8a28aa9c-f0f7-5e2f-7f47-40a9297878ce Fri, 29 May 2026 13:49:10 +0200 <figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*GGv3kfGh-VxWmSSGwlcA6Q.jpeg" /></figure><h4>Sur le fantôme d’un dragon</h4><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/250/1*0UWFgyFf-6g0jzJZv6jf6Q.jpeg" /></figure><p>La frontière entre les genres n’est pas celle que l’on imagine le plus souvent. Il n’existe pas de ligne de démarcation précise entre la science-fiction et la fantasy, du moins pas autrement que dans la tête de certains auteurs ou lecteurs. La vérité, c’est que l’imaginaire est un immense océan remuant où les courants se mêlent, où les navires chavirent. <br><strong>Jeff Noon</strong>, auteur britannique bien connu par sa capacité à dynamiter les cases, à qui l’on doit des O.L.N.Is comme <strong>Pollen </strong>ou <a href="https://justaword.fr/un-homme-dombres-ce9f994ad83a"><strong>Un homme d’ombres</strong></a>, s’associe pour l’occasion à <strong>Steve Beard</strong>, lui aussi britannique mais bien moins connu sous nos latitudes puisque le précédent roman écrit en collaboration par les deux hommes, <strong>Mappalujo</strong>, n’a jamais été traduit dans l’Hexagone. Un duo intriguant pour le premier volume d’un cycle appelé <strong>Les Chroniques de Ludwich</strong>, quelque part entre fantasy et science-fiction, hybride joyeux et bordélique des deux, expérience à quatre mains qui s’annonce aussi réjouissante que désarçonnante. <br>Comme toujours, c’est la géniale <strong>Marie Surgers</strong> à la traduction, qui nous gratifie encore une fois d’un véritable tour de force de sa plume. <br>Plongeons maintenant, si vous le voulez bien, dans <strong>Gogmagog</strong>… ou plutôt dans la Nysis !</p><blockquote>« SOS. Ici Cady Meade, capitaine de la Genièvre. Destination Ludwich. Je suis une bonne à rien de fainéante, alcoolique et incontrôlable. Je vomis tripes et boyaux, je suis noire de fumée, je m’enfonce dans un tourbillon, et je suis défoncée au pavot. Venez à mon secours ! »</blockquote><h3>Agogmalypse Now</h3><p>Car <strong>Gogmagog</strong> est une aventure fluviale avec un postulat de départ simplissime : Une vieille capitaine de navire à la retraite, Arcady “<em>Cady</em>” Meade, est recrutée par une gamine de dix ans, Brin, et son robot-majordome Lek. Le contrat ? Remonter la Nysis pour atteindre la ville de Ludwich en évitant d’y laisser sa peau. <br>Simple, <em>non </em>?<br>Pas vraiment. <br>Rappelons aux lecteurs distraits que vous êtes dans un récit concocté par <strong>Jeff Noon</strong> &amp; <strong>Steve Beard</strong>. Alors, accrochez vos ceintures.<br><strong>Gogmagog </strong>est l’exemple-type du récit qui ne vous prend pas par la main. Disons-le tout nettement, c’est même plutôt l’inverse, un peu comme si votre paternel vous avait appris à nager en vous jetant directement dans une piscine olympique. <br>Sous ses apparences de récit banal, <strong>Gogmagog </strong>va vous refiler un <em>worldbuilding </em>façon puzzle pour mieux vous perdre et, surtout, vous émerveiller. <br><em>Reprenons</em>. <br>Dans ce monde, six tribus forment les peuples cousins.<br>Les Alkhymes qui semblent disposer de pouvoirs télépathiques et acquérir des appendices sur les tempes lors de leur passage à l’âge adulte <em>(ou hestage)</em>, les Azéels marqués sur leur front par une “<em>aphélie</em>” et dont l’ombre peut se déposer sur un linceul après leur mort, les Nébulims, sorte de golems d’argile habités par les flammes où revivent les morts, les Éphrèmes, des êtres ailés, les Thrawls, des robots dont la tête sphérique est remplie de brume et les Wodwos, sorte de peuple-sorcier . <br>Cady est une wodwo, et encore, d’un genre particulier puisqu’elle appartient à une ancienne race gardienne mi-végétale mi-humaine, les Haégras, et qu’elle a plusieurs centaines d’années à son compteur. Son fils adoptif et capitaine en second <em>(ou en premier)</em>, Yanish, est un azéelen. Lek est un Thrawl avec une balle coincée dans le ciboulot. Et Brin, une jeune fille Alkhyme de bonne famille avec un nom à rallonge et des pouvoirs terrifiants dont on ne sait pas réellement quoi faire. <br>Mais tout ça, vous allez l’apprendre petit morceau par petit morceau, en prenant les pièces du puzzle les plus accessibles pour pouvoir tout remettre dans l’ordre. <br><strong>Gogmagog </strong>est un délice pour les aventuriers du narratif, et c’est peu de le dire.</p><blockquote>« Mon dernier voyage a viré au cauchemar. Voyons. J’avais un snobinard, un courtisan sans scrupules, deux gros porcs, trois filles de joie avec leurs riches clients, une veuve en grand deuil et un prêtre. »</blockquote><h3>Des yeux ouverts sur le monde</h3><p>Mené par un personnage principal truculent en la personne de Cady, vieille routière des mers qui aime le rhum, les insultes et les coup de poings bien placés, l’aventure nous emmène donc sur un fleuve très particulier : la Nysis. En réalité, celui-ci est intimement lié à Faynr, le corps-fantôme d’un dragon des temps anciens, Haakenur. On vous passera aussi la légende autour de la reine Hilde et du Roi Lud, et de son homérique affrontement avec le reptile qui suggère que le monde dans lequel on évolue a quelque chose d’Arthurien. <br>Mais en même temps, on apprend qu’une guerre sans merci a eu lieu entre les îles de Kethra et Enakor, avec moults bombardements et trahisons dont une marquante par les parents de Brin eux-mêmes. <br>En longeant le fleuve sur le <em>Genièvre</em>, on découvrira des carcasses taggués d’autocars et des bateaux à vapeur, mais aussi des îles où les morts reviennent à la vie pour devenir des Nebulims et des bestioles maritimes un peu trop collantes pour le bien de ceux qui croisent leur chemin. <br>Oui, <strong>Gogmagog </strong>est un joyeux melting-pot d’influences, de genres, d’idées, une sorte de bordel à peine organisé où l’on suit l’épopée homérique d’un équipage inattendu qui voyage au bout des ténèbres. <br>Il faut s’accrocher, <em>fort</em>, mais le jeu en vaut la chandelle car à mesure que les choses se font plus précises, plus claires, on dévore avec avidité les péripéties que nous ont concocté <strong>Noon </strong>et <strong>Beard</strong>. <br>Cady, attach<em>(i)</em>ante en diable, bien loin des clichés, qui renvoie parfois à l’héroïne des <a href="https://justaword.fr/les-animaux-de-ce-pays-quand-les-b%C3%AAtes-se-mettent-%C3%A0-causer-1eac0bc533da"><strong>Animaux de ce pays</strong></a> de <strong>Laura Jean McKay</strong>, et puis Brin et Lek, duo atypique mais marquant. Sans compter un nombre de fulgurances épatant où l’on découvre pêle-mêle une anguille <em>(ou un dos-de cristal si vous préférez)</em> appelée M. Carmichael capable de projeter des images sur son corps électrique, où l’on tente de décoder les derniers instantes d’un traître à la cause à travers son ombre laissé sur un linceul, où l’on assiste à une tentative de rajeunissement enfermé dans une effigie wodwo, où l’on croise la route de Gogmagog, justement, le dragon-poison capable de pénétrer dans votre esprit. <br>Le roman dépayse complètement, assurant aux lecteurs qu’ils n’ont jamais lu une telle construction. Et si l’on traîne parfois les pieds devant la brume qui entoure le récit, on ne peut s’empêcher d’être ébahi par le déluge créatif qui engloutit tout sur son passage. <br>Concernant le déroulement de l’histoire en soi, <strong>Noon </strong>et <strong>Beard </strong>imaginent une sorte de <em>river-movie</em> ramassé sur un laps de temps congru et qui permet avant tout de découvrir le monde fabuleux qu’ils ont imaginé. En comparaison, les évènements semblent parfois moins originaux et le tout consiste avant tout en une quête assez basique consistant à aller d’un point A à un point B en rencontrant moult résistance. <br>Mais c’est définitivement la galerie de personnages incroyables et l’univers foisonnant qui transcende le récit. Une façon simple et efficace de piéger le lecteur sans ses filets, de dynamiter les attentes pour mieux surprendre.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*dfNb3nA8xk48loD4Z7RcSw.jpeg" /></figure><h4>Roman-foutoir, aventure fluviale, personnages mémorables et roller-coaster imaginaire, Gogmagog défie les attentes pour reconstruire son propre monde qui n’obéit à aucune règle. C’est ardu mais jouissif, comme si l’on avait donné du LSD au capitaine Sparrow avant de lui filer une plume et une bonne bouteille de rhum. Vivement la suite.</h4><h4>Note : 8.5/10</h4><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*K6G-s7k8bu2qux0spbbV2g.jpeg" /></figure><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=546db84b3ffc" width="1" height="1" alt=""><hr><p><a href="https://justaword.fr/gogmagog-un-long-fleuve-pas-si-tranquille-546db84b3ffc">Gogmagog : Un long fleuve (pas si) tranquille</a> was originally published in <a href="https://justaword.fr">Just A Word</a> on Medium, where people are continuing the conversation by highlighting and responding to this story.</p> https://albdo.blog/2026/05/27/%f0%9f%94%ae-agemonia-la-garde-de-nuit-4/ Albédo urn:uuid:0e612411-9c68-09fc-dc73-d0b71d91f350 Wed, 27 May 2026 17:48:21 +0200 Twillight Watch &#8211; Scénario 4 Précdemment&#8230; Nos héros se sont découverts, en tant qu’héroïques personnages, le titre de Chevaliers de la Brèche. En réalité, l’intitulé exact est « Gardien ». Or, Suva&#8217;Saï conçoit cette fonction sous un angle bien plus martial. Notez que la notion chevaleresque liée à l’appellation « Chevalier » est totalement écartée &#8230; <a href="https://albdo.blog/2026/05/27/%f0%9f%94%ae-agemonia-la-garde-de-nuit-4/" class="more-link">Lire la suite de <span class="screen-reader-text"> Fantômes et Giboulées – Catherine Dufour https://lepauledorion.com/2026/05/25/fantomes-et-giboulees-catherine-dufour/ L'épaule d'Orion urn:uuid:c5545f2c-54a7-cbc5-6c8d-3db91c108fe5 Mon, 25 May 2026 11:13:08 +0200 Il y a quelques années, Catherine Dufour publiait Au bal des absents, un conte social revanchard et féministe dissimulé sous les atours d’un thriller fantastique, au seuil dans la collection Cadre Noir. Plus récemment, elle revenait à la science-fiction avec Les Champs de la Lune, une méditation écologique et mélancolique publiée dans la collection Ailleurs &#8230; <a class="more-link" href="https://lepauledorion.com/2026/05/25/fantomes-et-giboulees-catherine-dufour/">Lire la suite <span class="screen-reader-text">Fantômes et Giboulées &#8211; Catherine&#160;Dufour</span></a> <div class="wp-block-image"> <figure class="alignleft size-large is-resized"><img width="668" height="1023" data-attachment-id="19216" data-permalink="https://lepauledorion.com/2026/05/25/fantomes-et-giboulees-catherine-dufour/fantomes_dufour/" data-orig-file="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/05/fantomes_dufour.jpg" data-orig-size="800,1226" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;,&quot;alt&quot;:&quot;&quot;}" data-image-title="Fantomes_dufour" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/05/fantomes_dufour.jpg?w=668" src="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/05/fantomes_dufour.jpg?w=668" alt="" class="wp-image-19216" style="width:450px;height:auto" srcset="https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/05/fantomes_dufour.jpg?w=668 668w, https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/05/fantomes_dufour.jpg?w=98 98w, https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/05/fantomes_dufour.jpg?w=196 196w, https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/05/fantomes_dufour.jpg?w=768 768w, https://lepauledorion.com/wp-content/uploads/2026/05/fantomes_dufour.jpg 800w" sizes="(max-width: 668px) 100vw, 668px" /></figure> </div> <p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Il y a quelques années, Catherine Dufour publiait <strong><a href="https://lepauledorion.com/2020/11/09/au-bal-des-absents-catherine-dufour/" target="_blank" rel="noopener">Au bal des absents</a></strong>, un conte social revanchard et féministe dissimulé sous les atours d’un thriller fantastique, au seuil dans la collection Cadre Noir. Plus récemment, elle revenait à la science-fiction avec <strong><a href="https://lepauledorion.com/2025/10/25/les-champs-de-la-lune-catherine-dufour/" target="_blank" rel="noopener">Les Champs de la Lune</a></strong>, une méditation écologique et mélancolique publiée dans la collection Ailleurs et Demain chez Robert Laffont. Puis il lui prit l’envie d’écrire un cosy mystery. Pour ce faire, elle s’installa sur les rives du <strong>Bal des absents</strong>. Pas une suite à proprement parler, plutôt l’occupation d’un territoire déjà hanté. Il en résulte <strong>Fantômes et Giboulées</strong>, paru le 7 mai dans la collection La Bête noire chez Robert Laffont.</p> <p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">On y retrouve Claude, qui a transformé son manoir en refuge pour femmes battues, et changé de nom pour l’occasion — La maison de Madame Claude pouvant porter à confusion. Elle s’appelle désormais Camille. Nous sommes toujours à Montigny, et le manoir est toujours hanté.</p> <p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Faudra-t-il avoir dansé au <strong>Bal</strong> pour affronter les <strong>Giboulées</strong>, me demanderez-vous immédiatement, chers lecteurs ? Non. Certes, la curiosité pourrait vous dévorer et l’envie vous saisir de remonter aux origines de cet univers et par conséquent de lire le <strong>Bal</strong> — et ce sera tant mieux pour vous — mais ce n’est pas indispensable. <strong>Fantômes et Giboulées</strong> est une autre histoire, qui se lit indépendamment, et dont le ton est autre. Plus léger en apparence, plus joueur aussi, même si la critique sociale demeure tapie à chaque détour de page. Le roman épouse les codes du cosy mystery — petite communauté, maison excentrique, enquête, pâtisseries et café brûlant — pour mieux les contaminer par une ironie noire et une violence souterraine.</p> <p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Car comme souvent chez Dufour, les règles du genre sont moins respectées que joyeusement sabotées. Dans un cosy mystery traditionnel, Camille serait l’enquêtrice amateur ; ici, elle constitue elle-même le mystère. L’intrigue policière progresse en arrière-plan, surgissant par intermittence au milieu des préoccupations domestiques et des revenants encombrants. Tandis qu’elle reconvertit une nouvelle fois le manoir — cette fois en officine spirite permettant aux endeuillés de revoir leurs morts, ce qui au passage permet à l’autrice de dresser le portrait peu reluisant d’une humanité aux motivations tordues — un inspecteur un peu trop perspicace commence à s’intéresser à la disparition providentielle de plusieurs hommes dont le comportement envers les femmes, de leur vivant, ne plaidait guère en leur faveur. Camille, elle, a d’autres chats à invoquer. Entre les disparus dont il faut discrètement dissimuler les restes sous les massifs de fleurs, les fantômes qui s’invitent sans prévenir et les scones à la cannelle qu’il convient de réussir à la perfection, le quotidien menace sans cesse de basculer dans le chaos.</p> <p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">La réussite du roman tient précisément dans cette coexistence improbable entre confort domestique, humour macabre et colère politique. Chez Catherine Dufour, les salons chaleureux sentent autant le biscuit chaud que la froide vengeance sociale. L’autrice excelle à rendre poreuse la frontière entre monstruosité et banalité. Les fantômes paraissent souvent plus fréquentables que les vivants, tandis que la violence irrigue le récit comme une évidence dont chacun se serait accommodé. Sous ses dehors ludiques, le roman reste traversé par une colère intacte. Celle-ci ne se traduit jamais par le didactisme&nbsp;: elle passe par le grotesque, l’absurde, des dialogues jubilatoires et une galerie de personnages délicieusement dysfonctionnels.</p> <p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">À mesure que l’enquête se resserre autour de Camille, <strong>Fantômes et Giboulées</strong> révèle ce qu’il est véritablement&nbsp;: un détournement du roman policier cosy, où le confort du genre sert à accueillir tout ce qu’il contient d’ordinaire hors champ — la violence systémique, les rapports de domination, la colère des oubliées et les cadavres dissimulés sous les bonnes manières. Un roman drôle, grinçant et délicieusement toxique.</p> <hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity" /> <ul class="wp-block-list"> <li><strong>Titre :</strong> Fantômes et Giboulées</li> <li><strong>Autrice :</strong> Catherine Dufour</li> <li><strong>Publication :</strong> 7 mai 2026, Robert Laffont, coll. La Bête noire</li> <li><strong>Nombre de pages :</strong> 288</li> <li><strong>Format :</strong> broché (15,90 €) et numérique (10,99 €)</li> </ul> Un dragon dans un jeu de quilles | Jeux vidéo | Pilgrims, Orwell, TOEM https://dragongalactique.com/2026/05/25/un-dragon-dans-un-jeu-de-quilles-jeux-video-pilgrims-orwell-toem/ Le dragon galactique urn:uuid:410b1507-8425-464b-7453-1c094a75b12e Mon, 25 May 2026 08:04:00 +0200 Petit lot de trois jeux auxquels j&#8217;ai joué, je n&#8217;ose pas dire dernièrement parce que j&#8217;ai joué aux deux premiers, ça fait un bail. J&#8217;ai fini TOEM tout récemment par contre, je me sens à&#8230; <a href="https://dragongalactique.com/2026/05/25/un-dragon-dans-un-jeu-de-quilles-jeux-video-pilgrims-orwell-toem/">Plus</a> Ken Follett - Une Colonne de feu https://233degrescelsius.blogspot.com/2026/05/ken-follett-une-colonne-de-feu.html 233°C urn:uuid:972409c2-df5f-1386-2351-323bcd3a7535 Sun, 24 May 2026 18:18:00 +0200 <div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhhmNBA7hopYtWV6ePJGW4cMprJjz-BMsZDhng37dMatPU12VcwNwsBss9-fiDo42BbIy-zsL-WmS8IbxmziLhvb7Lvb9pfxQsTNQiyDt2DgcTQ7mu0Hd0ePpnNWvngqo6oP6g9tSev6C06RzNFppoyw3J41H5cV6-Pr49DgmSblB__vturualFTC_aJdXk/s1000/unecolonnedefeu.jpg" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"><img border="0" data-original-height="1000" data-original-width="637" height="400" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhhmNBA7hopYtWV6ePJGW4cMprJjz-BMsZDhng37dMatPU12VcwNwsBss9-fiDo42BbIy-zsL-WmS8IbxmziLhvb7Lvb9pfxQsTNQiyDt2DgcTQ7mu0Hd0ePpnNWvngqo6oP6g9tSev6C06RzNFppoyw3J41H5cV6-Pr49DgmSblB__vturualFTC_aJdXk/w255-h400/unecolonnedefeu.jpg" width="255" /></a></div><div style="text-align: center;"><i>Une Colonne de feu, Ken Follett, Tome indépendant 3/5 de Kingsbridge, 2017, 923 pages</i></div><br /> <i>Une Colonne de feu</i> est le troisième roman à se dérouler dans la ville anglaise fictive de Kingsbridge, après <i>Les Piliers de la terre</i> et <i>Un monde sans fin</i>. Il se lit de manière totalement indépendante et ne demande aucune connaissance de ses prédécesseurs, si ce n'est pour apprécier d'infimes clins d'oeil à l'histoire de Kingsbridge. Pour l'avoir moi-même lu et apprécié plus de quinze ans après les livres précédents, je peux totalement témoigner de ce caractère indépendant.<br /><br /> <i>Une Colonne de feu</i> se déroule de 1558 à 1605 autour d'un nombre à la fois important (au regard de leur impossible énumération) et restreint (au regard du nombre de pages et de la facilité du suivi) de personnages. Le principal étant certainement Ned Willard, jeune fils d'une famille marchande qui va devenir un membre important de l'entourage de la reine Élisabeth et être au coeur de la lutte politico-religieuse de l'Angleterre.<br /><br /> Si la base du roman reste la ville de Kingsbridge, <i>Une Colonne de feu</i> va, contrairement à ses prédécesseurs, énormément s'en éloigner et voyager dans une grande partie de l'Europe de l'ouest, voire plus loin. Car plus qu'une pure fiction, <i>Une Colonne de feu</i> est totalement une fiction historique. Ken Follett y mélange personnages inventés et personnages historiques, prenant quelques libertés tout en retraçant un demi-siècle d'Histoire. Une Histoire avec l'Angleterre, la France et l'Espagne comme protagonistes principaux et une opposition entre catholiques et protestants comme fil rouge.<br /><br /> Sans surprise, Ken Follett maitrise admirablement bien son sujet et le rythme de son récit. Bien que cela s'accélère un peu dans le dernier quart, le roman réussit dans l'ensemble à prendre le temps de développer ses personnages et ses situations tout en parvenant à avancer régulièrement dans le temps sans paraitre précipité. <i>Une Colonne de feu</i> est ainsi un très bon roman dont le presque millier de pages se dévore, alliant à la fois le plaisir de vivre une grande aventure à celui d'apprendre un peu d'Histoire, saupoudré d'un rappel de toute la bêtise des guerres de religion et de l'intolérance.<br /><br /> <i>Couverture : Graphic Hainaut / Traduction : Cécile Arnaud, Jean-Daniel Brèque, Odile Demange, Nathalie Gouyé-Guilbert et Dominique Haas</i><br /> <i>D'autres avis : <a href="https://etemporel.blogspot.com/2026/02/une-colonne-de-feu-de-ken-follett.html"><span style="color: #da901f;">Kahlan</span></a>, ...</i><br /> La Solitude des Fantômes - Audrey Pleynet https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2026/05/la-solitude-des-fantomes-audrey-pleynet.html Les Lectures du Maki urn:uuid:06d9154b-51fb-71c1-0fa3-38a8c7685c3f Sat, 23 May 2026 18:00:00 +0200 <p></p><div style="text-align: center;">&nbsp;<a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiZhx-Hh87nE0DuXiBikN-jnGJG4bcEfYzQvNS8CA2r0yG153Tdlr3mdbI4RIYZsc5HMtXYJddSYoe-zOluagOIR3tYX96COGtu6-KzNm5G1AuLUisZWdR4X6rLktFZWOKBRgwRpCeD5CeXUVEdtJc2mvKp8BG2NPF8y2_oct1iVdz7D-aJ90sMFJO1nzg/s1000/actusf619-2023.jpg" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"><img border="0" data-original-height="1000" data-original-width="700" height="320" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiZhx-Hh87nE0DuXiBikN-jnGJG4bcEfYzQvNS8CA2r0yG153Tdlr3mdbI4RIYZsc5HMtXYJddSYoe-zOluagOIR3tYX96COGtu6-KzNm5G1AuLUisZWdR4X6rLktFZWOKBRgwRpCeD5CeXUVEdtJc2mvKp8BG2NPF8y2_oct1iVdz7D-aJ90sMFJO1nzg/s320/actusf619-2023.jpg" width="224" /></a></div><div style="text-align: center;"><span style="font-family: courier; font-size: x-large;">Prometteur</span></div><p></p><p></p><div style="text-align: justify;">Après des débuts en auto-édition, <b>Audrey Pleynet</b> s'est peu à peu imposée dans le paysage de l'Imaginaire français. De nombreux appels à textes lui ont permis de publier plusieurs de ses récits au sein d'anthologies comme <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2020/03/les-migrations-du-futur-anthologie.html" target="_blank"><i>Les Migrations du Futur</i></a> ou <i>Par-delà l'Horizon</i> d'où est issue <i>La Solitude des Fantômes</i>. On la retrouve ensuite aux éditions du <b><i>Bélial</i></b>, d'abord au sommaire de la revue <i>Bifrost</i>, avant de marquer les esprits avec <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2023/07/rossignol-audrey-pleynet.html" target="_blank"><i>Rossignol</i></a>, novella remarquable de la collection <b><i>Une-Heure-Lumière</i></b>, puis avec <a href="https://les-lectures-du-maki.blogspot.com/2025/09/sintonia-audrey-pleynet.html" target="_blank"><i>Sintonia</i></a> son premier roman de science-fiction au worldbulding époustouflant.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Mais revenons à <i>La solitude des Fantômes</i> qui nous plonge dans un monde où l'hyperconnexion des citoyens atteint son paroxysme. Grâce à un système révolutionnaire, il est désormais possible de rester connecté sur le RéZeau en continu, enfermé dans son propre univers tout en effectuant les tâches quotidiennes en mode zombie. Ce système déshumanisant dès le départ se révèle encore plus lugubre qu'il n'y paraît.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Une fois de plus, <b>Audrey Pleynet</b> parvient à nous immerger dans ses univers en quelques mots, quelques phrases, mais sans jamais en dire trop, laissant le lectorat découvrir peu à peu les subtilités et les enjeux de ce monde de demain. Sa critique de l'hyperconnectivité, sans être révolutionnaire, sonne juste : le monde décrit est cohérent même s'il faut un certain lâcher-prise pour s'engager pleinement dans le réveil d'Evelyne après deux ans de coma et sa découverte de ce nouveau <i>métavers</i>.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><i>La solitude des Fantômes</i> laisse au final un certain goût d'inachevé. On y retrouve la patte de l'autrice, son talent pour le worldbuilding et sa capacité à nous transporter ailleurs mais l'intrigue reste légère, entâchée de nombreuses facilités scénaristiques. Une nouvelle sympathique, sans plus, mais qui annonçait déjà des textes de bien meilleure envergure.</div><br /><br /><p></p>